Dans un contexte économique délicat, le marketing « s’en sort bien ». Telle est la conclusion de l’étude 2014 Maesina Marketing Search/Aon Hewitt. Avec des salaires à la hauss e de 5 %, les marketeurs se placent au-dess us de la moyenne nationale.

Si la progression des salaires marketing s’élevait à 6 % l’an dernier, il n’en reste pas moins qu’elle demeure au-dessus de la moyenne nationale, établie à 4 %. Une évolution positive liée en partie aux métiers du digital qui génèrent de nouvelles sources de business pour les entreprises. Toutefois, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et des disparités existent selon les fonctions et les sexes : + 5,5 % pour les hommes. « Les salaires varient aussi en fonction du secteur d’activité. Certains comme le domaine pharmaceutique sont plus porteurs que d’autres, comme la grande consommation », confirme Frédéric Oble.

 

Une hausse globale
L’ensemble des fonctions marketing ont vu leurs salaires augmenter en 2013. Les progressions s’avèrent alors quasi similaires entre dirigeants, managers et équipes. Toutefois, les attentes en matière de numérique apposent une pression accrue sur les fonctions marketing. La politique salariale redessine alors les priorités marketing de l’entreprise, d’autant que les opportunités internationales se développent et attirent de nombreux talents, même parmi les jeunes diplômés. Les profils vente tirent ainsi un peu mieux leur épingle du jeu.

 

Les commerciaux terrain en force
La hausse salariale la plus importante est à mettre à l’actif des commerciaux terrain et des dirigeants marketing avec une évolution positive de 8 à 9 %, soit plus du double de la moyenne nationale. « Plus que le salaire de base, c’est surtout la rapidité de progression qui est à prendre en compte. Les grandes entreprises n’hésitent à réévaluer les salaires tous les ans voire tous les six mois, avec des progressions significatives. C’est un indicateur fort, plus que le salaire. » Si les postes « junior » sont souvent rémunérés entre 30 et 35 K€ bruts / an (fixe + variable), leur progression s’avère néanmoins très rapide. Ainsi, les postes de chef de groupe de produits, chef de produit, categroy manager ou de responsables grands comptes affichent des salaires entre 53 et 75 K€ bruts / an. À terme, les salaires des dirigeants, quant à eux, dépassent les 100 K€ bruts / an, bien que leur réévaluation se révèle moins importante que pour d’autres fonctions dirigeantes.

 

Les fonctions digitales valorisées
Bien que moins élevés à l’embauche, les salaires marketing résistent mieux que d’autres au contexte actuel. C’est d’autant plus vrai pour les fonctions digitales, qui ouvrent un grand nombre de perspectives aux jeunes diplômés. Si le salaire de base d’un community manager ou d’un chef de projet digital junior avoisine les 24-26 K€ bruts annuels, il connaît une augmentation rapide. Les plus expérimentés gagnent ainsi en moyenne 45 à 56 K€ bruts / an, avant d’occuper souvent des fonctions à plus fortes responsabilités. Dans l’ensemble, les fonctions digitales voient leur salaire progresser de 6 % en moyenne : 7 % pour les dirigeants et managers, et 5 % pour les fonctions junior. Les fonctions digitales, et plus globalement les fonctions liées à la relation client et à la gestion des « data », s’intègrent désormais au coeur des enjeux stratégiques des entreprises. Les entreprises prennent donc pleinement conscience de leur potentiel de développement business et ont tout intérêt à valoriser les salaires, surtout face à une pression internationale très forte.

 

VC