interview bénédicte fauvarque-cosson cnam
crédit Dircom Cnam©L.Benoit

Once upon a time au Cnam – L’interview prospective de Bénédicte Fauvarque-Cosson

Alors que le Cnam vient de fêter ses 230 ans, Bénédicte Fauvarque-Cosson, son administratrice générale, se prête à un exercice prospectif. Et elle en est convaincue : cette institution bicentenaire saura rester une fervente défenseure de l’innovation au fil des années.

1 an

interview bénédicte fauvarque-cosson cnam
crédit Dircom Cnam©L.Benoit

Le Cnam est un bien commun, une singularité française, un trésor pour chacun de nous. Dans un an, il continuera donc à se développer dans le prolongement de tout ce qui a été entrepris depuis 2.5 ans, afin de mieux rayonner dans la société et de s’affirmer comme un lieu de savoir et de découverte, à travers son musée et l’excellence de sa recherche notamment.

5 ans

A Paris, l’établissement public et le musée seront mieux identifiés. Nous sommes engagés dans un schéma directeur immobilier et ce campus rénové sera l’occasion de mettre en valeur ce lieu exceptionnel et de faire le lien entre toutes nos missions : formation, recherche, diffusion de la culture scientifique et technique. Hors de Paris, le réseau se sera consolidé dans les territoires et nos centres Cnam en régions deviendront peu à peu des acteurs incontournables d’une nouvelle stratégie de l’enseignement supérieur public basée sur la complémentarité et la coopétition. Dans 5 ans, le Cnam se sera également pleinement emparé des grandes transitions contemporaines grâce, notamment, au développement de ses écoles transversales thématiques (IA, transitions écologiques, énergie, santé) qui permettront de former pour transformer et qui participeront à renforcer ce pour quoi le Cnam a été créé : perfectionner l’industrie nationale.

10 ans

En 2035, nous aurons à Paris un magnifique campus international doté d’un musée rénové. Dans nos 19 centres en régions, nous proposerons une nouvelle offre de nos formations pensée à partir des bassins d’emploi territoriaux. Une carte renforcée par des actions menées avec d’autres établissements (Arts et Métiers notamment). Le Cnam se positionnera également comme un modèle en matière d’ingénierie pédagogique pour mieux assurer le continuum lycée / enseignement supérieur. Il a en effet un rôle énorme à jouer dans ce grand enjeu de politique publique qu’est l’orientation, avec un fort accent mis sur la réorientation et la prise en compte de l’expérience professionnelle dans la valorisation des acquis.

20 ans

La formation tout au long de la vie sera plus qu’un besoin : ce sera un impératif.  Le Cnam sera d’ailleurs sans doute un des précurseurs d’une réforme des besoins de formation bâtie sur des frontières beaucoup plus poreuses entre formation initiale et formation continue. En 2045, dans un monde éducatif où les compétences et les formations seront toujours plus hybridées et internationalisées, le Cnam sera devenu un acteur qui compte dans l’Union européenne des compétences.

100 ans

Le Cnam continuera de porter haut sa mission : être un lieu de savoir, d’expérimentation et d’innovation, un lieu de démocratie par la raison. Le Cnam est intimement lié au Siècle des Lumières, et dans cette époque du tout virtuel, il défendra plus que jamais les vertus du retour à l’expérience, à l’humain, au geste, aux arts et métiers. Alors que l’avenir politique est incertain, le Cnam n’aura pas perdu son fil conducteur : être au service de tous pour éclairer l’ignorance et permettre à chacun de s’émanciper par l’acquisition de connaissances.