interview Sébastien Tran Audencia
© F Sénard-Audencia Business School

Audencia « Penser sur le temps long et avoir du courage managérial sont les clés du futur responsable » – L’interview de Sébastien Tran

Comment Audencia entend-elle œuvrer à un futur responsable ? Réponses de Sébastien Tran, son directeur général, et Maximilien Leveiller, étudiant en PGE, référent de la vie associative et président du BDA 2024.

Pour vous, c’est quoi le futur responsable ?

interview Sébastien Tran Audencia
Sébastien © FSenard

Sébastien Tran. Le fait d’assurer aux futures générations cette capacité de vivre sereinement et dans des conditions acceptables ou meilleures que celles que nous connaissons, malgré les nombreux défis de l’époque. Ce qui demande du courage managérial et politique.

Maximilien Leveiller. Un futur où nos pratiques et actions sont raisonnées et raisonnables et permettent aux générations suivantes d’avoir un développement au moins égal à celui que nous avons vécu.

Comment œuvrez-vous personnellement à ce futur responsable ?

interview Sébastien Tran Audencia
Maximilien Leveiller

ST. C’est facile pour moi, car lorsqu’on travaille dans l’enseignement, on s’inscrit dans une mission éducative qui dépasse l’acquisition de compétences et connaissances pour avoir un métier : on essaye d’influencer le comportement des citoyens de demain.

ML. Aujourd’hui, je suis référent de la vie associative au CA d’Audencia. C’est formidable… mais aussi normal que les étudiants aient leur mot à dire sur les projets et orientations stratégiques de leur école ! Les sujets de transition sociale et de coût des études en école de commerce me tiennent beaucoup à cœur et j’entends bien les porter dans les débats. En tant qu’ancien président du BDA, j’ai travaillé sur l’accessibilité des arts et la culture à un maximum d’étudiants. Cela m’a permis de contribuer, à mon niveau, à l’ouverture d’esprit défendue par Audencia, une école de commerce où ne pense pas qu’à l’entreprise.

Comment continuer à œuvrer pour ce futur responsable dans un contexte aussi mouvementé pour l’enseignement supérieur dans le monde ?

ST. C’est justement dans l’adversité qu’il faut maintenir des positions fortes. On parle évidemment beaucoup de ce qu’il se passe aux USA, mais on constate des formes de repli et de protectionnisme dans beaucoup de pays, y compris aux portes ou au sein même de l’Europe. Il est indispensable que l’enseignement supérieur européen poursuive ses actions en matière d’interculturalité, socle d’une société qui reste, de toute façon, dans une logique d’interdépendance accrue. Dès lors que l’on vit dans une société mondialisée, il faut former des jeunes capables de mettre en perspective des idées, d’avoir un point de vue critique et de remettre les fondamentaux au centre du débat. Sans oublier qu’une expérience à l’international est toujours un déclic qui permet, aussi, de voir la France différemment.

ML. Je viens de partir en Chine, un pays rempli de contradictions, où je vais pouvoir échanger avec des étudiant locaux, mais aussi du monde entier. Je suis sûr que j’en reviendrai avec une vision complétée du monde.

Quel rôle pour Gaïa dans la construction de ce futur responsable ?

ST. La culture Gaïa s’est infusée dans tous nos programmes initiaux. Désormais, nous souhaitons mettre l’accent sur la création de programmes et de diplômes en executive education, pour répondre à une demande croissante des entreprises sur les sujets de transitions environnementales. Nous souhaitons aussi y pousser des sujets autour de la santé.

Votre message aux étudiants d’Audencia pour construire, ensemble, un futur responsable ?

ST. La capacité de penser sur le temps long et le courage managérial sont les clés de la pérennité de ce futur responsable.

Et aux dirigeants d’Audencia ? 

ML. Continuez à créer du dialogue avec les étudiants pour qu’ils puissent se saisir d’un maximum d’opportunités et que l’école soit en cohérence avec leurs attentes. Aidez-nous à hybrider les sujets et les compétences pour qu’Audencia reste ce lieu de créativité qui nous permettra de faire valoir notre individualité dans le mode du travail.