Un plan national pour favoriser la réussite en licence a été initié en 2007. C’est en effet le cycle universitaire qui voit le plus d’abandons ou d’échecs. La réponse apportée vise à accompagner chacun dans la construction de son parcours et de son projet.

 

Le SOIP de l’UCP organise des réunions d’information pour les étudiants de licence

Le SOIP de l’UCP organise des réunions d’information pour les étudiants de licence

3 ÉTUDIANTS SUR 10 DÉCROCHENT EN FIN DE 1ÈRE ANNÉE
En 2013, 27 % des étudiants bouclent leur licence en 3 ans tandis que 3 sur 10 quittent l’université à la fin de la 1e année et 25 % la redoublent. Si certains se réorientent et d’autres travaillent, l’échec reste massif. Force est de constater que si l’université ne sélectionne pas à l’entrée, une sélection s’opère mécaniquement à l’issue de la L1…

 

UN ACCOMPAGNEMENT RENFORCÉ
Le plan de 2007 alloue un budget pour financer un accompagnement renforcé des étudiants. La mise en oeuvre au départ disparate, est maintenant générale. « Il ne faut pas croire que les universités ne se souciaient pas de la réussite de leurs étudiants, souligne Gilles Roussel, président de la commission de la formation et insertion professionnelle de la CPU. Les moyens supplémentaires alloués permettent d’accroître l’accompagnement et le suivi individuel. »
Les universités nouent des contacts précoces avec les lycéens, durant la procédure APB pour se repérer, proposent un avis d’orientation (voir encadré). « Il s’agit de les informer sur les filières et leurs débouchés, explique Gilles Roussel. Mais aussi de leur faire comprendre le fonctionnement et les codes de l’université. »
Les deux piliers du plan réussite en licence sont l’accueil et le renforcement de l’accompagnement. Les services d’orientation et insertion professionnelle (SOIP) ont mis en place des parcours de réussite et d’insertion. 63 bacheliers sur 100 étudient à l’université. L’enjeu est donc d’assumer l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur et de mieux faire réussir le plus grand nombre. « Tout ce qui rend l’université moins impersonnelle aide à prévenir l’échec ou l’abandon : cours en petits effectifs, sorties, tutorat, parcours différencié, conseils au SOIP… »

 

« Ce n’est pas l’université qui est facteur d’échec, c’est le système de passage entre le secondaire et le supérieur qui pose problème. Or, on sait que bien accompagné, un étudiant qui a réellement choisi son orientation a toutes les chances de réussir à l’université. »
Gilles Roussel, président de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, président de la commission de la formation et insertion professionnelle de la conférence des
présidents d’université

 

PASSERELLES ET RÉORIENTATION
Pour les étudiants qui ont du mal à démarrer ou s’adapter, la solution du semestre décalé fonctionne bien. « On leur donne du temps pour valider leurs unités, la licence se fait en 4 ans. » Pour celui qui est mal orienté, ou à qui l’environnement universitaire ne convient pas, il existe des passerelles vers d’autres disciplines ou les BTS et DUT.

 

 

SABINE LEPEZ, RESPONSABLE DU SERVICE D’ORIENTATION ET D’INSERTION PROFESSIONNELLE (SOIP) DE L’UNIVERSITÉ DE CERGY-PONTOISE (UCP)
Comment se développe l’accompagnement des étudiants à l’UCP ?

Il a été crescendo depuis 2007. Nos dispositifs sont co-construits et co-animés avec les enseignants et les personnels. Notre objectif est de favoriser la réussite de chacun, de le guider et l’accompagner afin qu’il s’approprie ce qu’est l’université et surtout son ambition, le parcours à réaliser pour l’atteindre.
Quels sont vos dispositifs phares ?

• Un système d’information des lycéens, nous en recevons plusieurs centaines pour les mercredis de l’université ou des journées d’immersion.
• Le service d’orientation active au moment d’APB.
• Une semaine d’intégration pour les nouveaux étudiants.
• Des référents dans les composantes pour identifier et accompagner les élèves en difficultés.
• Une vice-présidente en charge de la réussite étudiante.
• Un suivi rapproché durant le premier semestre pour les étudiants «fragiles».
• Un dispositif de remédiation adapté aux profils de décrocheurs, avec la possibilité d’une réorientation fin septembre, de débuter une nouvelle formation en janvier, de faire un semestre nouveau départ intra-composante.
• Le SOIP reçoit en ateliers collectifs et entretiens individuels (300 étudiants entre septembre et avril).
L’orientation active se développe

L’orientation active est la possibilité pour l’élève de terminale de soumettre son choix d’orientation à l’université qu’il cible pour obtenir un avis d’orientation rendu par des enseignants.

 

A. D-F