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A l’INSA Toulouse, on est ingénieur… et bien plus encore !

crédit INSA Toulouse
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Cette année, 30 universités françaises ont été distinguées par le prestigieux Classement de Shanghai. Parmi elles, l’INSA Toulouse qui y fait son entrée pour la première fois de son histoire entre la 800è et la 900è place. Son directeur Bertrand Raquet nous en dit plus sur les raisons de ce succès.

A la tête de l’INSA Toulouse, qu’est-ce qui a fait votre fierté de directeur en 2021 ?

crédit INSA Toulouse
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Malgré la période de pandémie qui a été difficile pour toute la communauté, nous avons quand même réussi à réaliser quelques pépites ! Je citerais d’abord le double parcours entre l’INSA Toulouse et Sciences Po Toulouse, qui poursuit un double objectif. D’abord, permettre au politique et au décideur d’être au plus près des formes de réalités scientifiques. Car si on avait un peu plus de députés issus de formation d’ingénieurs, cela aiderait sans doute à éclairer des décisions difficiles en matière d’enjeux climat et énergie par exemple ! Dans ce parcours intégré, Sciences Po et l’INSA recrutent, ensemble, dans un vivier partagé, une cohorte de 24 étudiants accompagnés durant six ans pour monter en compétences sur les enjeux de sciences politiques, le fonctionnement des administrations, des institutions européennes et sur la spécialité de leur choix en ingénierie. Nous formons ainsi un profil d’ingénieur-décideur totalement nouveau, capable d’incarner une véritable responsabilité politique. Second objectif de cette formation : permettre aux lycéens à haut potentiel, aussi à l’aise dans les matières scientifiques que littéraires, de ne pas avoir à choisir entre les deux et de pouvoir exploiter pleinement toutes leurs compétences.

La bonne nouvelle que vous attendez pour 2022 ?

D’abord, la poursuite du grand mouvement de fond pour revoir les maquettes de l’ensemble de nos formations ingénieurs afin d’adresser les principaux enjeux sociétaux. 2022 sera aussi marquée par le développement de nouvelles façons de déployer nos relations partenariales, avec une dimension européenne. En ce sens, nous avons par exemple lancé les Arènes des Partenariats. Des journées de brainstorming où entreprises partenaires, collectivités, région, monde associatif, ONG, enseignants-chercheurs, étudiants… travaillent ensemble autour d’une thématique (économie circulaire, mobilité durable…). Un projet que nous portons au sein de l’alliance ECIU University.

Qu’apporte l’INSA Toulouse au Groupe INSA ?

Chaque INSA apporte différentes formes de contribution au niveau du Groupe. L’INSA Toulouse veut ainsi y contribuer de manière renforcée par son attention pédagogique. Car nous sommes convaincus que les innovations pédagogiques se traduisent par une grande diversité de possibilités offertes à nos élèves ingénieurs. Des étudiants qui rejoignent, il ne faut pas l’oublier, une école dont le slogan est « Ingénieur, mais pas seulement ». L’INSA Toulouse va donc très loin dans individualisation des parcours pour permettre ces diversités de réussite : que l’on vienne d’un bac pro ou d’un bac technologique, que l’on soit sportif de haut niveau ou étudiant en situation de handicap. Notre école est d’ailleurs spécifiquement connue sur son territoire pour sa cellule handicap qui, grâce à du mécénat, apporte beaucoup d’aide quotidienne à ces jeunes en situation de handicap et rend possibles leurs poursuites d’études. Aujourd’hui, nous accompagnons 80 étudiants handicapés et nous souhaitons poursuivre cet engagement.  

Une initiative étudiante remarquable à l’INSA Toulouse ?

Elles le sont toutes bien sûr ! Mais s’il ne faut en citer qu’une, je pense aux Enfoiros. Depuis plus de 20 ans cette association étudiante travaille main dans la main avec les Restos du Cœur de Haute-Garonne pour organiser des collectes, des distributions de nourriture ou des concerts. Grâce à toute cette énergie ils sont aujourd’hui les plus gros donateurs privés du département. Une énergie que nous souhaitons accompagner au niveau de l’école, en ne mettant pas de partiels 15 jours avant les concerts par exemple.

Plein feu sur l’hybridation !

En chaque ingénieur sommeille un artiste. Avec le projet INS’Art, l’INSA Toulouse entend développer la connaissance et la pratique artistique dans la formation de l’ingénieur. Une initiative qui prend plusieurs formes durant les cinq années de formation : des parcours pour la découverte artistique et culturelle en lien avec la programmation des structures partenaires, un Art’Lab pour créer et expérimenter en associant les arts aux technologies et aux sciences ou encore, des projets d’initiation à la recherche.

Une nouvelle formation par apprentissage, en intelligence artificielle. L’INSA Toulouse et l’INP-ENSEEIHT se sont associés pour délivrer un double diplôme d’ingénieur, certifié par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI), sur la thématique de l’Intelligence Artificielle. Son nom de code ? ModIA. Son objectif ? Se concentrer sur la thématique de l’Intelligence Artificielle hybride, qui associe techniques d’apprentissage automatique à partir des données et modélisation mathématique (aléatoire ou déterministe). Une formation qui délivre un diplôme INSA spécialité Mathématiques appliquées et INP-ENSEEIHT spécialité Informatique et télécommunication et qui s’inscrit pleinement dans les objectifs du projet ANITI, l’Institut interdisciplinaire d’intelligence artificielle de Toulouse.

Les chercheurs au top

Ingénieure de recherche CNRS au LPCNO, Delphine Lagarde est lauréate de la médaille de cristal du CNRS, visant à distinguer sa créativité, sa maîtrise technique et son sens de l’innovation, et contribuant à l’avancée des savoirs et à l’excellence de la recherche française. Sa spécialité ? L’optoélectronique quantique. Son terrain de jeu ? Le Laboratoire de physique et chimie des nano-objets (LPCNO-CNRS, INSA Toulouse, Université Toulouse III-Paul Sabatier), où « elle est en charge du parc expérimental de l’équipe Optoélectronique, dédié à la nano-fabrication et la caractérisation des propriétés électroniques et optiques de nano-objets. Elle conçoit et développe des outils d’investigation spectroscopiques originaux, combinant résolution spatiale (sub-micronique) et temporelle (échelle pico/femto-seconde), températures cryogéniques et champs magnétiques pour sonder les propriétés optiques de matériaux tels que les dichalcogénures à métaux de transition. Elle met également à profit son savoir-faire en optique et technologie laser pour une activité de valorisation et de transfert auprès TRAD Tests et Radiations, une PME Toulousaine. Delphine Lagarde développe des bancs laser pour tester la fiabilité de composants électroniques dédiés pour le spatial. » Directeur de Recherche à l’INSA Toulouse, Bernhard Urbaszek a été élu fellow de l’American Physical Society (APS) pour ses travaux réalisés au LPCNO.

L’INSA Toulouse s’engage pour la réussite de tous

Quelle que soit l’origine sociale, géographique, académique de l’étudiant, son genre ou sa situation de handicap, l’INSA Toulouse offre les moyens nécessaires pour donner à chacun une chance de réussir ses études et de s’épanouir dans sa carrière d’ingénieur. 65 bourses « Donner une chance » ont ainsi été distribuées en 2020 pour un montant total de 100 000 €. Le programme de bourses d’études « Donner une chance » est pensé pour contribuer à aider les élèves-ingénieurs méritants rencontrant des difficultés financières et matérielles récurrentes.

Des chaires hyper connectées aux enjeux du 21e siècle

L’INSA Toulouse et GRDF créent la chaire Innovation biogaz pour favoriser l’emploi des futurs ingénieurs et la compétitivité de la filière. Parallèlement, l’école d’ingénieurs et Carbios (société spécialisée dans la chimie verte) ont officialisé une collaboration de plusieurs années de recherche. Leur ambition ? « Contribuer à un monde durable, mieux partagé et respectueux des environnements. Ensemble, ils forment une alliance stratégique en créant avec TBI un centre de recherche d’ingénierie enzymatique de notoriété internationale sur le recyclage et la biosynthèse des plastiques, et avec la Fondation INSA Toulouse, une Chaire Biotechnologies et Environnement. » Le Laboratoire des Matériaux et Durabilité des Constructions travaille quant à lui sur les villes durables en réponse au problème de réchauffement urbain et d’îlots de chaleur. Une chaire sur les géopolymères (nouveaux liant visant à remplacer le ciment dans les prochaines années) devrait aussi voir le jour.

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