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Mines Saint-Etienne fait évoluer son mode de financement public-privé

À partir de la rentrée universitaire, l’École des Mines de Saint-Étienne met en place un nouveau modèle de fonctionnement afin de faire évoluer l’équilibre de ses financements publics – privés. Cette évolution s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’École : faire de Mines Saint-Étienne une école d’ingénieurs responsable, moteur d’innovations à impact sociétal, au service de la santé et de l’industrie du futur.

Pour Jacques Fayolle, directeur de Mines Saint-Etienne : « Dans un contexte où l’enseignement supérieur évolue, les écoles doivent s’adapter et diversifier leurs financements. Les entreprises sont des partenaires naturels et nous devons intensifier nos relations. Aujourd’hui, notre budget repose à 60 % sur des financements publics et à 40 % sur des fonds privés. À horizon 10 ans, nous voulons inverser ces proportions, sans devenir un établissement privé. Nous entendons rester fidèle à notre mission de service public : former des ingénieurs responsables et innovants pour répondre aux grands défis sociétaux. »

Nouveau fonctionnement public-privé

Dans le contexte budgétaire actuel qui impose à chaque institution de revoir son fonctionnement, Mines SaintEtienne répond à ce challenge suivant 3 leviers :

  • Optimisation de nos charges en requestionnant finement chaque poste de dépenses.
  • Facturation au juste prix de nos actions de formation et de recherche.
  • Développement de nouveaux partenariats pour accroître nos ressources propres.

En septembre 2025, un poste de Directeur·trice du développement est créé. Sa mission : mobiliser de nouvelles ressources, notamment auprès des entreprises, et piloter une véritable démarche de conduite du changement vers un modèle de financement public-privé. 

L’École intensifie ainsi ses partenariats de recherche et d’innovation avec les entreprises. Un nouveau système de contribution sur les contrats de formation et recherche est instauré dans la construction du budget 2026 pour viser ka facturation en cout réellement complet. Les plateformes technologiques de l’École (FutureMedecine, DIWII, Twin…) sont intégrées à cette nouvelle dynamique, au sein de la direction du développement, pour devenir de véritables leviers de croissance.

Le développement de la formation tout au long de la vie (FTLV) constitue un autre levier de diversification des ressources. Les Mastères Spécialisés font l’objet d’une réforme de leur modèle économique pour mieux prendre en compte l’ensemble des coûts, en intégrant le soutien clef des grands projets de montée en compétences (l’école est partie prenante de 7 AMI CMA tels que Train Cyber Expert, MACMIA, ou encore MEDEI) mais également de projets européens. 

Pour accroître ses partenariats avec les entreprises, l’École et son réseau d’alumni renforcent leurs relations, à travers des rendez-vous consacrés à la stratégie, au mécénat, aux partenariats industriels et à la recherche.

L’international est également un axe clé de diversification, notamment grâce aux projets européens. Notons que l’École est déjà impliquée dans plusieurs programmes, dont le projet FBI, autour des implants cérébraux en neuroélectronique, et le projet RAVES qui vise à recycler l’acier pour l’automobile ou encore le projet ENFIELD qui a pour objectif de développer une recherche fondamentale d’une IA adaptive, verte, centrée sur l’Homme et de confiance.

Avec ce nouveau modèle, Mines Saint-Étienne vise un équilibre durable entre financements publics et privés, dans un cadre maîtrisé, garantissant la stabilité des fondements qui font la force de l’École et assurer la pérennité de la trajectoire stratégique.

Acteur majeur de la formation et de la recherche en santé du futur

En septembre 2025, les 60 premiers étudiants du nouveau Cycle Préparatoire et Diplômant en Ingénierie et Santé (PDIS) font leur rentrée. Cette formation post-bac inédite de deux ans, en partenariat avec la Faculté de Médecine de l’Université Jean Monnet, constitue une alternative aux CPGE et permettra aux élèves d’intégrer une école d’ingénieurs de l’Institut Mines Télécom, ou d’entrer en 2ᵉ année de médecine. 

Pour sa 1ère année, PDIS enregistre un vif succès, avec plus de 700 candidatures et un attrait national (40 % des admis viennent d’autres régions que l’Auvergne-Rhône-Alpes). Avec un recrutement majoritairement féminin (72 %), le programme confirme sa capacité à attirer les jeunes filles vers les filières scientifiques. Notons que le niveau des admis est remarquable : moyenne de 16 au Bac, 100 % de mentions, dont 50 % Très Bien. 

Pionnière dans la formation en ingénierie et santé, Mines Saint-Étienne est la 1ère école d’ingénieurs à avoir mis en place un double diplôme Pharmacien-Ingénieur (1993), puis Médecin-Ingénieur (2008) et Dentiste-Ingénieur (2024). Elle signera cette année un partenariat avec l’École des hautes études en santé publique (EHESP) afin de former tous les cadres de l’établissement aux enjeux du numérique en santé, en appui au CMA « DINUSA ».

Accompagner les entreprises vers l’industrie du futur

Pendant l’année universitaire 2024-2025, l’École a concrétisé plusieurs initiatives structurantes : les projets TWIN et SPOT, véritables hubs d’échange entre élèves, chercheurs, startups et industriels, ont été amorcés. L’IoT Center, outil clé pour accompagner les PME dans leur transition numérique, et le LabCom Orano ont également été lancés. 

En octobre 2025, Mines Saint-Étienne inaugurera son nouveau LabCom avec la start-up Eenuee, qui ambitionne de révolutionner la mobilité aérienne avec un avion électrique, contribution majeure à la décarbonation des transports.

Pour répondre aux nouveaux besoins en compétences des entreprises, l’École proposera également deux nouvelles formations d’ingénieurs de spécialisation habilitées par la CTI en 2025, dès septembre 2026 : Intégration de l’innovation pour l’industrie du futur et Transition écologique et climatique des territoires et des organisations. 

École d’ingénieurs responsable

Mines Saint-Étienne poursuit son engagement en matière de développement durable. En mai 2025, elle a publié son Schéma Directeur DDRS, après avoir renouvelé son label DDRS pour 4 ans. Ce plan renforce l’intégration du développement durable dans toutes les dimensions de l’École : formation, recherche, gouvernance et campus.

Dans cette dynamique, l’École commencera en avril 2026 les travaux de modernisation de son campus stéphanois à travers le projet « Campus du Futur », mêlant réhabilitation, rénovation énergétique et adaptation aux nouveaux usages.