Chaque année, quelque 8 000 jeunes Français partent étudier dans une université américaine, un chiffre en hausse de 5 % ces cinq dernières années. Parmi eux, près de 250 intègrent les trois premières du classement de Shanghai : Harvard, Stanford et le MIT. Comment faire le bon choix ? Suivez le guide.

Harvard Business School

Harvard Business School

Massachusetts Institute of Technology
Formation et expérience requises : environ 75 % des élèves viennent d’une école d’ingénieurs. L’expérience professionnelle est un véritable plus.
Profil recherché : originalité et expérience professionnelle pour se démarquer.
Nombre d’étudiants français : environ 70 par an.
Enseignement : échanges entre élèves et professeurs / chercheurs, quasi aussi nombreux.
L’avis d’un diplômé :
« J’ai été fascinée par ce campus. Le laboratoire MediaLab, unique au monde, réunit les convergences entre l’art, l’architecture et les technologies. Donc une ouverture vers le monde inimaginable. » s’enthousiasme Thérèse Vien, présidente du MIT Club de France

 

Stanford Graduate School of Business
Formation et expérience requises : pas d’exigence académique particulière mais en moyenne trois ans d’expérience professionnelle.
Profil recherché : qualités personnelles appréciées et projet précis envisagé.
Nombre d’étudiants français : environ 80 par an, dont une quinzaine en MBA.
Enseignement : une combinaison de la méthode des cas et de cours plus théoriques.
L’avis du diplômé :
« La Silicon Valley est une conséquence directe de Stanford. L’université incite à l’entrepreneuriat et l’innovation. Il y a un esprit qui favorise l’épanouissement des individus. C’est presque aussi important que le contenu des cours. »
Bertrand Cochi, président du Stanford Club of France

 

Harvard Business School
Formation et expérience requises : diplôme de grande école ou licence, et si possible une expérience professionnelle de 3-4 ans.
Profil recherché : leader, esprit d’entrepreneur.
Nombre d’étudiants français : une centaine de Français par an dans ses dix facultés, dont une quinzaine en MBA.
Enseignement : la méthode des cas.
L’avis d’un diplômé :
« D’un point de vue académique, un étudiant français en école de commerce ou d’ingénieur a tout à fait le niveau pour intégrer à condition qu’il soit passionné et qu’il ait un bon dossier. »
Fabrice Cavarretta, professeur à l’ESSEC

 

Environ un candidat sur dix intègre ces fameuses universités. Pour mettre toutes les chances de son côté, encore faut-il savoir exactement ce que l’on veut. « Le plus pour intégrer ? Aimez ce que vous faites, conseille Fabrice Cavarretta, professeur à l’ESSEC et diplômé de Stanford et d’Harvard. La principale différence entre Stanford et Harvard : l’une est en Californie et l’autre en Nouvelle Angleterre ! Il y a moins de différences entre ces deux universités qu’entre leurs propres écoles internes. »

 

Comment financer vos études ?
Environ 100 à 120 000 dollars par an de frais ! Heureusement les entreprises, les universités ou des organismes privés peuvent vous aider à financer vos études. « J’ai obtenu la bourse du ministère des Affaires étrangères, à hauteur de 10 000 dollars, qui couvrait à l’époque, en 1983, entièrement les « tuition fees » – frais d’inscription -, explique Thérèse Vien. Sur place, j’ai pu occuper des postes de teaching assistant et de research assistant. Résultat, la 2e année, le MIT m’a ‘’offert’’ les frais d’inscription. » Stanford, qui possède une partie de Google, finance ainsi 80 % des ‘’admissions fees’’ des étudiants post-Bac : « Stanford est au coeur du développement de la Silicon Valley. La proximité avec les entreprises aide à obtenir une bourse », explique Bertrand Cochi. Bon à savoir ! Pour vous renseigner sur les bourses disponibles : http://www.fulbright-france.org