PST&B : un challenger qui casse les codes à l’ère de l’intelligence artificielle (c) AdobeStock
PST&B : un challenger qui casse les codes à l’ère de l’intelligence artificielle (c) AdobeStock

PST&B : un challenger qui casse les codes à l’ère de l’intelligence artificielle

À l’occasion de sa conférence de presse du 25 mars, la Paris School of Technology & Business (PST&B) dresse un premier bilan de son développement et précise son positionnement. Fondée en 2022 à l’initiative de Galileo Global Education par Armand Derhy, l’école accueille aujourd’hui plus de 400 étudiants.  Sa mission : former les Tech Leaders de demain grâce à une formation hybride, à la croisée de la technologie et du business. L’ensemble des programmes, du BTS au MBA, intègre des modules d’intelligence artificielle, de cybersécurité et de réalité virtuelle, dans un contexte de recomposition de l’enseignement supérieur.

Un modèle qui s’inscrit dans un moment de bascule pour l’enseignement supérieur

Face aux enjeux de pression démographique, de régulation du secteur et d’insertion professionnelle, le marché de l’enseignement supérieur se contracte. PST&B répond à ces défis avec un modèle unique d’hybridation des compétences, en ouvrant ses portes à des profils complémentaires, du BTS au mastère, avec pour objectif de former des Tech Leaders dotés de compétences très recherchées sur le marché de l’emploi.

Selon Armand Derhy, « 90 % de la croissance des effectifs étudiants dans le monde à l’horizon 2035 se jouera en Asie et en Afrique1 ». Dans cette optique, l’école a mis en place, dès son lancement, une stratégie d’internationalisation avec des programmes délocalisés (Bachelor, mastère et MBA), dont la dernière année d’études se déroule sur son campus parisien.

Ces programmes, proposés en français et en anglais, sont aujourd’hui déployés en Thaïlande, en Inde, au Vietnam, à l’Île Maurice et au Sénégal, et prochainement en Guyane et en Martinique. En 2026, les étudiants internationaux représentent plus de 30 % des effectifs de PST&B.

En France, l’école innove également en déployant des programmes exécutifs courts (bootcamps de 1 à 3 mois) ou d’un an (Tech MBA et MBA AI for Business). Ces formations s’adressent à des professionnels souhaitant monter en compétences en intelligence artificielle tout en développant une expertise métier (marketing, finance, ressources humaines ou éducation). L’école a également signé de nombreux doubles diplômes en France avec des universités (Université Paris-Est Créteil, formation continue Panthéon-Sorbonne), des grandes écoles de commerce (Excelia) et d’ingénieurs (3IL ingénieurs). Objectif : permettre aux futurs diplômés de PST&B de bénéficier de diplômes reconnus académiquement, tout en offrant aux étudiants des établissements partenaires l’accès à l’expertise technologique de PST&B

Intelligence artificielle : quel impact sur les compétences et l’insertion professionnelle des jeunes ?

Armand Dehry interpelle son public lors de sa conférence de presse : « Le saviezvous ? La valorisation financière de Nvidia est supérieure au PIB du Japon, et celle de Microsoft dépasse celui de la France. Une étude de la Coface révélait la semaine dernière que près de 5 millions d’emplois en France seraient impactés par l’IA. Mais qu’entend-on réellement par “impactés par l’IA” ? »

Le laboratoire de recherche ELIA de PST&B se propose d’éclairer cette question en distinguant l’impact sur les compétences et celui sur l’employabilité. Pour cela, l’école lance l’indicateur CELIA, visant à mesurer l’impact de l’IA sur les compétences et l’employabilité, tous métiers, secteurs et formations confondus en France.

Cet indicateur est mis à disposition des élèves et étudiants finalisant leurs choix sur Parcoursup ou Mon Master. Un site dédié, IA-Sup, a été créé pour l’occasion et sera accessible au public à compter du 15 avril.

Selon Linda Belkassa, enseignante-chercheuse à PST&B et à l’origine de la création de cette étude, « L’enjeu immédiat n’est pas la disparition uniforme des métiers, mais une hiérarchisation des secteurs où l’adaptation des compétences devient urgente. »

Selon les résultats de l’étude, les transformations les plus fortes concernent les activités riches en information, coordination, documentation, relation client et production de contenus.  Mais attention, selon la chercheuse, un score CELIA élevé n’indique pas forcément la disparition d’un métier, mais reflète une transformation importante du travail, des compétences attendues et des conditions d’employabilité.

« Les secteurs moins touchés ne sont pas protégés par principe, mais restent plus résistants car leur cœur d’activité est ancré sur le terrain ou dans la responsabilité opérationnelle » ajoute Linda Belkassa

L’étude montre également que l’informatique et la communication sont les secteurs les plus exposés, avec un niveau d’impact presque trois fois supérieur à celui du secteur le moins touché, l’industrie alimentaire.

Sur le plan méthodologique, cette étude s’inscrit dans le prolongement de celle présentée par la société Anthropic sur le marché américain le 5 mars 2026.

« PST&B n’a pas seulement pour ambition de suivre le monde qui change : nous voulons le préparer et le façonner. Nos étudiants seront prêts à inventer les métiers de demain et à transformer l’intelligence artificielle en un moteur concret de réussite. », conclut Armand Derhy. 

1. Source : PAXTER Education Matters 2021 – confirmé par Campus France 2024