UN SENTIMENT D’ÉCHEC DIFFICILE À ACCEPTER

A la fin de leur 1er semestre universitaire, en janvier de chaque année, de très nombreux étudiants en médecine réalisent qu’ils n’ont qu’une chance minime – et souvent aucune chance – de passer en 2e année. Malgré un bon niveau, voire un très bon niveau, une motivation demeurée forte et une très grosse somme de travail fournie, ils ne peuvent que constater l’échec. Totalement désorientés, ils ont alors le sentiment de perdre leur année.
En effet, selon une étude du journal l’Etudiant parue en avril 2015, dans les 31 universités (sur 38) ayant répondu au questionnaire, . Difficile de rebondir après ce qui est vécu comme une intense déception !

REBONDIR DANS UNE ÉCOLE D’INGÉNIEURS

Lorsqu’on les interroge, certains avouent avoir parfois hésité, au moment de l’orientation en classe de terminale, entre médecine et une école d’ingénieurs. Pour eux, la réorientation en école d’ingénieurs se fait alors de façon naturelle. Bons élèves de Terminale S, ils apprécient la dimension scientifique du métier tout en percevant également le côté altruiste, « être utile à son prochain », « être au service des autres », qu’ils retrouvent dans le métier d’ingénieur(e). Travailler dans l’ingénierie et l’innovation peut contribuer à améliorer le quotidien et la vie des uns et des autres. Ils peuvent ainsi se retrouver dans certaines valeurs qui les avaient poussés vers le domaine médical. De plus, ils peuvent ne pas trop s’éloigner du secteur de la santé en évoluant par exemple dans l’e-santé, la robotique médicale, l’imagerie médicale, le big data… appliqués à la santé ; il existe de nombreux domaines où l’on peut lier le numérique à la santé. Sur un autre plan, ces jeunes peuvent aussi se projeter sur le fait d’accéder à un statut social valorisant, au même titre que celui auquel ils auraient pu prétendre en exerçant en tant que médecin.
Pour toutes ces bonnes raisons, les écoles d’ingénieurs apparaissent comme une nouvelle vocation pour les ex étudiants de PACES. Intégrer une école d’ingénieurs via les programmes de rentrée décalée est une formidable opportunité pour rebondir, sans perdre une année. Les écoles d’ingénieurs, quant à elles, accueillent volontiers ces étudiants de PACES reconnus pour leur leur grande capacité de travail et leur rigueur.
A l’ESILV (Ecole Supérieure d’Ingénieurs Léonard de Vinci), il est ainsi possible de rejoindre une prépa accélérée ; le programme ReStart-Post- Bac@deVinci forme en 17 semaines (de début mars à mi-juillet) des étudiants issus de PACES. A condition de valider leur semestre accéléré, ces derniers peuvent alors rejoindre le cursus classique de l’école d’ingénieurs post-Bac, en deuxième année (sur cinq).

TRANSFORMER L’ÉCHEC EN SUCCÈS

Depuis 3 ans – date de création de ce programme – une quarantaine d’élèves franchissent chaque année, les portes de cette prépa, avec un taux de réussite de 90 %. Motivés, ils ont cette capacité de fournir un travail soutenu pendant un semestre : cours, projets, travail en équipe. Au final, ils auront réalisé le programme de l’année en un semestre. Quelles sont les raisons de ce succès ? Tout simplement parce que nous mettons les étudiants immédiatement dans une dynamique de réussite. Après parfois 1 an et demi de médecine, ils ont besoin d’être « reboostés » et de reprendre confiance en eux. L’ESILV leur fait entrevoir de nouvelles opportunités de succès. La montée en puissance est rapide car les méthodes de travail sont déjà acquises, leur capacité de travail déjà éprouvée et que des petits groupes remplacent des amphis surchargés…
Nos meilleurs ambassadeurs sont ces jeunes qui ont su rebondir, faire le deuil de leur vocation et qui s’épanouissent pleinement aujourd’hui dans leurs études à l’ESILV avec des perspectives de carrières très prometteuses.

Par Nelly Rouyrès, Vice-Présidente du Pôle Léonard de Vinci

 

« Après l’obtention de mon Bac, j’ai intégré PACES (Première année des études de santé). Devenir médecin était un rêve pour moi et pour mes parents. Bien qu’étant une étudiante sérieuse, assidue avec une méthode de travail plutôt rigoureuse, participer à un concours et être jugée sur sa capacité à travailler dans des conditions de stress et de compétition n’a pas été un succès pour moi. J’ai passé le premier concours de décembre et malgré un classement qui m’aurait permis de continuer, la fatigue, une baisse de moral, une perte de confiance, car je n’étais pas satisfaite de mon résultat, ont fait que j’ai décidé de me réorienter. Pouvoir intégrer une école d’ingénieurs de haut niveau comme l’ESILV en février, grâce au programme ReStart, a été pour moi quelque chose de fabuleux. Eviter de perdre une année tout en intégrant une bonne formation qui permet d’accéder à des métiers d’avenir, c’est une grande opportunité. ReStart m’a permis de reprendre en main mes études, d’avoir davantage confiance en moi et en mes capacités, ainsi que de continuer mon cursus scolaire dans un domaine qui m’intéresse et me passionne. Je pense intégrer la majeure mécanique numérique et modélisation (MNM). »
Rania BESSILA – ESILV 2e année

« J’ai redoublé ma première année de médecine (PACES) et lorsque j’ai reçu les résultats de ma deuxième tentative en janvier, j’étais un peu découragée. Je ne pouvais plus continuer et les alternatives proposées par la fac ne me satisfaisaient pas. J’allais devoir attendre jusqu’en septembre pour me lancer dans une nouvelle formation. Un ami dans la même situation que moi m’a alors parlé des écoles d’ingénieurs post-Bac et du programme ReStart. Je ne le connaissais pas et la fac ne nous avait pas présenté cette option, je me suis donc renseignée et me suis précipitée à la première journée portes ouvertes de l’ESILV qui se présentait. J’ai trouvé le concept génial. En juillet, j’avais validé ma première année au cycle préparatoire d’ingénieur et en septembre j’enchainais sur la deuxième année. Ce qui est le plus pénalisant en médecine c’est le temps « perdu » car aucune formation ne valide nos connaissances. J’avais déjà 21 ans et le programme ReStart m’a permis de ne pas perdre de temps pour retrouver une formation. J’ai choisi l’ESILV pour sa localisation, au coeur de la Défense. C’est un endroit stratégique et un vrai plus pour nos recherches de stages en entreprise. De plus, j’ai apprécié ses projets « transverses » mélangeant les futurs ingénieurs/managers/ designers ; c’est une expérience enrichissante de pouvoir collaborer avec des étudiants de formations différentes. Aujourd’hui encore, je suis très heureuse du tournant que m’a permis de prendre l’ESILV. J’ai hâte d’intégrer la majeure mécanique numérique et modélisation et d’envisager, pourquoi pas, les métiers de la robotique chirurgicale. »
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Anaïs DIAZ PEREZ  ESILV 2A