« Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts ». C’est ainsi qu’Isaac Newton, il y a plus de 300 ans, pointait déjà les faiblesses de l’entre-soi, et probablement la peur de l’autre, ou plutôt, la peur que l’autre s’empare de ce que l’on possède. Heureusement, à l’heure de concurrences féroces sur les marchés, quels qu’ils soient, le recours à des acteurs dont le cœur de discipline est extérieur à ce marché, a fait ses preuves. Plus encore, il permet d’affirmer un positionnement unique.

 

Des valeurs communes et une conviction

Au même titre que l’innovation et la responsabilité, la coopération est une des valeurs d’Audencia. Elle est même l’une des conditions de son innovation. L’approche collaborative de l’école est ainsi depuis longtemps ancrée au cœur de son ADN. Dès le début des années 2000, Audencia s’est rapprochée de Centrale Nantes. Quelques années plus tard naît le double-diplôme ingénieur-manager, qui répond aux nouveaux besoins des entreprises, dont les approches se doivent d’être systémiques, et donc interdisciplinaires. Parce que l’innovation ne se trouve pas au cœur d’une discipline, mais très souvent au carrefour de plusieurs d’entre elles. En 2014, les deux écoles créent une alliance structurante avec l’ensa, l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes, pour créer une offre innovante et unique dans l’enseignement supérieur. Cette étape clé a donné le ton à toute l’approche d’Audencia en matière d’hybridation des compétences. Elle est basée sur cette conviction que c’est en croisant les disciplines, que nous formerons les étudiants aux métiers de demain. Cinq ans plus tard, toutes les combinaisons de doubles-diplômes entre ingénierie, management et architecture existent.

L’hybridation à l’épreuve du marché de l’emploi

S’il est bien un indicateur de performance, c’est le verdict des recruteurs, chargés de trouver ceux qui sauront piloter la transformation de leur entreprise. Le pari s’est avéré gagnant. Preuve en est, 96 % de nos diplômés ingénieurs-managers ont trouvé un emploi moins de deux mois après l’obtention de leur diplôme (contre 93 % pour les diplômés Grande Ecole). Et c’est probablement parce que ce type de profils est rare et recherché que le salaire brut annuel de ces « talents » double-diplômés dépasse celui de leurs collègues diplômés Grande Ecole de 2224 €… dès le premier emploi (46 639 € contre 41 415 € d’après l’enquête « Que font nos diplômés » de 2018).

Explorer tout le potentiel de l’hybridation des compétences…

Depuis, l’école a multiplié l’offre offerte aux étudiants en matière d’interdisciplinarité. Beaux-arts, droit, sciences politiques, code, gaming, cinéma d’animation, pour n’en citer que quelques-uns, sont venus agrandir la palette de cursus proposés. En mai dernier, l’école lançait même, avec la communauté d’agglomération de Grand Cognac et le Centre Universitaire de la Charente, une filière de formation dédiée aux spiritueux et à l’art de vivre à la française. Elle poursuit cette logique partenariale, qui consiste à s’entourer des meilleurs dans leur domaine, pour garantir l’excellence et la qualité des programmes. Là encore, elle répondait à un enjeu RH, car ce territoire connaît un déficit de formations dédiées pour « alimenter » en talents les grands acteurs charentais du marché du cognac par exemple. A l’international aussi, l’école développe ses activités en coopération avec des institutions locales. Ainsi est née dès 2016 Shenzhen Audencia Business School en Chine, en partenariat avec l’université de Shenzhen, ou encore le Collaborative Institute for Global Agribusiness avec des partenaires experts sud-américains et africains.

Des startups nées de l’hybridation

En matière de création d’entreprise aussi, les exemples ne manquent pas. Lone Stone Studio est une agence de conseil en gaming née de la rencontre entre deux diplômés ingénieurs-managers d’Audencia, et qui compte déjà aujourd’hui 17 salariés !

L’incubateur commun de l’alliance Centrale-Audencia-Ensa n’est pas en reste. Smartenon, une de ses startups, a été créée par Cyril Banos, diplômé de Centrale Nantes mais aussi d’un Mastère Spécialisé® d’Audencia. Elle illustre à merveille l’alliance, et l’innovation qui émerge du dialogue entre ingénierie, management et architecture, car elle est spécialisée en transition numérique et durable du bâtiment.

Nul doute que c’est bien à la croisée des chemins que naîtront nombre des solutions qui résoudront les enjeux économiques et environnementaux actuels !

crédit : F. Sénard / Audencia

L’auteur est Christophe Germain, Directeur Général d’Audencia