La structuration institutionnelle des regroupements de sites s’achève. La phase politique est en cours avec la mise en place des gouvernances qui sera finalisée fin 2015.

 

Khaled Bouabdallah, président de la ComUE Université de Lyon et VP de la CPU © Conférence des présidents d’université-Stéphane Laniray

Khaled Bouabdallah, président de la ComUE Université de Lyon et VP de la CPU © Conférence des présidents d’université-Stéphane Laniray

La ComUE plébiscitée
Trois modes de regroupements sont permis par la loi Fioraso : fusion, association ou participation à une Communauté d’universités et d’établissements. La ComUE a été adoptée par 20 des 25 regroupements. Les 5 autres ayant opté pour l’association. Les 20 ComUE ont finalisé leurs statuts, 19 sont passés au CNESER et font l’objet de décrets fin juillet 2015. 9 ComUE ont signé leurs contrats de site avec l’Etat et 5 sont dotées d’un président élu par les nouvelles instances. Pour les autres, les instances seront en place d’ici fin 2015. « La loi est souple, elle permet à chaque territoire de s’organiser en fonction de ses enjeux, contraintes et objectifs, souligne Khaled Bouabdallah, VP de la CPU. Elle n’impose qu’une chose : coordonner la stratégie de recherche et de formation à l’échelle du site. »

 

L’enjeu des statuts
« Le réel enjeu est l’établissement des statuts, poursuit le VP. Ils déterminent qui sont les membres, quelles compétences ils délèguent et dans quelle ampleur. L’engagement peut aller de la simple coordination à la mutualisation, jusqu’à la délégation de compétences. » L’enjeu est donc de définir stratégiquement ce que les membres veulent faire ensemble afin que leurs complémentarités deviennent des synergies et que les regroupements fonctionnent sans conflits.

 

Des structures appelées à évoluer
Jusqu’ici les établissements préfèrent la mutualisation ou la coordination. Avec par exemple le transfert à la ComUE de la délivrance du doctorat et ou création de masters communs. « Les ComUE sont des objets dynamiques appelés à évoluer, tempère K. Bouabdallah. Leurs membres font l’apprentissage de la coopération et du travail collectif. » L’équilibre actuel des gouvernances sera aussi modifié par les élections des présidents d’universités de 2016 ; et par l’impact des fusions d’universités en cours à Lille, Montpellier, Grenoble et Clermont.

 

A. D-F