Avec plus de 270 000 étudiants internationaux sur son territoire, la France est le 3ème pays le plus plébiscité par ces jeunes pour y construire leur parcours. Les universités étrangères n’hésitent donc pas à ouvrir un campus dans notre pays pour proposer une expérience académique « made in France », sans pour autant déroger à leurs valeurs et méthodes d’enseignement. James Brown – directeur de Schiller International University, campus Paris – et Estelle Halevi – directrice du programme de Stanford à Paris – détaillent les programmes développés dans leurs antennes parisiennes.

James Brown © Bertrand Orsal

James Brown © Bertrand Orsal

Pédagogie novatrice et insertion professionnelle
L’ouverture d’un campus à l’étranger est l’occasion de proposer une expérience académique novatrice aux étudiants nationaux comme internationaux. J. Brown insiste sur l’originalité de l’offre pédagogique dans son établissement : « nous délivrons une formation intégralement en anglais pour des jeunes soucieux de se tourner vers « l’international business ». Notre programme « à l’américaine » repose sur des cours intensifs étalés sur un mois au lieu d’un semestre. » Par ce biais, les étudiants « s’approprient les cours » plus rapidement et comprennent mieux des enjeux tels que la transition énergétique ou les transformations numériques.
L’enjeu est aussi de renforcer leur savoir-être professionnel et de préparer leur insertion dans le monde du travail. E. Halevi insiste sur ce point : « nous accueillons une centaine d’étudiants américains dans nos locaux situés au sein de l’ISEP. Si leur niveau de français s’avère satisfaisant, ils peuvent effectuer un stage en entreprise de 8 semaines en moyenne. Parallèlement, ils reçoivent une formation d’excellence dispensée par des professeurs américains et français de Sciences Po, du CNRS ou encore de la Sorbonne. »

 

Se confronter à la culture d’un pays
J. Brown évoque son expérience personnelle pour justifier les avantages que procure une expérience académique en France, et à fortiori à Paris : « j’ai suivi des études en sciences politiques puis en philosophie à Paris. Je vous l’affirme : cette ville est une place centrale dans le monde des organisations diplomatiques et commerciales. » Une chance d’offrir aux étudiants un diplôme lisible dans le monde entier, en tant qu’université parfaitement intégrée au paysage académique français. « La richesse de cet environnement ne peut être que bénéfique pour leur construction personnelle. » E. Halevi le rejoint : « Paris est une ville que l’on ne peut ignorer en termes de culture et d’opportunités de carrière. Elle centralise le pouvoir scientifique, politique et économique. C’est un environnement parfait pour découvrir les facettes de la France, où nous nous sommes implantés dès 1991 ! » Mais dans un contexte de multiplication des échanges académiques, l’attractivité d’une ville ne suffit plus pour attirer des étudiants. « La formation dispensée par l’établissement hôte doit correspondre à leurs attentes et rester originale. Dans ce but, nous développons des projets interdisciplinaires avec des établissements français, comme le challenge « Puissance 3 », où les élèves des différentes institutions construisent un produit améliorant le quotidien de la société. » Plus de 12 % des jeunes suivant un programme académique en France est d’origine étrangère. Pas de doute : notre pays a le vent en poupe chez les élèves internationaux ! Mais une question reste entière : le développement de campus universitaires en France se traduira-t-il par une insertion professionnelle des étudiants étrangers sur le marché du travail français ?

 

JBN.

 

Contact : Sources : www.strategie-gouv.fr