Cap sur l’édition 2020 de la Semaine de la Créativité et de l’Innovation ! Organisée par Institut Mines-Télécom Business School, elle se tiendra du 2 au 6 novembre prochain. Pour la première fois cette année, IMT-BS a organisé, en amont, une rencontre entre les différents intervenants de l’évènement, afin d’en présenter les enjeux et thématiques.

C‘est plus de 450 étudiants de master 1 d’Institut Mines-Télécom Business School et de Télécom SudParis qui participeront cette année à la Semaine de la Créativité et de l’Innovation, un programme majeur de leur scolarité. Nouvelle formule pour l’édition 2020 : de nombreux speakers aux profils très variés seront présents : managers de grandes entreprises (IBM Security France, IBM, PWC…), enseignants-chercheurs, auteur-compositeurs, chef étoilé, etc.

Crise sanitaire oblige, cette édition sera particulière. « Nous souhaitons que l’événement se déroule plutôt en présentiel, notamment pour le travail de groupe, mais nous pouvons aussi, si besoin, basculer en distanciel, notamment pour les conférences », expose Denis Guibard, directeur d’Institut Mines-Télécom Business School.

Une semaine, trois thématiques

L’édition 2020 sera organisée autour de trois thématiques :

– « Le transhumanisme mythe ou réalité, qu’en penser ? » par Alain Graesel, ingénieur conseil en organisation et professeur associé en Stratégie à l’ENSI des Mines de Nancy

– « La nécessaire renaissance de l’industrie française, les économies créatives », par Olivier Lluansi, associé chez PWC / Stratégy & New York

– « Le prochain virus sera cyber », par Alain Bauer, professeur titulaire de la Chaire de Criminologie du Conservatoire National des Art et Métiers, consultant en sécurité.

Le but ? Développer les connaissances et la créativité des étudiants sur la transformation de l’industrie française, accélérée par la crise économique actuelle. « Cette semaine permet de générer des idées pour les étudiants », confirme Denis Guibard.

Un parcours autour de l’innovation

La Semaine de la Créativité et l’Innovation s’inscrit en effet dans un parcours autour de l’innovation, de la créativité et de l’entrepreneuriat qui inclut plusieurs temps au cours de la scolarité des étudiants. « Au 2e semestre de deuxième année, ils participent au Challenge Projets d’Entreprendre, qui mélange des étudiants de Télécom ParisSud, Institut Mines-Télécom Business School et de l’ENSIIE, décrit Denis Guibard. Pendant une semaine, les étudiants réfléchissent à un projet de startup qu’ils pitchent à la fin devant un jury. »

Ceux qui le souhaitent peuvent ensuite choisir en dernière année une majeur Entrepreneuriat pour faire avancer leur projet et intégrer l’incubateur IMT Starter. « Notre incubateur n’a pas pour fonction d’accueillir uniquement des startups mais aussi d’être aussi un outil pédagogique pour nos étudiants, explique le directeur de l’Institut. Chaque année, une quinzaine de projets sont sélectionnés pour être incubés, dont la moitié environ sont des projets étudiants. »

Avec ces projets autour de l’innovation, IMT-BS développe « l’esprit d’entrepreneur » chez ses étudiants. « Pas seulement à la sortie des études mais pour toute leur vie ! L’intrapreneuriat permet de générer de nouvelles idées dans les entreprises, qui sont en demande ».

Des startups made in IMT-BS !

L’incubateur IMT Starter permet aux étudiants qui le souhaitent de se lancer dans l’entrepreneuriat. C’est le cas notamment d’Eva Le Gal-Ostrzega, Paul Huguet, et deux autre étudiants ingénieurs tout juste diplômés cette année de Télécom SudParis.

Eva Le Gal-Ostrzega et Paul Huguet ont créé VocaCoach.

 Incubés, ils ont développé l’application VocaCoach. « C’est un outil complet de coaching à l’expression orale. L‘utilisateur se filme avec un téléphone pendant un speech et l’application fait un feedback sur les silences, les hésitations,  la posture, le regard… », explique Paul Huguet. « Aujourd’hui, les soft skills sont très importantes en entreprise, comme savoir parler de ses projets professionnels à l’oral par exemple. Notre outils permet de progresser là-dessus, sans avoir besoin de faire appel à un coach », ajoute Eva Le Gal-Ostrzega.

Leur projet est né lors du Challenge Projets d’Entreprendre. « J’ai toujours eu envie de créer une entreprise mais je n’avais pas les connaissances techniques. Les cours, la rencontre avec ma future équipe et l’incubateur ont été des opportunités incroyables qui ont permis de développer le projet », assure Paul. « La semaine du Challenge a été un déclic pour moi », confirme Eva.
Les deux entrepreneurs animeront un atelier lors de la semaine de la créativité.

Une startup EdTech

Maxime Moru, Karoly Fogarassy et Lucas Miallet sont les cofondateurs de Lulu & Kroy.

Karoly Fogarassy, Lucas Miallet et Maxime Moru sont eux diplômés depuis deux ans. Ensemble, ils ont lancé Lulu & Kroy. L’objectif : « Transformer le temps d’écran en temps de lecture chez les 6-12 ans », présente Karoly Fogarassy. La startup propose une expérience de lecture, durant laquelle les enfants prennent en main le récit. « L’écran permet d’introduire la lecture ».
Lulu & Kroy compte aujourd’hui 15 000 utilisateurs et cherchent 600 000 € pour se développer. « C’est un produit des grandes écoles, qui nous ont formés, permis d’être incubés… Nous avons aussi eu un prêt de la fondation des Mines… », sourit Karoly Fogarassy.