L’ouragan économique que représente la pandémie du Covid 19 et le confinement généralisé de la planète ouvre la période la plus incertaine de toute l’Histoire contemporaine. Cet événement est à nul autre comparable ; il aura des conséquences immenses dans la manière dont fonctionne le modèle économique mondial.

 

Au premier rang des bouleversements : la finance. L’effondrement des marchés est anecdotique quand un désastre sanitaire déferle sur l’humanité. Néanmoins, les faiblesses issues du contexte antérieur (taux négatifs, interventions massives des banques centrales) se sont traduites par une très grande vulnérabilité du système financier aux chocs. D’ailleurs, les investisseurs ne s’y trompent pas : dans la tourmente boursière, les banques sont les premières victimes de l’effondrement des cours.

 

Des bases à reconstruire

 Une certitude se fait jour : la finance est à reconstruire sur des bases différentes. La finance éthique et responsable qui pouvait passer comme une douce utopie, ou au mieux comme un phénomène relativement marginal, est appelé à devenir l’approche dominante à l’échelle mondiale. En 2019, la montée des exigences RSE était déjà sensible pour répondre au défi climatique et aux attentes de l’opinion publique internationale. Mais si le montant par exemple des émissions de green bonds était significatif, (257.7 milliards de dollars), il demeurait anecdotique au regard du montant total de la dette mondiale (30 000 milliards de dollars avec une échéance moyenne à 5 ans).

 Une accélération de la transformation des produits financiers

 Le grand changement qu’induiront la pandémie et ses conséquences est une accélération extraordinaire du processus de transformation des produits financiers, leur caractère durable et éthique devenant désormais une priorité absolue. La finance se doit d’être responsable pour gérer la survie du tissu économique. Les injections massives de liquidités par les autorités monétaires pour compenser les pertes de chiffres d’affaires, pour assurer le paiement des salariés ou pour éviter les faillites ont un caractère exceptionnel ne tolérant aucun écart dans l’utilisation de ces fonds. La finance est le vecteur de diffusion de ces financements vitaux, elle ne peut s’affranchir de la moindre polémique quant à son fonctionnement.

Le temps de l’investissement

Au-delà de cette période critique dont la durée pourrait être relativement longue, viendra le temps de l’investissement. Un certain nombre de fragilités du modèle économique se révèlent dans la crise aigüe, ils s’ajoutent aux attentes des populations d’un vaste changement de modèle pour construire un développement durable. Le financement à mettre en œuvre donne le vertige. Un Green Deal à plus de mille milliards d’euros, proposé par l’Europe à quelques jours du début de la pandémie, permet de se faire une idée de l’effort à venir.

De nouveaux indicateurs de la performance

 Les techniques de la finance vont se réinventer, avec une part de plus en plus forte de nouvelles technologies, comme la blockchain, les cryptomonnaies, les plateformes numériques connectées et l’utilisation massive de l’intelligence artificielle.

Mais avant tout, ce sont de nouvelles manières de représenter la performance qui vont prévaloir. Une performance qualitative, ouvrant la voie à une autre mesure de la création de richesse, dont les traductions dans les pratiques et les outils de la finance seront considérables. Les indicateurs d’impact seront la pierre angulaire de cette logique de rupture avec les pratiques anciennes. Un monde nouveau est sur le point de s’ouvrir.

 

 

Yes Weglot ! Misez sur une startup multilingue

En 2016, Rémy Berda (Supélec 2011) créé sa start-up Weglot, un service de traduction de sites Internet. Aujourd’hui, l’entreprise a déjà traduit 50 000 sites.

Le Grand témoin – Maud Fontenoy

Défenseure d’une écologie pragmatique et positive, Maud Fontenoy travaille aux côtés de la jeunesse et des entreprises pour que chacun puisse agir pour la planète.

[#PopTaCulture] Ce que la série Big Little Lies nous révèle des nouveaux enjeux de notre génération

Camille Clot, étudiante de KEDGE Business school – Bordeaux, décrypte la série à succès Big Little Lies (HBO) : le reflet de toute une génération.

Décryptons-les : les statuts des grandes écoles de commerce

Public, privé ou consulaire : tour d’horizon des trois statuts juridiques en vigueur pour les grandes écoles de commerce françaises.

La géopolitique, nouveau must have des business schools ?

Comment dompter un monde où la technologie fait loi sans la culture ? C’est pour répondre à cette question que les business schools font désormais de la géopolitique un des meilleurs atouts de leurs formations. Mais comment mettent-elles la culture au service de l’action ?

Agri, agro : il y a du boulot !

Les ingénieurs agronomes sont en première ligne pour accompagner les agriculteurs face aux enjeux climatiques. Les écoles doivent alors adapter leurs programmes pédagogiques.

Ingénieur et apprenti : pourquoi pas moi ?

15% des étudiants en école d’ingénieurs passent aujourd’hui par l’apprentissage. Une voie privilégiée pour entrer facilement dans le monde de l’emploi.

Ingénieur mais pas que : zoom sur les doubles formations

Face à des entreprises qui apprécient de plus en plus les profils hybrides, terminer son cursus avec un double diplôme en poche est un atout pour les ingénieurs.

Les ingés ont la santé

Robot chirurgiens, prothèses ou encore respirateurs, derrière se cachent les ingénieurs. Mise en lumière de cet allié de l’ombre du personnel soignant.

Crypto-monnaies : quand la monnaie change de main

Les crypto-monnaies ont émergé en 2008 et font depuis parler d’elles. De grandes entreprises comme Facebook projettent de créer la leur ainsi que des banques centrales.