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Les présidentes d’assos en première ligne !

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Victoire Faramarzi : © FSenard

Elles sont à la tête des plus grosses assos des business schools, des écoles d’ingénieurs et des universités françaises. Elles vous racontent leur parcours et vous donnent leurs tips pour assurer en première ligne.

Julie, Alice, Albane et Chloé suivent toutes les quatre des cursus exigeants qui les passionnent. Malgré la charge de travail, elles ont trouvé le temps de s’investir dans une association et même d’en devenir présidente. « Au début, ça peut faire peur, mais quand notre cause nous intéresse, on trouve toujours le temps de faire les choses » introduit Alice Bleuse, présidente de La Clinique Juridique de l’Université Paris Panthéon-Assas, une asso qui permet d’apporter une aide juridique gratuite aux personnes qui en ont besoin. Un zeste de passion, quelques grammes d’ambition et un grand bol d’organisation : découvrez les ingrédients pour assurer en tant que présidente d’asso !

Prendre confiance en soi

Tout commence par une envie de s’investir davantage dans le monde associatif. Chloé Guérive, présidente de la Junior-Entreprise Inseec Conseil – Bordeaux, avait seulement participé à un projet tutoré lors de sa deuxième année d’IUT avant de s’engager dans cette association professionnalisante. Contrairement à elle, Albane Bidou, vice-présidente de La Clinique Juridique de l’Université Paris Panthéon-Assas, s’était tout de suite engagée dans la vie associative de sa fac. Ella avait ainsi déjà créé une association de photographie au sein de l’université, ce qui l’a aidée à prendre confiance en elle. Elle s’est également investie dans l’association de l’Institut de Droit des Affaires de Paris, et en est même devenue présidente. « J’ai commencé par l’association photo avec moins d’envergure, puis j’ai eu assez confiance en moi pour faire un programme, monter un bureau, être élue… Suite à ces deux assos, j’ai réévalué mes capacités de travail et de management. Du coup, ça m’a fait beaucoup moins peur de lancer La Clinique Juridique avec Alice. »

Passer le cap de se lancer

Même constat pour Julie Lucaora, actuelle présidente de Noise emlyon. Après avoir participé à des missions ponctuelles de bénévolat, créé une asso de magistrature avec des copines et rejoint différentes associations et son BDE, elle s’est rendu compte de toutes les compétences qu’elle avait acquises et a choisi de se lancer pour candidater à un poste plus important. Et c’est sans grande hésitation qu’elle a choisi d’intégrer le Noise, un réseau d’associations national qui sensibilise les étudiants aux problématiques environnementales et propulse des projets à impact. « Il ne faut pas avoir peur de s’engager ! Rejoindre une asso demande beaucoup d’investissements et de sacrifices, mais si on sent qu’on pourrait remplir ces fonctions, il ne faut pas se brider. Personne n’a les compétences entières d’un poste avant de l’occuper. Il ne faut pas hésiter car, au pire, on rate, on apprend de ses erreurs et ça nous servira pour plus tard. La pire des choses, c’est de regretter. Alors si l’envie vous traverse, foncez !

C’est votre choix 

« C’est important de bien choisir les missions que l’on veut exercer au sein de l’association. Il existe différents postes qui n’ont pas le même quotidien. Il faut par exemple bien prendre en compte que le poste de trésorier ne plaît pas à tout le monde. Il est nécessaire de choisir un poste qui vous intéresse, et ça se passera bien ! » Albane Bidou

Se professionnaliser en un clin d’œil

Plus que jamais, l’engagement associatif est une expérience valorisée par les entreprises qui recherchent de nouveaux talents. Il faut dire que les étudiants engagés acquièrent de véritables compétences pour leur entrée sur le marché de l’emploi. La preuve avec le parcours investi de Chloé au sein de la Junior-Entreprise commerciale Inseec Conseil – Bordeaux. « J’avais déjà entendu dire qu’en intégrant un programme grande école, l’associatif prenait la moitié de son temps. Mais dans mon cas, c’est même plutôt les deux tiers de mon temps ! On gère toute une structure de A à Z, des statuts à avoir en tant que Junior-Entreprise aux normes à respecter pour les clients. Nous avons la responsabilité de tout le plan d’action et de stratégie sur trois ans, de la gestion des partenaires, des anciens élèves pour les faire intervenir, du pilotage des différents pôles… Développement commercial, communication, audit, qualité, RH, trésorerie : je dois m’assurer en continu que chaque pôle avance sur ses objectifs, tout en les aidant s’ils le souhaitent. » Un investissement qui peut sembler énorme, mais qu’elle ne regrette pas, d’autant plus qu’elle travaille dans une bonne ambiance et dans un milieu qui se féminise de plus en plus, pour son plus grand bonheur. « C’est une expérience inoubliable, enrichissante d’un point de vue personnel et professionnel. J’ai conscience que ça peut faire peur vu la charge que ça demande, mais c’est aussi tellement de fierté que ça en vaut le coup. Puis, il y a beaucoup de femmes dans le milieu des Junior-Entreprises et on constate que l’on gère tout aussi bien que les hommes ! »

Le secret : trouver votre manière de vous organiser

Les quatre présidentes et vice-présidentes interrogées se rejoignent sur un point : la nécessaire bonne organisation à mettre en place pour faire prospérer son association ! Pour cela, il vous faut trouver votre rythme, que vous garderez tous les jours afin d’éviter d’alterner entre des journées trop remplies et d’autres trop calmes, ce qui fatigue énormément. Que vous soyez team lève tôt ou team couche-tard, l’important, c’est la régularité, à l’image du duo Alice et Albane. Si Alice est plutôt du soir, Albane préfère se lever entre cinq et six heures du matin pour commencer par l’associatif avant de se consacrer au travail pour son master. Un choix d’horaire impensable pour la présidente : « Albane, c’est un cas particulier ! Je ne me verrais pas faire ça et personne d’autres dans l’asso ne le fait d’ailleurs » plaisante Alice.

Trois questions à Victoire Faramarzi, étudiante en deuxième année à Audencia et Présidente 2022 de l’association du Triathlon Audencia – la Baule

Présidente : un poste fait pour vous ?

J’ai toujours trouvé cet événement incroyable. C’est une asso qui me correspond bien au niveau sportif et le fait que ce soit un événement sur le long terme me plaît beaucoup. Mais pour être honnête, au début je me destinais plutôt au pôle communication. Des amis m’ont convaincue de candidater au poste de présidente… et j’ai été élue ! C’est un rôle qui me correspond bien : ça demande de l’organisation, de la rigueur, de la patience et c’est une super expérience.  Fille ou garçon, il ne faut pas se mettre de barrière : je recommande à tout le monde de devenir présidente d’association ! C’est une opportunité unique et je suis hyper contente de l’avoir vécue.

Votre ressenti sur cette 35e édition ?

D’abord, du soulagement ! Nous avions pas mal d’appréhension face à l’enjeu des courses européennes, le planning était très serré samedi mais nous n’avons eu aucun retard : c’est un sans-faute ! Ça a aussi été une édition très forte en émotions. Le départ du M, une des dernières courses du dimanche après-midi, a été un des plus beaux moments de mon week-end : on était tous ensemble, j’ai lâché toute la pression, c’est un moment dont je me souviendrai toute ma vie.

Qu’est-ce que cette année a changé pour vous ?

J’ai beaucoup appris sur moi, aussi bien au niveau personnel que professionnel. C’est une expérience très riche qui m’a donné une approche concrète du monde du travail. Je suis très fière de ce que nous avons accompli tous ensemble. C’était un énorme challenge que nous avons tous su mener : si un maillon de la chaîne avait manqué, il n’y aurait pas eu de Triathlon. Le Triat’ c’est une famille qui se crée à chaque édition, mais c’est aussi une famille qui se nourrit avec tous les anciens de l’asso. Alors vous aussi venez tenter l’expérience, les recrutements de la Team 2026 sont ouverts !

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