Interview Eduardo Mendes David Hely Grenoble INP Esisar
David Hely, administrateur provisoire de Grenoble INP - Esisar depuis mars 2025

Grenoble INP – Esisar, UGA : le changement dans la continuité – Interview croisée d’Eduardo Mendes et de David Hely

Après 5 ans à la tête de Grenoble INP – Esisar, Eduardo Mendes a quitté ses fonctions en mars 2025, laissant la place à David Hely, administrateur provisoire de l’école. Regards croisés sur une école qui a su se réinventer.

Que retenez-vous de votre mandat ?

Eduardo Mendes : Nos objectifs majeurs concouraient tous à un plus grand rayonnement de Grenoble INP – Esisar et une plus grande attractivité. Avec un grand chantier : la réforme structurelle de notre maquette pédagogique pour une meilleure lisibilité externe, une plus grande liberté de parcours offerts aux élèves et un alignement entre formation sous statut étudiant et statut apprenti pour un même diplôme. Aujourd’hui, l’Esisar est reconnue par la qualité de sa formation qui s’appuie sur un laboratoire de recherches hébergé de très haut niveau et des relations industrielles très fortes portées par une structure de transfert de technologie qui a vu son activité d’accompagnement des entreprises doubler en cinq ans. Sans oublier la montée en puissance du campus UGA Valence avec ses plus de 5 000 étudiants, et tous les services d’une grande université.

La transformation la plus marquante ?

Eduardo Mendes : Sans doute la réforme structurelle du cycle ingénieur de Grenoble INP – Esisar qui va permettre une plus grande agilité vis-à-vis des évolutions technologiques et un potentiel accroissement du nombre d’élèves formés et donc de diplômés. Aussi, les synergies entre l’école, le laboratoire de recherches et le transfert de technologies se sont considérablement développées, notamment dans le cadre de la plateforme commune Esynov. Ceci a permis le développement considérable des partenariats avec le monde économique qui ancre encore plus l’Esisar dans son territoire, et d’apporter de nouvelles ressources pour accompagner notre développement au service des élèves.

Que souhaitez-vous transmettre ?

Eduardo Mendes : Mon conseil serait de garder le cap malgré tous les aléas qui ne manqueront pas d’arriver. La finalisation de la réforme du cycle ingénieur est à poursuivre. L’Esisar a connu beaucoup d’évolutions ces dernières années, la consolidation de l’existant permettra de repartir de l’avant avec de nouvelles ambitions.

Un message aux jeunes ?

Eduardo Mendes : Ici, vous recevrez une formation de haut niveau en lien avec le monde industriel dans un institut d’ingénierie, Grenoble INP, et une université de rang mondial, l’UGA, grâce à la qualité de la recherche qui y est menée. Le diplôme délivré est le reflet de cette qualité dont les diplômés peuvent être fiers car il sera un élément important de leur carrière. Et n’oubliez pas de revenir le plus souvent possible à l’école, que ce soit pour la formation des élèves ou pour suivre vous-mêmes des formations, proposer des projets industriels ou accompagner le développement de vos produits par le biais de la plateforme Esynov.

Une évolution, pas une révolution

En attendant la nomination de la nouvelle direction, David Hely, enseignant – chercheur à Grenoble INP – Esisar et au sein du laboratoire de Conception et d’Intégration des Systèmes (LCIS), a été nommé administrateur provisoire. « L’école a passé un palier, notamment dans la reconnaissance de sa formation. Mon objectif ? Appliquer collectivement la dernière réforme pédagogique qui vise à finaliser la réforme de la formation et le renforcement de la structuration. Si l’Esisar est aujourd’hui aussi reconnue, c’est parce qu’elle aborde les systèmes de manière pluridisciplinaire. Les étudiants ont une approche globale, transversale avant de pouvoir se spécialiser sur une thématique. Aussi, nous souhaitons poursuivre l’implication de l’école dans des actions auprès du grand public à l’image des nombreuses initiatives que nous menons dans le domaine de la médiation scientifique et pour l’attractivité des métiers scientifiques. » En termes d’attractivité, l’école pourra toujours s’appuyer sur le financement de 500 000 $ reçu de Google.org pour la formation des futurs professionnels de la cybersécurité !