La transition énergétique est un des moteurs de cette société de technologies maritimes, qui a fait de l’innovation son leitmotiv et du transport durable son ambition. Anouar KIASSI (X05, Télécom Paris 09), VP Digital & Information, vous invite à rejoindre le navire GTT.

 

GTT en quelques mots ?

GTT est une société de technologies et d’ingénierie, spécialisée dans les systèmes de confinement du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) destinés au transport, au stockage offshore ou on-shore ainsi qu’à l’utilisation de ce gaz comme carburant marin pour la propulsion des navires. En parallèle, nous développons des solutions digitales pour améliorer la performance énergétique des navires en opération. GTT est une société française de par son identité, mais surtout internationale de par son impact et son activité. Notre ambition : devenir un fournisseur global de technologies contribuant à l’efficacité énergétique.

Quels sont les enjeux à venir sur le secteur du transport maritime d’énergie?

J’en vois au moins deux. L’enjeu primaire est d’abord logistique : répondre à une demande mondiale toujours croissante et actuellement sous tension, de façon sûre et efficace tant sur le plan opérationnel que économique. Le second enjeu est écologique. Le monde maritime est appelé à être plus vertueux et à réduire son impact sur l’environnement. Des objectifs de réduction des émissions polluantes sont déjà fixés en ce sens par navire et sur le plan global pour toute l’industrie maritime.

Que peuvent apporter l’IA et le Big data aux technologies maritimes déjà en place ?

La logistique est une activité qui génère beaucoup de données (navigation, transfert de cargos…), très variées et peu standardisées (chaque port, chaque navire, générant son propre format de données). Le Big data constitue donc un outil précieux pour traiter ce gros volume d’informations de façon rapide et sécurisée. Quant à l’Intelligence artificielle, elle peut être utilisée pour une multitude de cas : dans les systèmes de navigation pour choisir les meilleures routes selon les états de la mer, dans les systèmes de recommandation afin de réduire la consommation d’énergie, dans les navires autonome… Je suis persuadé que dans un futur proche l’IA jouera un rôle pivot pour la prise de décision transformant ainsi notre secteur. L’avenir du maritime est, encore plus que pour les voitures, dans l’autonomie des navires.

Des exemples ?

En plus des cas mentionnés avant, on peut imaginer une vision assistée par ordinateur qui permettra de détecter des objets flottants, d’éviter des collisions et de manœuvrer plus facilement pour rentrer dans les ports. Parmi les autres technologies innovantes dans le maritime, citons également l’IoT (Internet of Things) qui permet de se capturer une quantité importante de données grâce à des capteurs disposés sur le navire ou dans les ports, et ce à des fins de surveillance et d’optimisation des opérations. Et enfin la Blockchain, qui va favoriser les échanges électroniques automatisés en garantissant l’intégrité de des documents partagés, comme les certificats de soutage (remplissage des réservoirs de fuel). D’ailleurs, le port de Singapour, très attaché à sa réputation de rigueur, vient de mettre en place une Blockchain de ce genre. Toutes ces technologies digitales sont intégrées dans nos solutions et font l’objet de travaux de recherche et développement quotidien chez GTT.

Opportunités vs Menaces : les raisons qui vous rendent optimiste sur les nouvelles technologies ?

Les nouvelles technologies permettent de répondre concrètement à des enjeux technologiques et sociétaux réels. Les révolutions technologiques se succèdent à grande vitesse et l’innovation est permanente. C’est enthousiasmant pour les ingénieurs ! Cependant, la menace nait du détournement de ces technologies pour un usage malveillant, comme les cyberattaques. Plus on introduit de nouveaux systèmes, plus on est confrontés à de nouvelles vulnérabilités  inconnues ou inexploitées jusqu’alors. Les pirates ont toujours un temps d’avance sur ceux qui essayent de se défendre… Une autre menace, qui découle de la première, réside dans l’interconnexion des écosystèmes. Source d’efficacité et d’autonomie, cette interconnexion rend la moindre défaillance rapidement systémique, voire mondiale. Quant aux Hommes, ils doivent continuer à se former pour ne pas être en rupture avec l’évolution rapide de ces technologies. Cela fait partie de nos missions de rendre ce qui est utile « utilisable », en favorisant l’expérience utilisateur, et en « cachant » la complexité derrière une interface simple à utiliser.

De quel projet digital êtes-vous le plus fier depuis votre arrivée chez GTT il y a 3 ans ?

GTT met le cap sur la transition énergétique – L’interview d’Anouar Kiassi

(c)GTT

Quand j’ai intégré le groupe en 2018, j’ai repris avec enthousiasme la mise en place du programme « Smart Shipping » dont l’ambition est de créer une plateforme technologique unique, combinant nos expertises et les technologies digitales les plus innovantes, pour améliorer la performance économique et écologique des navires. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir créé cette plateforme, fruit de la collaboration et de la synergie entre nos différentes entités en France, à Singapour et en Islande. Fusionner leurs savoir-faire et leurs cultures étaient un vrai challenge. Cette plateforme, opérationnelle depuis janvier 2021, est utilisée par des centaines de navires, du plus petit au plus grand. L’expertise historique de GTT nous donne une longueur d’avance sur les navires transportant ou utilisant le GNL.

Quelle est LA compétence indispensable pour un VP Digital & Information selon vous ?

La passion ! Une compétence indispensable à tous les métiers du digital, car ils requièrent une mise à jour et une remise en question permanentes. Il faut souvent aller dans le détail, faire preuve de curiosité, d’énergie, car le foisonnement technologique fait qu’on ne peut pas suivre toutes les tendances. Il faut aussi savoir faire des choix stratégiques et judicieux. Enfin, il faut s’intéresser aux métiers de ses clients et utiliser le digital comme un moyen  de répondre à leurs enjeux. Le challenge de mon poste est vraiment de faire le lien entre la technologie et les opportunités, en prenant en compte les orientations stratégiques, économiques et opérationnelles.

Quel état d’esprit un jeune dip’ va-t-il trouver en arrivant chez GTT ?

Il va ressentir au quotidien notre raison d’être : répondre aux enjeux de transition énergétique en développant des technologies toujours plus performantes d’un point de vue environnemental. Je pense que les Millennials se retrouveront dans cette ambition. Et ils constateront que les salariés de GTT sont très attachés au sens de leur métier. Mais nous sommes prêts à être « bousculés » et à profiter de leur regard neuf, indispensable pour continuer à porter des projets ambitieux.

Votre meilleur souvenir de vos années Télécom Paris?

Indéniablement ma participation à la troupe de théâtre anglais de l’école. J’y ai joué dans la pièce et comédie musicale « Sweet Charity ». Venant de Polytechnique, cela m’a permis de faire vite connaissance. Une expérience collective enrichissante et inoubliable.

>>>> Envie d’en savoir plus sur Télécom Paris ? Son directeur Nicolas Glady revient sur toutes les actus de l’école d’ingénieurs

Quels conseils pourriez-vous transmettre aux jeunes dip’ de Télécom Paris?

Faites ce que vous aimez pour exceller avec plaisir. Il est facile de se laisser influencer par le rêve des autres. A mon époque, tous mes amis partaient vers la finance. Construisez et vivez votre  propre rêve !

 

Ce que j’attends des jeunes dip’

De la curiosité pour s’intéresser aux défis techniques, l’ouverture d’esprit pour envisager des solutions innovantes et la persévérance pour aller au bout de ses idées.

Chiffres clés

– CA 2020 : 396 millions d’euros

– 553 salariés dont 80 % d’ingénieurs

– 1/4 des effectifs travaillent dans la R&D

– Budget R&D : 30 millions d’euros en 2019

– Nombre de brevets actifs : 1 722 (301 inventions brevetées en 2019)

A vos CV !

GTT recherche en permanence de nouveaux talents dans les domaines de l’intelligence artificielle, du calcul numérique, du digital, de la mécanique, de la thermodynamique ou de l’hydrodynamique…Ils pourront travailler au siège en France mais aussi à Singapour, en Islande, en Chine, en Corée, au Royaume-Uni, aux USA, en Russie, en Norvège…

 

Contact :

akiassi@gtt.fr

arobert@gtt.fr