Sciences humaines et sociales, droit, lettres, langues, santé, sciences et technologie… quel que soit le sujet qui vous fait vibrer, trois des plus grandes universités françaises sauront vous mener vers le succès. Focus sur Aix-Marseille Université, Université de Paris et Paris 2 Panthéon-Assas. 

 

Aix-Marseille Université : la plus grande université francophone

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 5 campus, 58 sites, 10 000 étudiants étrangers, 100 000 alumni, 132 structures de recherche, Aix-Marseille Université est une des figures de proue de l’université à la française à travers le monde. Rencontre avec Eric Berton, son nouveau président.

Comment se passe cette rentrée ? Si nous espérions bien sûr une rentrée en présentiel, nous avons anticipé tous les scenarios en nous équipant pour parer aux impératifs d’une rentrée hybride : augmentation des licences Zoom, prévisions d’enseignements hybride, équipement de nos amphis en captation audio et vidéo… Aujourd’hui nous préconisons aux étudiants qui ont les moyens techniques de suivre les cours à distance, de le faire. AMU a passé le premier cap de la crise avec résilience, proximité et solidarité entre les personnels, du corps professoral et des étudiants et en tant que président, c’est une grande satisfaction.

Est-ce le début d’une université tout-digital ? Je ne suis pas favorable à une ubérisation de l’université. L’université ce n’est pas que la connaissance, c’est aussi une culture et une vie de campus. Si le numérique a été très utile pour assurer la continuité pédagogique et accompagne notre réflexion sur l’enseignement à distance pour certaines catégories d’étudiants, ce n’est pas le modèle que je souhaite pour AMU, une université unique dans son identité recherche et de formation.

Ses atouts pour grandir encore en 2021 ? La recherche et l’innovation bien sûr, nos points forts.  Mais AMU, c’est aussi une politique ambitieuse en termes de développement durable (responsabilité sociale, sociétale, environnementale, humaine). Nous poursuivons aussi le développement d’un  parcours étudiant permettant de s’ouvrir à d’autres formations ou de mettre en place des passerelles pour naviguer entre les facs. Tous les ingrédients pour faire d’AMU une université résolument internationale et multilingue.

Votre message aux étudiants ? Merci ! Vous avez été formidables dans le respect des consignes sanitaires et continuez à être des citoyens responsables dans et hors de nos murs. Poursuivez votre travail en réseau, prenez l’avenir entre vos mains et soyez ouverts sur le monde pour y faire rayonner l’université dont vous serez diplômés demain.

 

Université de Paris : le premier pôle français et un leader européen de la formation en santé

Neuf mois seulement après la fusion de Paris-Descartes, Paris-Diderot et l’IPGP, Université de Paris se classe directement à la 65e place du Classement de Shanghai, dépassant ainsi largement le classement de ses établissements d’origine. Sa présidente Christine Clerici, revient sur les atouts de cette université omnidisciplinaire.

 

Comment abordez-vous cette rentrée ? Comme celle de tous les défis pour Université de Paris. En premier lieu, la mise en place des consignes sanitaires et de l’adaptation des enseignements. Sur ce point, nous avons pu capitaliser sur notre expérience acquise durant le confinement et le formidable travail mené par nos enseignants-chercheurs et nos services. Dès septembre, la jauge à 50% pour les enseignements a été mise en place, les outils de visioconférence généralisés et le travail à distance proposé à raison de 2 jours par semaine. Deuxième défi : la réforme de la première année des études de santé. Notre Faculté de Santé accueille la plus importante PASS de France avec plus de 2 200 étudiants. Ces enseignements ont été totalement hybridés dans des délais record. Enfin, nous poursuivons la dynamique de structuration de nos trois grandes Facultés : Sciences, Santé, et Sociétés et Humanités, et la fusion de nos services administratifs.

 Une rentrée aussi marquée par son succès dans le classement de Shanghai. C’est avant tout un révélateur de l’excellence de la recherche dans les établissements fondateurs. Il constitue indéniablement un facteur d’attractivité pour les chercheurs et les étudiants du monde entier et contribue à renforcer la visibilité de la recherche française dans le monde. Nous en connaissons aussi les limites. S’il témoigne de la qualité de notre recherche en santé, en sciences et technologies, il exclut une grande partie des lettres, arts, sciences humaines et sociales, et ne reflète donc pas la complétude de notre activité scientifique et la contribution importante de ce secteur au rayonnement d’Université de Paris.

 Université de Paris : une « super-université » ? Les classements sont un indicateur parmi d’autres. Ce qui compte avant tout c’est l’impact de notre recherche sur la progression des savoirs et l’évolution de nos sociétés, et bien entendu la réussite de nos étudiants, leur accompagnement en tant que futurs professionnels et futurs citoyens. Alors oui, nous sommes une super université intensive en recherche. Nous possédons la quasi-totalité des champs disciplinaires, de formidables équipes de recherche (138 laboratoires) et une stratégie partagée avec les organismes de recherche. Notre force, c’est aussi notre interdisciplinarité : au quotidien à l’échelle des échanges entre chercheurs, et incarnée par nos 8 instituts interdisciplinaires qui couvrent les grands défis sociétaux : l’environnement, la santé publique, le genre, la personne en médecine, la science des données, la globalisation ou encore l’éducation au sens large.

Université de Paris offre aussi des opportunités de mobilité dans les meilleures universités du monde, des formations innovantes telles que nos double licences et nos futures « graduate schools » master-doctorat …

 

Ce qui fera l’actu d’Université de Paris en 2021 ?

2021 sera marquée par la montée en puissance de nos trois Facultés. Circle U., l’université européenne que nous avons constituée avec Oslo, Louvain, Berlin, Londres, Belgrade et Aarhus, va développer ses premières actions. Nous avançons également, avec l’AP-HP, les collectivités locales du Grand Paris et l’État, sur le projet de campus hospitalo universitaire à Saint-Ouen. Enfin, le dépôt de notre dossier Idex à l’été et la visite du jury à l’automne en vue de sa confirmation, seront des temps forts pour notre jeune université et l’ensemble de sa communauté.

 

Paris 2 Panthéon-Assas : la plus grande université juridique de France… mais pas que !

 Plus de 19 000 étudiants dont près de 15 000 juristes, 5 écoles doctorales, 24 centres de recherche, 300 accords internationaux, 15 cursus d’excellence, 73 formations professionnelles : Paris 2 Panthéon-Assas fait vivre et évoluer le droit en France et dans le monde francophone. Mais l’université ne s’arrête pas là ! Sciences économiques et de gestion, sciences politiques, sciences de l’information et de la communication : autant de cordes à son arc aujourd’hui.

Les sciences politiques d’abord avec des Masters en sciences po, politiques publiques et relations internationales ouvrant aux métiers du politique bien sûr (collaborateurs d’élus, organisations internationales, ONG, think tank, lobbies…) mais aussi aux concours administratifs, à l’enseignement et à la recherche.

Côté économie, l’université propose une dizaine de masters couvrant un grand nombre de disciplines : monnaie, banque, finance, recherche en sciences économiques, ingénierie statistique et financière, économie de l’entreprise, économie du droit, économie du management public ou encore management et commerce international.

Assas détient aussi une pépite de la formation en information et communication. L’Institut Français de Presse propose ainsi plusieurs masters traitant l’info-com sous toutes les coutures : médias et mondialisation, langage, cultures numériques… mais aussi un double diplôme avec l’ESSEC. Last but not least, l’IFP dispense un master en journalisme comptant parmi les 14 formations reconnues par la profession en France.