Selon une étude de l’IFOP[1] la capacité d’adaptation est l’un « soft skills » les plus demandés par les entreprises : 84 % des cadres considèrent que savoir s’adapter est l’une des compétences que leur culture d’entreprise met le plus en avant.

 

Comme la meilleure manière de travailler ses capacités d’adaptation est de se confronter à d’autres manières de voir, toutes les écoles et universités prévoient des périodes d’immersion interculturelle. Pour autant, les étudiants en reviennent-ils toujours avec des compétences interculturelles renforcées ? Et est-il forcément nécessaire de partir pour se frotter à d’autres prismes culturels ? Le cours, Pass LAB – Learning Across Border – déconstruit ces idées reçues et permet à chaque étudiant d’acquérir des compétences interculturelles au cours de sa scolarité.

 

Prendre en compte le profil international des étudiants

Les étudiants internationaux vivent la différence culturelle dès le premier jour et doivent être accompagnés et intégrés. Parallèlement, certains étudiants français entrent à l’école avec une expérience internationale conséquente. Pour autant, ils n’ont pas souvent eu l’occasion de faire le point sur les compétences acquises.
En constituant des équipes multiculturelles regroupant ces deux profils, Pass LAB leur donne l’occasion d’éprouver leurs compétences interculturelles en menant ensemble un projet (en 2019 : créer pour le compte de Handicap International des jeux de sensibilisation au handicap).

Briefing, accompagnement et débriefing au cœur de la logique Pass LAB

Le briefing donne des clés pour comprendre certaines différences dans les manières de communiquer, de gérer le temps ou encore de s’investir dans le travail tandis que l’accompagnement (séminaires et points d’étape) ouvre un espace de parole. Le débriefing du projet les invite à produire un REX (Retour d’Expérience) par équipe dans lequel ils analysent comment ils se sont adaptés aux autres… ou pas. Les internationaux s’habituent aux façons de travailler des Français et se lient avec eux. Les Français s’aperçoivent qu’il n’est pas si simple de questionner ses manières de faire lors de la réalisation d’un projet commun. Ces étudiants « éveillés » aux relations interculturelles sont précieux dans l’école, ils assurent le lien entre les étudiants.

La majorité des étudiants entrent à l’école sans expérience internationale et partent quatre à six mois à l’étranger : ainsi, Pass LAB leur propose un cours conçu selon la même logique de briefing – accompagnement – débriefing de l’expérience.

Briefer

Trop souvent, les étudiants partent sans préparation spécifique. Un séminaire réalisé avant le départ leur permet d’anticiper les différences culturelles sans stéréotyper et de combattre une autre idée reçue : la globalisation n’a pas éradiqué les différences culturelles, même chez les jeunes de la génération Z, hyper connectés au monde.

Accompagner 

À travers trois posts sur un blog commentés par un professeur, les étudiants sont incités à entrer en profondeur dans la culture d’accueil : entre leur rapport d’étonnement à leur réflexion sur une thématique (en 2019 : l’expression de l’autorité dans la culture locale) les étudiants ont appris à débusquer les postures ethnocentriques, à dépasser les stéréotypes et à rechercher des clés de compréhension. Ils acquièrent une expertise qui les distingue définitivement du touriste.

Débriefer

Il fait partie intégrante du processus d’apprentissage mais est trop souvent négligé, les entreprises qui gèrent des expatriés étant les premières à méconnaître cette étape cruciale.
Lors des ateliers organisés autour des quatre axes de l’intelligence culturelle (Drive, Action, Knowledge et Strategy), les étudiants analysent leurs succès et échecs et font le point sur les compétences acquises qu’ils apprennent à valoriser auprès des recruteurs.

 Il ne suffit pas de partir pour acquérir ces précieuses compétences : cela se travaille !

 

[1] Septembre 2019

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