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Mélodie Turpin, une ingénieure judoka qui se bat pour réussir

Mélodie Turpin
copyright Jean-Bernard Dalleau

Mélodie est une jeune femme qui ose. Passionnée de judo depuis l’âge de cinq ans, elle a notamment remporté les championnats du monde junior en équipe. Actuellement en école d’ingénieurs à Bordeaux Sciences Agro, elle jongle entre sport et études avec une organisation menée de main de maître. Rencontre.

Le judo dans la peau

Dès l’enfance, Mélodie choisit un sport qui ne manque pas de poigne. Dès ses premiers pas sur un tatami, c’est l’évidence. « Très vite, j’ai aimé la compétition. Je me suis donc entrainée de plus en plus et je me suis engagée très jeune en sport-étude. » A seulement 21 ans, elle a déjà participé aux Championnats de France et aux Championnats du monde qu’elle a remportés en équipe dans la catégorie Junior. Et pour maintenir un niveau digne des grands championnats mondiaux, elle ne s’entraîne pas moins de 14 heures par semaine ! Un travail quasi quotidien qui lui demande une grande organisation côté études.

Future ingénieure

Née dans une famille d’agriculteurs, Mélodie s’est orientée vers un cursus d’ingénieur agronome à Bordeaux Sciences Agro à la suite d’une licence en biologie. Actuellement en deuxième année, elle témoigne de la grande organisation nécessaire pour arriver à s’entraîner en parallèle de ses cours. « Au début, j’avoue que c’était assez compliqué. Quand on entre dans une nouvelle école, il faut mettre des choses en place et s’adapter. Heureusement, j’ai pu bénéficier d’aménagements d’emploi du temps. Parfois, je loupe quelques cours pour des déplacements ou compétitions, mais je rattrape chez moi ou je vais les suivre dans un autre groupe d’étudiants. C’est beaucoup d’organisation, mais une fois que l’on est habitué, ça se fait ! »

Parole de sportive

« J’ai toujours fait ce que j’aime et pour l’instant, c’est ce qui a toujours marché. Je suis ma route et dans tous les cas ça me mènera vers quelque chose de bien. Il faut avoir confiance en soi et essayer d’aller le plus loin possible dans ses passions : voilà le secret. »

Une Première !

Malgré son mental d’acier, la compétitrice reconnaît qu’elle met toujours un peu de temps à se réadapter au rythme de l’école lorsqu’elle rentre d’une semaine de compétition. Mais les résultats parlent d’eux-mêmes, puisqu’elle a réussi à valider sa première année haut la main, bien qu’elle soit la première de l’école à suivre un tel rythme entre les cours et le sport de haut niveau. « Dans le domaine du sport, je suis la première à être dans ce cas-là. Mais comme nous sommes dans une école d’agronomie, certains sont amenés à s’absenter et à louper des cours pour diverses raisons, notamment des concours d’élevage. » Une première qui fait déjà figure d’exemple puisqu’une seconde élève sportive a intégré la prépa de l’école l’an dernier et compte aussi aménager ses horaires pour allier études et sport.

De multiples choix de carrière

Entre sa passion du judo et son futur diplôme d’ingénieure, Mélodie s’ouvre de multiples portes. A l’aube de son choix de spécialisation pour sa troisième année, elle pense s’orienter vers la nutrition. « C’est le domaine qui m’intéresse le plus et je pense que ce n’est pas un hasard car c’est très lié au sport. Pour l’instant, je choisis des études qui me plaisent et je fais des activités que j’aime. Je compte continuer ainsi et je verrai où ça me mène. Peut-être que je ferai carrière dans le judo. C’est un rêve, même si j’ai conscience que c’est un sport assez difficile. Faire des études en parallèle, ça me rassure. Et comme je ne fais que des choses passionnantes, une carrière dans le judo ou dans la nutrition, ça sera forcément que du bonheur ! »

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