Triple couronne, labels de qualité, accréditations nationales ou internationales : le Graal pour les business schools françaises ! Mais quel est le véritable impact de ces reconnaissances pour leur communauté ? Formation et employabilité : qu’est-ce que ça change vraiment ? Décryptage.

 

AMBA, EQUIS, AACSB : c’est la vie ! Reconnaissances internationales de l’excellence d’un établissement ou de ses formations, ces accréditations sont littéralement devenues vitales pour les business schools immergées dans un écosystème mondialisé. D’autant plus qu’elles ne sont que 1 % à détenir les trois précieux sésames. Mais une fois ces trois couronnes obtenues, les écoles en veulent encore ! « Il faut relativiser la notion de triple accréditation. L’EFMD a par exemple lancé une batterie d’accréditations très sérieuses. Aujourd’hui l’enjeu n’est plus seulement d’être triple mais bien multi accrédité », affirme Alice Guilhon, DG de SKEMA BS.

Un gage de qualité

Objectif premier de ces labels ? Montrer pattes blanches. « Soit on est dans le club des 1 %, soit on n’y est pas. Si les élèves ne savent pas à quoi  correspondent exactement ces accréditations, ils savent que seul un tout petit groupe d’écoles les détiennent. C’est une norme qui nous classe dans l’excellence et ça les rassure. De fait, perdre une accréditation s’avère dramatique pour un établissement », ajoute-t-elle.

Une évaluation objective

Une marque d’excellence donc, évaluée par les pairs sur des critères drastiques : nombre de professeurs par étudiants, pourcentage de doctorants, nombre d’alumni, liens avec le monde professionnel… « Contrairement à certains classements, il ne s’agit pas d’une estimation sur papier mais bien de critères pointus, évalués de façon très précise, sur les campus et pendant plusieurs jours. Preuves de notre réponse aux meilleurs standards mondiaux, elles nous garantissent une visibilité mondiale au meilleur niveau et assurent, de fait, la meilleure employabilité possible à nos diplômés », précise Jean-Philippe Ammeux, DG de l’IESEG.

Une voie d’amélioration continue

De quoi motiver les écoles à se poser les bonnes questions et se remettre en cause de façon permanente. « Lors d’un audit, on entend parfois des choses pas très agréables. Alors qu’on pense être bons sur un critère, on peut en réalité être en retard au niveau international. Ce critère objectif d’amélioration est aussi un vrai levier de motivation en interne », indique Herbert Castéran, DG d’EM Strasbourg. « C’est une boucle d’amélioration phénoménale. Dire à sa gouvernance qu’il faut travailler sur tel critère pour entrer dans le cadre d’une accréditation : l’argument qui tue ! » ajoute la DG de SKEMA BS.

 

Et les labels de la CGE ? Au-delà des accréditations internationales, les accréditations de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) sont aussi dans le viseur des business schools françaises. « Alors que les formations foisonnent, il reste des besoins non couverts par les systèmes d’accréditation sur bon nombre de segments. Nous agissons donc en subsidiarité, en complément, des accréditations existant déjà sur le PGE par exemple. Nos labels attestent ainsi de la qualité de formations spécifiques : mastères spécialisés, MSc et Master of Science, entre autres. La CGE entend se positionner sur la qualité pédagogique et sur l’employabilité des étudiants de ces programmes. Octroyée pour 2 ans et pouvant être renouvelée au maximum pour 6 ans, chaque accréditation fait l’objet d’un suivi dans le temps », indique Christophe Dignes, directeur de Télécom SudParis et président de la commission Accréditations de la CGE. Pour coller au plus près des évolutions du secteur, la CGE vient également de créer le label 4 digital, permettant aux écoles de déposer des programmes de MS et MSc mis en œuvre de façon entièrement numérique.

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