Quoi de neuf à l’N7 en 2024 ? – L’interview de Jean-François Rouchon

Quoi de neuf à l'N7 ? L'interview de Jean-François Rouchon
Quoi de neuf à l'N7 ? L'interview de Jean-François Rouchon

L’N7, composante de Toulouse INP travaille un nouveau projet de création d’une école Centrale à Toulouse, suite à l’arrêt d’un premier scénario porté par l’établissement. L’école est ainsi prête à reprendre le flambeau de cette mue ! Jean-François Rouchon, directeur de Toulouse INP-N7 explique comment et revient sur les autres grands enjeux 2024 de cette école du numérique, de l’énergie, de l’environnement et des transports du futur.

Comment reprenez-vous concrètement le projet de Centrale Toulouse ?

Le conseil de l’école s’est exprimé dès mai 2023 sur sa volonté de poursuivre la réflexion de création d’une Ecole Centrale sur le périmètre de l’N7. Une instruction a suivi et a abouti en décembre dernier à un vote entérinant cette ambition. Le conseil d’école a notamment travaillé sur des principes de bonne coexistence entre les deux cursus, de gouvernance, de complémentarité des enseignements et de juste équilibre des ressources notamment, ainsi que sur les principes et valeurs auxquels nous sommes attachés (diversité et égalité des chances, transition environnementale et sociétales notamment). Aujourd’hui, cette demande est portée au niveau du CA de Toulouse INP. Si reprendre ce projet sur le périmètre de l’N7 implique d’en réduire la largeur thématique, les portes sont évidemment ouvertes, sans contrainte ni obligation, aux compétences et aux personnes – issues des écoles de Toulouse INP et même au-delà – qui voudraient s’y investir.

Quels seraient les atouts de cette transformation pour l’N7 ?

Toulouse INP-ENSEEIHT est une des plus anciennes écoles d’ingénieurs de Toulouse et est très bien reconnue si on s’en réfère aux différents classements nationaux. Il est indéniable que l’effet de marque apporté par Centrale constituerait une valeur ajoutée, à l’international notamment. Cette mue nous permettrait également de former de nouveaux profils toujours mieux adaptés aux besoins des industriels et aux enjeux sur les transitions environnementales et sociétales. Si les entreprises recherchent toujours des ingénieurs dotés d’un profil dit disciplinaire, leurs métiers évoluent, ce qui les pousse à recruter, en parallèle, des profils pluridisciplinaires, qui répondent bien au modèle de l’ingénieur centralien formé à l’approche systémique. C’est cette combinaison de profils qui répondra aux besoins de réindustrialisation de notre pays.

L'interview de Jean-François Rouchon, directeur de l'N7
Jean-François Rouchon, directeur de l’N7

Outre Centrale Toulouse, quels autres gros dossiers trouvera-t-on sur votre bureau cette année ?

Celui d’un nouveau parcours Impact entrepreneurship : From Low to Deep Tech, qui s’adresse aux étudiants en dernière année du cursus ingénieurs. Associés à Toulouse Tech Transfer, notre objectif est de faire travailler les étudiants sur des projets de recherche présentés lors d’un Deep Tech Time dans le but de les valoriser dans le cadre de la création d’entreprise. Mais aussi, la construction d’un nouveau bâtiment qui devrait sortir de terre d’ici 2026 dans le cadre du CPER. Celui-ci permettra de répondre à l’ambition que nous avions formulée il y a longtemps de créer des locaux équipés, entre autres, d’un learning center, d’un fablab et d’un espace dédié pour nos startups dans une optique de transversalité sur des sujets comme l’énergie, le transport, l’IoT ou encore l’IA.

En parlant d’IA justement, comment l’N7 entend-elle répondre à cet enjeu de l’humanité augmentée ? Le regard de David Brunet, ingénieur pédagogique à l’N7.

L’acculturation de nos étudiants et personnels à l’IA est un axe prioritaire de l’école, porté de façon très volontariste par notre directeur et notre directrice des études, Hélène Tap. Une ambition qui se concrétise sous plusieurs formes. Réglementaire, où depuis la rentrée 2023, nous prenons en compte l’usage des IA génératives dans le règlement intérieur de l’école, mais aussi, bien sûr, sous une forme pédagogique. Pour ce faire, nous avons organisés des ateliers pratiques de prise en main de ces IA génératives pour les enseignants et enseignants chercheurs. L’objectif : montrer l’apport pédagogique possible ainsi que l’usage possible pour les étudiants. Ces temps de formation ont généré de vifs débats sur la nécessaire adaptation des pratiques pédagogiques quotidiennes et des évaluations au regard de ces nouveaux outils. Ces ateliers ont déjà touché une centaine d’enseignants et enseignants chercheurs. Parallèlement, nos étudiants, particulièrement demandeurs de formation sur le sujet, pourront suivre, dès le printemps prochain, une introduction aux bons usages des IA génératives. L’N7 finalise par ailleurs un MOOC sur l’usage pédagogique de l’IA qui sera ouvert très prochainement au grand public. En cohérence avec les enjeux portés par notre 3IA ANITI, l’N7 a une vraie longueur d’avance sur ce sujet et c’est un atout de taille car l’usage des IA génératives s’impose comme un changement majeur du positionnement des écoles et des métiers de demain.

Développez votre créativité à l’N7 !

Dans la lignée de son incubateur, l’N7 a créé la Factory by N7. Un espace de 120 m² d’ateliers de fabrication. Conçu comme un lieu de rencontre, de partage et « d’accomplissement pour tous », il est destiné à accueillir toutes celles et ceux – étudiants, personnels, enseignants ou encore doctorants – qui veulent créer ou développer leur créativité. Au programme : conception 3D, découpe laser et électronique, travaux de façonnage autour du bois, de l’aluminium, du plexiglass, création artistique ou encore, personnalisation de supports.

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