Après une fin d’année scolaire 2019-2020 perturbée par la Covid-19, la majorité des écoles ont annoncé une rentrée hybride, avec des cours en présentiel et en distanciel. Face à cette organisation atypique, directeurs, professeurs ou élèves vous donnent leurs bons conseils pour gérer au mieux votre emploi du temps… en cours ou à distance !

Si les établissements s’organisent en fonction des annonces gouvernementales, beaucoup ont fait le choix d’une rentrée hybride, avec des cours en distanciel et en présentiel.

Une rentrée hybride dans la majorité des cas

C’est le cas notamment à NEOMA Business School. « Notre parti-pris pédagogique pour la rentrée repose sur des cursus mêlant présentiel et distanciel. Il sera construit autour de 60 % environ de cours en présentiel et les autres séances en distanciel, en classes virtuelles et en présence », explique Imen Mejri, directrice du Programme Grande Ecole. Une formule choisie aussi par l’ISIT. « La partie Cycle pré-Master du Programme Grande Ecole va se dérouler en format hybride, ce qui permettra d’alterner la présence des étudiants sur site et d’accueillir virtuellement les étudiants en échange dès mi-septembre, décrivent son Frédéric Gulin, DGA et Tamym Abdessemed, DG de l’ISIT.

La Web School Factory favorisera également ce format jusqu’à janvier 2021 au minimum et s’organise en conséquence. « Nous mettons en place trois options : un peu de présentiel en respectant les normes et distanciations nécessaires avec des cours en demi ou tiers groupes. Du distanciel, pour les suivis de projets par exemple, et une troisième partie purement digitale avec des MOOC, des articles, des podcasts… Cela va remplacer les cours de fondamentaux », décrit Caroline Vlaeninck, directrice adjointe de la Web School Factory.

Du 100 % distanciel à GEM

D’autres écoles optent pour une rentrée à 100 % en distanciel. « De début septembre au 31 octobre, tous les cours se dérouleront à distance, même si l’école est ouverte pour l’accès aux services étudiants et la reprise de la vie associative, assure Jean-François Fiorina, DGA et Directeur des programmes de Grenoble Ecole de Management. Le 1er novembre, nous espérons revenir à un scénario plus classique de face à face. Quelle que soit l’évolution nous pouvons jouer sur les deux aspects sans être dans l’urgence. »

Le choix du présentiel

L’ICAN et EFET-STUDIO CREA ont, elle, fait le choix d’une rentrée en présentiel, avec des mesures strictes. « Tous les étudiants auront l’obligation de porter un masque, et de respecter les gestes barrières et de sécurité sanitaire, prévient Grégory Saraceni, directeur de l’ICAN et EFET-STUDIO CREA. Afin d’éviter qu’un trop grand nombre d’étudiants ne soient présents au même endroit, des marquages au sol, que nous avons déjà disposés, vont fluidifier les allées et venues. » Le directeur a tout de même prévu la possibilité de cours hybrides 50 % distanciel / 50 % présentiel, en cas de reprise de l’épidémie.

Les écoles s’équipent

Pour accompagner les étudiants dans le travail à distances, les écoles ont mis en place divers outils.
L’école de commerce KEDGE a déployé les grands moyens : « Nous avons mis en place plusieurs actions d’ampleur : des investissements importants pour équiper les salles de matériels de captation vidéo, des nouveaux outils et nouvelles formations à l’animation de classes virtuelles pour les professeurs et intervenants », expose Cédric Ghetty, Associate Dean for Pedagogy à KEDGE. L’école a tout de même annoncé privilégier le présentiel pour ses nouveaux élèves.

Nouveaux équipement aussi pour l’EM Normandie : toutes les salles vont être équipées de matériel vidéo performant. « Cela va permettre de faire du « twinning delivery ». Une partie de la promo sera dans l’école et l’autre partie en distanciel, ce qui permettra de venir régulièrement sur le campus », explique Mathilde Brossier, directrice de la marque et de l’expérience EM Normandie. L’école de commerce souhaite en effet conserver une vie de campus avec l’ensemble des services supports à disposition des élèves.

A la Web School Factory Caroline Vlaeninck a mis en place un « bureau à distance » avec des créneaux d’inscription afin de permettre aux élèves de « pouvoir se connecter pour échanger sur un sujet ou un problème rencontré… ou juste nous dire bonjour ! ».

A Grenoble Ecole de Management, des capsules vidéo vont être diffusées aux étudiants pour leur apprendre à travailler à distance. Pour Jean-François Fiorina, même en distanciel, il est très important que les jeunes se projettent vers l’avenir. « L’état d’esprit est primordial. C’est une situation exceptionnelle et tout le monde est logé à la même enseigne. Il faut se préparer à une année particulière qui n’empêchera pas une exigence pédagogique très rapidement. »

MO-TI-VA-TION

Que la rentrée soit hybride ou 100 % à distance, les étudiants vont devoir s’habituer à suivre des cours depuis chez eux. Et pour cela, les directeurs d’établissements et élèves qui ont vécu le confinement ont leurs conseils.

Premier mot d’ordre : limiter les distractions ! « Je crois que l’une des clés pour bien travailler à la maison est la concentration. Je recommande donc de limiter les sources de distraction », conseille Imen Mejri. Pour cela, Mylène Coudreuse, présidente de la Junior Entreprise de NEOMA, préconise de suivre ses cours « dans un endroit calme et agréable, garder une écoute attentive en conservant son téléphone éloigné, suivre le cours avec une autre personne afin de maintenir une certaine motivation ».

Se créer une routine

Deuxième conseil : on crée une routine. « Il est indispensable de vous lever à une heure fixe et de vous préparer comme si vous deviez sortir et vous rendre sur votre campus », pose Cédric Ghetty. Ensuite, il est important de découper sa journée en plages horaires. Soit vous avez un cours et ce dernier est clairement défini dans votre emploi du temps, soit vous organisez votre journée en définissant des moments de travail sur telle ou telle matière.  Dans la même optique, Frédéric Gulin préconise de penser son cours différemment. « Avec des durées réduites et / ou des séquences cours / pause / cours + une alternance encore plus marquée de formats pédagogiques (oral / vidéos). » 

Pour Aure Marthelot et Lucie Albers, étudiantes à l’ISIT Paris, en Master 2 Communication interculturelle et traduction, séparer travail et vie perso est fondamental. « On ne reste pas en pyjama et on ne travaille pas dans son lit ! » Et on s’aère l’esprit. « Travailler depuis chez soi ne veut pas dire rester chez soi toute la journée ! Il est très important de sortir régulièrement prendre l’air », conseillent les étudiantes.