Destination en vogue pour les étudiants du monde entier, Montréal est classée première ville étudiante par le classement QS Best Student Cities 2017. Pourquoi ce succès ? A quoi ressemble la vie étudiante à Montréal ? Réponses de Michèle Glémaud, Directrice Générale du service de l’admission et du recrutement de l’Université de Montréal (UdeM). Par Ambroise Le Corre

 

Pourquoi étudier à l’université de Montréal ?

  • Pour apprendre l’anglais ;
  • Pour le modèle pédagogique nord-américain, différent du système européen ;
  • Les professeurs sont très accessibles, leur rapport avec les étudiants est très égalitaire. Ils les incitent à développer une réflexion autonome en leur donnant un sujet, que les étudiants traitent en groupes. Cela génère du débat, stimule le regard critique, permet e confronter les points de vue, et les perspectives.
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  • Pour la logique interdisciplinaire. Les étudiants choisissent leurs cours à la carte. Ils optent pour une spécialité mais ne se ferment pas aux autres domaines. C’est important de développer une ouverture d’esprit car nous formons les jeunes qui gèreront le monde de demain. Les enjeux de l’avenir seront réglés par une variété de personnes qui trouveront ensemble des solutions innovantes : c’est donc essentiel pour les étudiants de confronter leurs idées, leurs savoirs ;
  • L’université est une ville dans la ville, où les étudiants ont tout à disposition : cinéma, centre sportif … ils n’ont pas envie d’en repartir !

 

Montréal élue meilleure ville étudiante du monde … c’est sympa alors ?

François et Daisy, étudiants français à Montréal, sont séduits. « Il y a un apaisement, une ouverture d’esprit, une tolérance qui font du bien ! », selon Daisy. François, lui, voit l’opportunité pour chacun de  « s’affirmer comme il est. Il y a une volonté d’accueillir, de faire en sorte que chacun se sente chez lui ici. On se sent bien à Montréal ». « La situation géographique est unique avec de magnifiques paysages à proximité. Et la vie reste peu chère ! La population est multiculturelle, internationale : la rencontre du Vieux Continent et du Nouveau Monde, un choc de cultures unique ! », conclut Daisy.

 

Daisy Le Corre à l'Université de Montréal ©Kathy Chaput

Daisy Le Corre à l’Université de Montréal ©Kathy Chaput

 

Comment postuler ?

Notre stratégie de recrutement vise le monde entier. La sélection est basée sur la personnalité et le potentiel de l’étudiant, et non pas sur de purs résultats scolaires. Pour certains cursus, nous testons les candidats en situation de collaboration, de critique, en les confrontant parfois à des questions d’éthique. Grâce à cette méthode, nous composons des promotions diversifiées !

Un test permet de déterminer quel domaine correspond le mieux au profil de l’étudiant. Il est complété par un dossier de candidature. Toute la procédure se fait en ligne : http://www.umontreal.ca/ Le dossier est soumis à la sélection moyennant des frais d’admission (maximum 94 $ – soit environ 67 €).

Pour les frais de scolarité, un crédit est facturé 240 $ (173 €) environ, soit plus ou moins 3 600 $ (2 606 €) par trimestre pour 15 crédits, plus quelques frais annexes.

 

Comment sont accompagnés les étudiants français ?

Le bureau des étudiants internationaux les aide dans leur vie étudiante : administration, choix de cours, conseils sur le logement… Nous organisons des Fêtes de la Rentrée, consacrées à l’accueil et à l’intégration des étudiants. Au sein  de la communauté française aussi il y a une belle entraide : ceux qui ont l’expérience de Montréal partagent leurs bons plans ! Il y a toujours cette préoccupation d’accueillir, de bien vivre ensemble.

 

François Bousquet à l'Université de Montréal ©UdeM

François Bousquet à l’Université de Montréal ©UdeM

 

Pourquoi est-ce intéressant pour l’université de Montréal d’accueillir des étudiants français ?

La « French touch » plaît partout, surtout au Canada dont l’une des régions est francophone. Il y a une très bonne dynamique entre culture française et canadienne. Les étudiants français enrichissent le débat en apportant leur point de vue et leur expérience de la pédagogie française. Et les canadiens adorent être dans des groupes de discussions avec des français, ils s’entendent toujours bien et ça diversifie les perspectives. Et surtout, ils nous apportent leur esprit français, leur arrogance (rires) !

Daisy Le Corre, étudiante en quête de nouveauté à Montréal

« A la fin de mon master 1 en France, j’ai cherché de nouvelles perspectives pour mes projets de recherche en littérature. A Montréal, j’explore de nouvelles pistes dans une maîtrise en littératures de langue française, je fais des rencontres qui m’aident dans mes travaux. J’ai beaucoup appris sur moi-même. Ici, on devient modeste : on rencontre des gens à la tête très, très bien faite qui échangent avec vous par pur plaisir de transmettre leur savoir et d’en recevoir. Ils sont d’une humilité impressionnante ».

François Bousquet a trouvé à Montréal le modèle pédagogique qui lui correspond

« J’ai commencé une prépa en France mais ça ne m’allait pas, donc j’ai intégré une licence en équivalence à Montréal. Je me suis inscrit dans un programme d’études internationales, avec une spécialité Économie et Administration. J’y ai découvert un état d’esprit que j’aime beaucoup, une ouverture sur le monde et les autres que je n’avais jamais rencontrée. On est loin de l’élitisme, de l’esprit de concours à la française. J’ai trouvé ma place, la place de celui que je veux être. »