La carte du marathon de San Francisco

En m’installant dans la Silicon Valley, parmi mes objectifs figurait le marathon de San Francisco (www.thesfmarathon.com). Pour l’aborder, je me suis entraîné avec le club de San José (www.sanjosefit.com) qui prépare aux marathons dans une ambiance conviviale avec un cycle de conférences animées par les membres du club. En outre, depuis mon arrivée en Californie, je veille tout particulièrement à l’alimentation en privilégiant systématiquement la nourriture bio. En renfort pour la préparation, j’ai fait une cure de jus de fruits et légumes avec notamment la betterave réputée naturellement bienfaitrice pour la course.

Sur la base de mon dernier semi-marathon de Paris en 1 h 29, je pouvais m’élancer en 2e vague juste après les élites. Le niveau est un peu moins fort qu’en France du fait de l’absence des Kenyans et Ethiopiens. Le départ avait lieu à l’Embarcadero au petit matin à 5 h 32 de nuit. Le temps frais est idéal pour la course ce qui compense une nuit bien courte.

Le train mené au départ est rapide du fait d’un départ simultané avec le semi-marathon qui emprunte le même tracé. Les 5 premiers kilomètres sont plats avec les traversées de Fisherman’s Wharf, Fort Mason où ont été retirés les dossards la veille. Ça monte sèchement et brutalement ensuite. Certains coureurs commencent à décrocher. A contrario mes sensations sont bonnes. Puis la traversée du Golden Gate semble longue, interminable pour certains d’autant que le vent souffle sévèrement. Je m’accroche à un meneur d’allure du semi-marathon en 1 h 35. Je double au bout d’1 km de pont un coureur qui filmait sa traversée avec une Go Pro pour immortaliser ce moment magique et peut-être le partager sur les réseaux sociaux idoines. Les ravitaillements sont rares au début. La montée qui suit le retour du Golden Gate m’assoiffe. Je sais qu’au bout de celle-ci figure un point d’eau salvateur. Puis nous abordons la traversée agréable du Golden Gate Park qui rappelle un peu celle du Bois de Vincennes. Je boucle la première moitié qui comprend plus de dénivelés en moins d’1 h 37.

 

Je ne connais pas le redouté mur du 30e km. Je sens néanmoins au km 32 un très léger début de crampes. J’en profite alors pour doubler les quantités d’eau ingurgitées lors des ravitaillements qui suivent. Ensuite, c’est une légère descente et des lignes droites qui paraissent longues. Je ralentis un peu le rythme pour garder des réserves au cas où. Je double une dizaine de coureurs lors des 7 derniers kilomètres lesquels étaient arrêtés à marcher ou s’étirer ayant peut-être mal gérés leur effort.

La boucle s’achève en longeant le AT&T Park et quelques autres symboles de San Francisco. Finalement je termine en 3 h 20 et me classe 231e sur un peu plus de 6 000 arrivants. Ce marathon draine beaucoup moins de coureurs que les marathons de Paris et de Berlin mais réunit néanmoins 25 000 participants à travers les différentes courses (marathon, les 2 semi-marathons, ultramarathon et un 5 km pour le fun plus que pour le run). Il permet d’avoir un bel aperçu de la ville.

David Fayon

 

Un grand bravo à David Fayon pour cet exploit !