Toujours plus attractive. Cette année l’Université Paris Dauphine-PSL a reçu plus de 28 000 candidatures en licence sur Parcoursup, pour un peu moins de 1 000 places ! Bruno Bouchard, son président, et Matthieu Fromage, étudiant de master et vice-président étudiant, reviennent sur les forces du modèle Dauphinois en 2026.
Matthieu, qu’est-ce que Dauphine évoquait pour vous avant d’y entrer et pourquoi en êtes-vous devenu VP étudiant ?

Matthieu Fromage. Soyons honnête, quand on est lycéen on voit souvent Dauphine comme le temple de la finance dans le nord du 16e. Alors que Dauphine c’est une tonne d’opportunités et de carrières qui s’ouvrent à nous ! C’est aussi un lieu où on accueille et accompagne les étudiants qui ont une passion : moi qui suis comédien depuis tout petit, j’ai rejoint l’université à travers le programme Talent, qui m’a permis de concilier mes études avec le théâtre. Engagé dès la L1 dans le tissu associatif – ce qui m’a vite donné une grille de lecture pour mieux comprendre les enjeux internes et externes de Dauphine – j’ai été élu à la vice-présidence étudiante l’année dernière. Mon objectif : étudier la faisabilité et retranscrire en action chaque demande étudiante, en relation étroite et de confiance avec Isabelle Catto (VP en charge de la vie étudiante) et avec le président, avec qui je fais un point tous les mois. Cette proximité nous permet d’avoir des réponses hyper rapides, c’est assez unique.
D’autant que l’expérience étudiante occupe une place importante dans les orientations de Dauphine pour 2030.

Bruno Bouchard. Tout à fait. J’évoquerais d’abord les conditions et la qualité d’accueil des étudiants, cruciales pour nous. De fait, la création et la mise à disposition de nouveaux espaces de travail (learning center, boxs informels etc.) est une priorité cette année. Tout comme le soutien à la vie étudiante, dont la diversité et la profondeur me bluffent toujours autant. C’est un énorme pilier pour Dauphine, une vraie vitrine de la richesse de l’Université. C’est aussi un moyen privilégié pour nos étudiants de développer des compétences et de les utiliser pour construire des projets concrets : gérer une association, c’est comme gérer une petite entreprise !
L’expérience étudiante dauphinoise se traduit aussi par la volonté de l’Université de défendre l’excellence ouverte : oui nous sélectionnons des étudiants de très haut niveau, mais cette sélection ne doit jamais se faire par le niveau social. C’est pour cela que nous agissons auprès des lycéens (900 élèves accompagnés chaque année, chiffre que je souhaite doubler d’ici 5 à 10 ans), que nous avons mis en place – avec le soutien de notre Fondation – des programmes dédiés (comme le programme Exil pour les étudiants réfugiés), des bourses de mobilité ou une offre de logements étudiant.
Matthieu Fromage. Quand on discute avec des lycéens, la vie asso est un vrai levier d’attractivité pour l’Université. Pour ceux qui ont envie de l’exigence de la prépa mais aussi d’avoir une vraie vie étudiante, Dauphine est le mix parfait. A nous ensuite d’assurer niveau qualité dans l’animation du campus ! Mais je ne me fais pas trop de souci vu la diversité de nos associations : arts, sport, politique, débat, la Spie, il y en a pour tous les goûts.
Dauphine se développe aussi sur le volet international ?
Bruno Bouchard. Absolument. Cela passe évidemment par notre campus de Londres – voué à devenir une vraie petite université internationale – et ceux de Dakar et Tunis, par la restructuration de nos partenariats autour des meilleures institutions mondiales, mais aussi par l’international « à la maison ». A titre d’exemple, depuis la rentrée, la moitié des étudiants de notre L3 en management suivent un parcours international dans lequel ils sont mélangés à des étudiants internationaux.
Pour conclure, un mot résumer « votre » Dauphine ?
Bruno Bouchard. Magie ! Professeurs, personnels, alumni, étudiants, partenaires : portée par son exigence de tous les instants, notre communauté réussit à construire – avec les moyens limités d’une université publique – quelque chose de vraiment bluffant. Matthieu Fromage. Un seul mot ce n’est pas assez ! Je dirais : ascension, expansion permanente, créative et indépendante. Malgré une conjoncture pas facile, Dauphine met le cap sur le temps long et trouvera toujours une solution pour imaginer le modèle de l’université de demain.