Lors d’un échange récent avec la présidente d’une entreprise engagée dans une transformation pour mettre le développement durable au cœur de sa mission et de son business model, celle-ci a affirmé qu’elle n’avait pas besoin d’une directrice ou d’un directeur RSE, mais d’une directrice générale ou d’un directeur général pouvant inspirer, piloter et incarner ce changement de modèle.

 

Loin d’annoncer la fin de la fonction RSE, la présidente interrogée mettait en évidence son rôle stratégique et l’importance des compétences nécessaires au développement de la RSE pour la réussite et la pérennité de l’entreprise. Du coup, celles et ceux qui ont démontré ces compétences ont toutes les chances d’accéder aux plus hautes responsabilités des entreprises.

 

La RSE, compétence indispensable des DG

Après les DG ayant eu un parcours dans le marketing ou la finance, la prochaine génération de DG devrait donc avoir fait ses preuves dans le domaine de la RSE. Une étude menée par Audencia Business School et Centrale Nantes auprès des PME dans la Région Pays de la Loire a permis d’identifier trois familles de compétences pour mettre le développement durable au cœur du business model, de la stratégie et de l’offre de l’entreprise.

Penser la RSE

Il s’agit en premier lieu de savoir penser le développement durable, donc comprendre les grands enjeux dans ce domaine, leur transversalité et leur impact sur les modèles économiques. Sans devoir en être des experts, il est en effet indispensable que les DG aient conscience de l’urgence environnementale, sociale et démocratique pour ne pas passer à côté des attentes de leurs salariés, leurs clients, leurs investisseurs, de la société civile et des pouvoirs publics.

Organiser la RSE

Il convient en deuxième lieu de savoir organiser la démarche RSE, c’est-à-dire fixer des priorités parmi les nombreuses actions possibles et allouer les moyens humains et financiers pour leur mise en œuvre. Là encore, il s’agit d’une compétence que les DG doivent maîtriser pour insuffler le changement à tous les niveaux de l’entreprise. Dans le contexte d’une accélération permanente des changements, on attend de la part des chefs d’entreprises à la fois d’incarner une vision stable et de garantir sa réalisation concrète.

Agir avec les parties prenantes

Enfin, en troisième lieu, pour construire une démarche RSE pertinente et efficace, il faut savoir agir collectivement avec les différentes parties prenantes, internes mais aussi externes. Des salariés, aux clients, en passant par les fournisseurs, les sous-traitants, les financeurs, actionnaires, mais aussi les pouvoirs publics, parfois des ONG, en allant jusqu’aux concurrents pour éviter à tout prix des décisions dans l’entre-soi. Il convient donc de communiquer et travailler en confiance avec des acteurs très divers, en dépassant les conflits d’intérêts. Cette compétence aussi est précieuse pour les DG qui souhaitent inscrire leurs entreprises dans leurs écosystèmes pour créer des relations mutuellement bénéfiques et donc assurer la pérennité de leurs entreprises. Cette convergence des compétences des directrices et directeurs RSE et des DG confirme que la RSE est un enjeu stratégique et contribue à la performance et la pérennité des entreprises. Elle offre l’opportunité de voir naître une nouvelle génération de DG dans laquelle les femmes sont certainement plus représentées, car elles sont surreprésentées dans les fonctions RSE. Surtout, elle rend optimiste sur l’avenir des entreprises et leur potentiel de se transformer pour avoir un impact positif sur la planète et la société !

Espérons donc que ce changement se produise vite et que les instances de gouvernance reconnaîtront le potentiel des directrices et directeurs RSE.

 

 

crédit : F. Sénard / Audencia

André Sobczak, auteur, est Directeur de la Recherche, Directeur Académique, et Titulaire de la Chaire RSE d’Audencia

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