« Le numérique nécessite de disrupter radicalement notre proposition de valeur », cette formule très répandue désigne juste le fait d’adapter la stratégie et la structure d’une organisation pour saisir les opportunités qu’offrent les technologies numériques. Mais cela ne veut pas dire que si aucune disruption ne se produit, c’est le paradoxe que les écoles et plus globalement, l’enseignement supérieur, comme toute autre organisation, doit gérer.

 

Selon l’étude d’IDC Worldwide Digital Transformation Use Case Taxonomy, 2019 : Higher Education, « la transformation numérique promet de modifier radicalement l’Expérience d’Apprentissage des élèves en dehors des salles de classe traditionnelles. Cela comprend la prestation d’expériences de laboratoire et d’informatique virtualisées qui donnent accès à des ressources autrement inaccessibles aux étudiants. »

Numérique et enseignement supérieur : l’avènement du phygital

En effet, l’Expérience d’Apprentissage devient phygitale et le sera de plus en plus, associant les lieux physiques (les campus), et le digital permettant l’ubiquité et l’humain.

Dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche, on constate que l’ensemble des acteurs est engagé dans une stratégie digitale parfois assez identique, bien qu’évidemment toutes les écoles n’en soient pas au même niveau de maturité ni d’avancement. Au-delà des nombreux challenges liés à la maîtrise et au déploiement opérationnel des technologies -Intelligence Artificielle, Blockchain, Immersive Learning (Réalité Augmentée /Réalité Virtuelle), Internet des Objets pour nos Smart Campus-, il nous faut relier l’ensemble des données récoltées dans un contexte académique donné puis associer Intelligence Artificielle et humaine pour arriver à aller plus loin.

Comment ?

En utilisant algorithmes et Data pour identifier les besoins et les compétences acquises et à acquérir de l’apprenant afin de construire son parcours adapté, et unique puisqu’à la pointe de la personnalisation.

La feuille de route d’Audencia est écrite

Plateforme d’Intelligence Artificielle, bâtiments intelligents (Smart Campus) et développement des Edtechs, afin d’encourager les professeurs à utiliser ces nouvelles approches dans leur cours et dans les salles de classes augmentées.

Le point clé : l’évolution du métier de l’enseignant

Bien sûr, il faut poursuivre le déploiement des solutions de salles hybrides et de salles immersives, en lançant les expérimentations conçues pour répondre aux cas d’usages que l’académique et le développement pédagogique initient, en enrichissant le catalogue de services Ed Tech proposés aux programmes existants comme à ceux en cours de développement.

Nous sommes sur ces aspects résolument dans une logique d’early adopter, rassemblant l’écosystème nécessaire pour passer de l’idéation à la production, au déploiement et à l’accompagnement de l’apprenant et de l’enseignant.

Cela souligne l’élément clé qui doit sous-tendre toute stratégie de transformation digitale d’un acteur de l’éducation et de l’enseignement : c’est dans l’évolution du métier de l’enseignant que se situe l’ultime et structurante disruption du numérique.

Pour cela, l’objectif d’Audencia est de développer une pédagogie phygitale qui doit mobiliser tous les efforts d’une équipe pluridisciplinaire rassemblant l’Académique, le Développement Pédagogique, le Numérique, le pilotage par la Data, les Compétences et la Qualité. C’est d’abord cette transformation stratégique et transversale qui doit guider la transformation numérique, afin de développer l’Expérience d’Apprentissage des apprenants. C’est bien cette dimension et la capacité d’adaptation des organisations qui conditionnent son succès, et qui feront émerger les leaders de la révolution numérique dans le paysage de l’ESR.

Par Marie-Odile Lhomme, Directrice de la Transformation Digitale à Audencia