Ecole de management du Pôle Léonard de Vinci, l’EMLV annonce une refonte de son PGE autour de trois notions clés : la transversalité, la technologie et la santé mentale. Une refonte menée sous l’impulsion de sa nouvelle directrice, Valérie Fernandes. En voici les contours.
« A l’heure des ruptures technologiques et des incertitudes économiques, la santé mentale est devenue une compétence stratégique. Le World Economic Forum le rappelle : les leaders de 2030 devront maîtriser l’IA autant qu’ils sauront écouter, coopérer, faire preuve d’empathie et résister à la pression. » Partant de ce constat, l’EMLV met en place un parcours certifiant dédié à la santé mentale. « Une première dans une business school française » insiste Valérie Fernandes.
Un parcours certifiant sur la santé mentale
Ce parcours vise à sensibiliser les futurs managers au bien-être physique et psychologique en entreprise. Pour ce faire, il met en œuvre l’ensemble des outils de formation reconnus à l’international en la matière (DISC, MBTI/CCTI, Leadership Effectiveness Analysis et ancres de carrière). Ce programme représente 260 heures de formation (40 ECTS) réparties sur les cinq années d’études. On y parle notamment compréhension de soi, coopération, leadership responsable et culture d’entreprise. En 2026, cette approche se matérialisera par un Hackathon sur la santé du cerveau. Celui-ci mobilisera 1 250 étudiants, en partenariat avec la Fondation pour la recherche sur le cerveau et la fondation AD Education. « Ce dispositif vise à répondre à des objectifs et des enjeux sociétaux plus globaux. Les problématiques de bien-être au travail engendrent en effet une perte de productivité de 1.5 % du PIB dans les pays européens, soit 270 milliards d’euros, selon l’OCDE » souligne Valérie Fernandes.
Un passeport dédié aux soft skills
Parallèlement, l’EMLV annonce pousser le curseur des soft skills. En effet, l’école structure et certifie le développement d’un maximum de soft skills à travers le Passeport De Vinci Augmented Skills. Celui-ci certifie six blocs indispensables : communication & prise de parole, empathie & collaboration, créativité & innovation, éthique & sens de l’action, gestion du stress & résilience, sport & engagement étudiant. L’EMLV voit d’ailleurs dans l’activité sportive (obligatoire pour ses étudiants les trois premières années avec 38 disciplines proposées), « un levier d’équilibre et de leadership indispensable ».
Piloter la technologie sans perdre l’humain
Si l’EMLV entend capitaliser sur l’humain, elle n’en oublie pas pour autant la technologie. D’abord parce qu’elle fait intrinsèquement partie de la philosophie du Pôle Léonard de Vinci (qui réunit l’EMLV mais aussi l’école d’ingénieurs ESILV et l’école du digital IIM). Ensuite parce que, « comme le rappelle le World Economic Forum, les professionnels doivent comprendre que dans certains cas l’IA peut se substituer à l’être humain, être un copilote décisionnel, et que dans d’autres cas, le salarié est irremplaçable » insiste Valérie Fernandes. Pour répondre à ces enjeux, le PGE de l’EMLV se structure, sur le volet technologique, autour de quatre axes : les usages responsables de l’IA autonome, le machine learning, la réalité virtuelle et la cybersécurité pour manager. L’objectif : former des professionnels capables de décider, d’arbitrer, de réguler. Bref, de rester irremplaçables là où l’humain demeure essentiel.
« Avec cette refonte du PGE, nous affirmons notre volonté de développer des professionnels augmentés, capables de piloter la technologie tout en mobilisant créativité, empathie, discernement et pensée systémique. Car nous sommes persuadés que les emplois de demain reposent sur la fusion entre compétences techniques et humaines » conclut Valérie Fernandes.
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