Lorsque je mets les pieds sur le campus de Centrale Lyon, c’est éblouie que je découvre tous ces sportifs, mascottes et autres pompoms qui déambulent de droite gauche … Caroline, mon guide pour la journée et membre de l’association organisatrice du Challenge, m’oriente sur les terrains.

A la découverte du Challenge

Nous commençons notre tour par les membres de la Team Challenge. Je fais la connaissance de Maxime, l’un des trois responsables sport. Il me raconte comment tout s’est accéléré ces derniers jour : « au début de notre mandat, je m’occupais de lancer les invitations aux écoles, mais le dernier mois, tout est allé très vite ! Organiser le déroulement de la compétition, l’arrivée des équipes… nous étions tous à 100 %. » Pendant qu’il me raconte son expérience, se déroule à côté de nous l’initiation au cécifoot, nouveauté de l’année. Une dizaine d’étudiants acceptent de se mettre dans la peau de mal voyants grâce à des masques et se lancent dans un match de foot à l’aveugle. A la fin de la rencontre, j’attrape Antonin et Cyprien, deux étudiants d’Agro Paris Tech qui me racontent comment ils ont vécu l’expérience. « Chacun avait un problème de vue différent plus ou moins fort. Il était indispensable de s’écouter. L’expérience était vraiment très enrichissante ! » C’est leur première participation au Challenge, et malgré le mauvais temps, ils ne tarissent pas d’éloge sur la compétition : « c’est vraimen organisé, on est venu pour se faire plaisir et se préparer pour les Inter Agro, mais ici le niveau sportif est bien plus élevé. »

La touche personnelle de l’équipe 2014

En effet, pour la première fois, Agro ParisTech était présente au Challenge Centrale Lyon. Le responsable des sports Julien Marcato, me confie que les étudiants se sont montrés très enthousiastes. « Lorsque j’ai reçu l’invitation, je me suis dit qu’il fallait essayer, c’est un tournoi qui ressemble aux Inter Agro et cela nous permet de jauger notre niveau. Au départ, 80 personnes se sont déplacées alors qu’initialement seules 50 étaient prévues! J’espère vivement que l’on pourra revenir l’an prochain. » Je continue mon périple avec Caroline, qui m’emmène découvrir les autres activités : le mini Raid, une course à l’aveugle en duo au cours de laquelle l’un revêt un masque de mal voyant; le tir l’arc puis le handi basket. Peu avant le déjeuner, la finale de basket féminin débute dans le gymnase, les tambours des fanfares s’échauffent, les pompoms se trémoussent pour soutenir leur équipe et les supporters entonnent des chants en l’honneur de leur école ! Pendant que les deux équipes s’affrontent, je fais la connaissance de Gaëlle, la présidente du BDS de Centrale Lyon. Très occupée pendant l’évènement, c’est elle la responsable légale de l’évènement. « J’adore le sport et je suis très contente de pouvoir organiser le Challenge, mais en tant que présidente, je me dois d’être aux aguets de gérer et d’éviter les débordements. » En effet, c’est l’un des évènements sportifs étudiants les plus importants en France avec près de 3000 étudiants.

Un Challenge éco-responsable

La journée se poursuit et je fais la connaissance de Frank Debouck, le directeur de Centrale Lyon. Il me raconte combien il est fier de cet évènement :  » quand j’étais étudiant à Centrale Lyon, mes amis et moi avions initié la course des  » 24 h  » de Centrale. Constater qu’encore aujourd’hui des étudiants se mobilisent pour organiser un évènement de telle ampleur me rend très fier !  » En effet, le Challenge Centrale Lyon existe depuis 1983 et n’a cessé de se perfectionner. Chaque édition ajoute sa touche personnelle : cette année, les étudiants ont opté pour un Challenge plus éco responsable avec la mise en place des éco-cups et du tri sélectif sur le site. F.Debouck salue cette initiative et souligne que c’est la première année que le campus ressort aussi propre au lendemain de la première journée et surtout de la soirée. L’autre grande innovation est la mise en place de carte de paiement. Chaque participant est muni d’une carte qu’il « charge » d’argent pour faciliter ses achats sur le site.  » Nous sommes fiers de ce dispositif. Deux semaines avant le Challenge, nous n’étions pas sûrs de pouvoir le mettre en place, les tablettes sont très onéreuses.  » m’explique Quentin, le président de l’association. Et les retours sont positifs : l’édition 2014 a laissé de très bons souvenirs à tous les participants : « A l’exception du mauvais temps, tout le monde repart satisfait. Si je devais donner un conseil à la future équipe, c’est de ne pas trop planifier l’emploi du temps des membres de l’asso pour le jour J, il y aura toujours quelque chose à gérer ! »

 

Olympe Muller