Le Dean revient sur les secrets de la réussite de l’école qui vient tout juste de fêter ses 200 ans.

 

La clé de longévité d’ESCP Business School ?

Pour reprendre un concept de gestion, je dirais l’apprentissage en boucle. Notre pérennité repose sur cette capacité à se renouveler par petits cycles, en se corrigeant et en s’adaptant sans cesse aux changements incrémentaux et drastiques qui ont marqué la vie de l’école. Tout cela ne serait évidemment pas possible sans son écosystème : corps professoral, élèves, équipes administratives, alumni, accréditeurs… Sans oublier l’aura de Paris, une magnifique métropole mondiale où l’ESCP est née et d’où elle a ensuite rayonné.

 Deux mots pour résumer la ESCP’s touch ?

Modeste et rebelle. ESCP Business School est une école qui mêle culture de l’effort et de l’humilité. C’est une rebelle dans le sens non conformiste du terme, unorthodox comme disent les Anglais. Elle croit et pratique l’insatisfaction constructive. Les aspérités lui permettent d’aller plus loin et mieux.

 Rebelle, l’êtes-vous aussi ?

Oui… et mon parcours le prouve ! Je suis professeur des universités et je dirige une grande école, je suis Dean et je participe à la création d’innovations pédagogiques avec NetExplo (l’école a lancé en 2018 un certificat en ligne pour les cadres ayant besoin de devenir des « facilitateurs de la transformation numérique » ndlr). La caractéristique principale du rebelle ? Etre un passeur. Comme le disait si bien Darwin, « It is not the strongest of the species that survives, not the most intelligent that survives. It is the one that is the most adaptable to change ». Dans un monde qui évolue très vite, le seul capable de survivre, c’est celui qui connait plusieurs environnements et qui a développé une capacité d’adaptation révolutionnaire : un rebelle en somme !

 Avec l’ESCP, ça a été le coup de foudre ?

Un coup de foudre à double détente. Professeur affilié depuis 1998, le déclic s’est vraiment produit lors de la fusion ESCP / EAP. Ma thèse de doctorat portait sur l’européanisation des formations et la préparation des cadres européens : cette fusion, c’était la concrétisation de mon sujet !

Comment ravivez-vous cette flamme aujourd’hui ?

En regardant les deux rames accrochées dans mon bureau. Elles ont été utilisées par deux alumni,  Nicolas Saint-Bris et Guillaume Barrage, qui ont traversé l’Atlantique sans assistance en 52 jours et 51 minutes. Ils nous ont demandé d’apposer notre logo dessus et ils y ont inscrit un message fort. J’ai décidé d’en faire descendre une dans le forum pour partager ce symbole avec la communauté ESCP. L’une restera mon guide et l’autre servira notre fierté collective.

ESCP Business School, une marque ? Que dis-je, c’est un cap ! ESCP, c’est un nom mais aussi une signature. ESCP pour Educational Student Centric Proposition. Tout ce que nous faisons doit être une proposition construite autour de l’étudiant ESCP. Voilà ma boussole, mon compass.

Votre credo ?

 « Le hasard ne favorise que les esprits préparés », une phrase très juste de Pasteur. Si jamais on pose ses valises, si on n’est jamais étonné, si on n’ausculte pas le monde, on va droit dans le mur. C’est notre devoir de grande école internationale de préparer les esprits à aller dans cette dynamique.

Votre endroit préféré sur le campus ? J’aime beaucoup la cafétéria, un lieu propice à la rencontre avec tous les acteurs de l’école. Un tout nouveau lieu me tient aussi à cœur : l’ESCP Rapid Learning Booth. Encore expérimental, il permet aux professeurs (ou à tout autre membre de la communauté) d’enregistrer et de diffuser ses idées en 5 min chrono. Le mode d’emploi : on vient avec ses visuels et son texte sur une clé USB et ensuite on n’a plus qu’à le lire sur un prompteur en faisant défiler ses slides.

 Votre message au Dean de 2119 qui célèbrera le tricentenaire de l’école ?

De préparer à son tour le quadricentenaire d’une école qui guide les talents vers les plus grands enjeux de la société.

 

A ESCP Business School, les entrepreneurs voient la vie en Blue

Un sublimateur européen d’entreprises. Voilà l’ambition de la Blue Factory, incubateur d’ESCP Business School, mené par Maëva Tordo et son équipe. Sa mission ? Accompagner les entrepreneurs étudiants ou diplômés de l’ESCP pour développer leurs capacités à trouver en eux-mêmes les moteurs et les ressources du développement de leurs projets. Faire avec mais non à la place de.

Les deux programmes phares de l’incubateur ? START, qui accompagne chaque semestre 15 à 20 entrepreneurs à passer de l’idée au projet et SEED, qui propose un accompagnement d’un an sur mesure pour se développer. « A la Blue Factory, on crée pour de vrai, on est des faiseurs » insiste Maëva.

Des entrepreneurs conquis !

« La Blue Factory nous apporte du soutien, de l’entraide, le regard d’autres entrepreneurs et un réel esprit de collaboration : ça nous rebooste » indiquent les créateurs de Gentil Geek un service de résolution à domicile de tous vos problèmes informatiques ou électronique et incubé à la Blue. « On n’en est pas tous à la même phase de développement et le fait de travailler avec des gens qui connaissent ou ont connu les mêmes problématiques que nous, ça nous aide beaucoup pour trouver des solutions ou de nouveaux angles d’attaque » ajoute les créateurs de Jolie Family, une appli qui vous permet de créer une revue mensuelle familiale alimentée par vos photos partagées sur un groupe WhatsApp.

Et quel que soit la nature ou le stade d’avancement de leurs projets, tous les entrepreneurs louent la qualité du réseau made in Blue Factory. « Nous avons un accès privilégié à tous les anciens de l’ESCP, ceux qui ont réussi… ou ceux qui ont échoué. On peut avoir un conseil personnalisé en 2 minutes, c’est la première fois qu’on exploite à 100 % le réseau de l’école », précise le fondateur de Zeste, une gourde utile, durable et garantie à vie.

>>> Retrouvez toute la promo 2019 de la Blue Factory

Les 3 bonnes raisons de rejoindre la Blue Factory ?

#1 La puissance de la marque ESCP Business School
#2 Une équipe soudée dans un incubateur à taille humaine
#3 Un réseau engagé

Yes Weglot ! Misez sur une startup multilingue

En 2016, Rémy Berda (Supélec 2011) créé sa start-up Weglot, un service de traduction de sites Internet. Aujourd’hui, l’entreprise a déjà traduit 50 000 sites.

Le Grand témoin – Maud Fontenoy

Défenseure d’une écologie pragmatique et positive, Maud Fontenoy travaille aux côtés de la jeunesse et des entreprises pour que chacun puisse agir pour la planète.

[#PopTaCulture] Ce que la série Big Little Lies nous révèle des nouveaux enjeux de notre génération

Camille Clot, étudiante de KEDGE Business school – Bordeaux, décrypte la série à succès Big Little Lies (HBO) : le reflet de toute une génération.

Décryptons-les : les statuts des grandes écoles de commerce

Public, privé ou consulaire : tour d’horizon des trois statuts juridiques en vigueur pour les grandes écoles de commerce françaises.

La géopolitique, nouveau must have des business schools ?

Comment dompter un monde où la technologie fait loi sans la culture ? C’est pour répondre à cette question que les business schools font désormais de la géopolitique un des meilleurs atouts de leurs formations. Mais comment mettent-elles la culture au service de l’action ?

Agri, agro : il y a du boulot !

Les ingénieurs agronomes sont en première ligne pour accompagner les agriculteurs face aux enjeux climatiques. Les écoles doivent alors adapter leurs programmes pédagogiques.

Ingénieur et apprenti : pourquoi pas moi ?

15% des étudiants en école d’ingénieurs passent aujourd’hui par l’apprentissage. Une voie privilégiée pour entrer facilement dans le monde de l’emploi.

Ingénieur mais pas que : zoom sur les doubles formations

Face à des entreprises qui apprécient de plus en plus les profils hybrides, terminer son cursus avec un double diplôme en poche est un atout pour les ingénieurs.

Les ingés ont la santé

Robot chirurgiens, prothèses ou encore respirateurs, derrière se cachent les ingénieurs. Mise en lumière de cet allié de l’ombre du personnel soignant.

Crypto-monnaies : quand la monnaie change de main

Les crypto-monnaies ont émergé en 2008 et font depuis parler d’elles. De grandes entreprises comme Facebook projettent de créer la leur ainsi que des banques centrales.