LE DISPOSITIF DE VOLONTARIAT INTERNATIONAL EN ENTREPRISE, LE V.I.E., EXISTE DEPUIS 2001. CE STATUT UNIQUE AU MONDE EST UN LEVIER TRÈS RECHERCHÉ DES JEUNES DIPLO^MÉS DÉSIREUX D’ENGAGER LEUR CARRIÈRE À L’INTERNATIONAL. IL EST AUSSI POUR LES ENTREPRISES, UN VECTEUR DE TALENTS POUR ACCOMPAGNER LEUR DÉVELOPPEMENT À L’EXPORT.

Le V.I.E. a été mis en place afin de donner aux entreprises françaises les moyens humains de leur développement à l’export. Le statut du V.I.E. offre de nombreux avantages explique Muriel Pénicaud, Ambassadrice déléguée aux investissements internationaux, Directrice générale de Business France :  « protection sociale, indemnité défiscalisée et expérience prise en compte au titre du régime de retraite. »

QUI PEUT RÉALISER UN V.I.E. ?

Ce dispositif d’adresse aux jeunes Français et aux ressortissants de l’Espace économique européen, âgés de 18 à28 ans. 55 000 jeunes en ont déjà bénéficié, pour le compte de plus de 6 000 entreprises dans près de 130 pays.

QUELS SONT LES BÉNÉFICES DU V.I.E. ?

Le V.I.E. est un accélérateur de professionnalisation et facilite l’entrée sur le marché du travail. Ainsi, souligne Muriel Pénicaud, « un an après la fin de leur mission, 97 % des anciens volontaires ont occupé au moins un emploi et 92 % sont en emploi tandis que 95 % des entreprises considèrent le dispositif comme un vivier de recrutement pour des salariés de valeur. »

CONCRÈTEMENT :

65 % des entreprises utilisatrices considèrent que le V.I.E. a eu un impact direct sur leur implantation commerciale ; 73 % ont vu leur chiffre d’affaires progresser, et 60 % affirment avoir gagné de nouveaux clients.

Objectif 10 000 V.I.E. en 2017

« Le développement du V.I.E. est une des priorités de Business France. Notre objectif : atteindre 10 000 V.I.E. en poste à l’horizon 2017. » 

3 questions à Léa Luce (ENSEA 2012) en V.I.E. au Japon au sein de la Electronic business line chez Air Liquide. Elle est sales analyst & customer account program coordinator.

Qu’est-ce qui vous a décidé à débuter votre carrière en V.I.E. ?

J’ai eu la chance de réaliser une 1ère expérience à l’international pendant mon stage de fin d’études d’ingénieur, à Singapour. Travailler dans un environnement nouveau est un challenge, surtout quand on est confronté à des cultures complètement différentes du modèle européen comme c’est le cas en Asie. Le V.I.E. facilite le départ à l’étranger, qui hors de ce dispositif s’avère compliqué pour la recherche du travail, du visa, etc. Cela permet d’être encadré pour un bon départ, et apporte souvent plus de sécurité qu’un contrat local. Toutes les offres de V.I.E. sont regroupées sur un seul site ce qui facilite la recherche.

Qu’apprenez-vous concrètement sur vous-même et sur votre futur métier durant cette expérience ?

J’ai eu la chance d’avoir un contrat de 2 ans au Japon (la durée maximale) ce qui me laisse le temps de beaucoup m’investir dans ma mission, de comprendre les challenges qu’elle représente et la valeur que je peux apporter à l’entreprise. Le périmètre de ma mission étant assez large, j’ai été confrontée à des situations variées et j’ai pu découvrir différentes facettes du marketing. Une mission de V.I.E. peut être flexible. D’une année sur l’autre on peut être amené à être réorienté sur le sujet que l’on préfère, sur un nouveau sujet, ou bien continuer en profondeur sur la première assignation et gagner en responsabilité.

En quoi pensez-vous que ce dispositif sera un booster pour votre carrière et un levier pour exercer à l’international ?

C’est évidemment un levier pour continuer dans le pays de la mission. Pendant deux ans, nous avons le temps de créer des liens avec les équipes locales, de faire du networking. Le V.I.E. au sein d’un groupe international permet aussi de trouver des opportunités dans d’autres pays.

« Partir à l’étranger permet de montrer ses capacités d’adaptation, de flexibilité et d’ouverture d’esprit qui sont indispensables pour travailler dans un milieu international.  »

 

Par Ariane Despierres-Féry