Communiqué de presse:

L’agriculture connectée est plus que jamais au coeur de l’actualité. Systèmes et logiciels embarqués, capteurs ou robots agricoles connectés, drones… révolutionnent la vie des exploitants agricoles, qu’ils soient maraîcher, éleveur ou encore gérant d’une grosse exploitation. L’enjeu actuel repose en effet sur de nouveaux outils d’aide à la décision utilisant la data et permettant ainsi aux agriculteurs d’être plus précis. Objectif ? Optimiser leur production et gagner du temps au quotidien.

L’école ISA-Lille a très vite saisi l’importance du numérique dans ce secteur et adapte donc en permanence ses programmes pour former les ingénieurs agricoles de demain.

 

 » Agriculture, filières et territoires  » : un cursus professionnalisant

L’ISA-Lille accueille les étudiants dès l’obtention de leur Baccalauréat pour un cursus en 5 ans incluant une prépa intégrée ou à partir de la troisième année pour le cycle ingénieur d’une durée de 3 ans. Ce cycle ingénieur se termine par deux années de spécialisation à choisir parmi quatre domaines.

La spécialisation « Agriculture, filières et territoires » s’adresse aux étudiants désireux de faire carrière dans le secteur de l’agriculture. Elle réunit chaque année près de 80 étudiants : un peu plus de 50% en formation initiale, 10% en contrat de professionnalisation et près de 40% en apprentissage.

Module Agriculture de précision : Développé il y a un an, le module de formation sur l’agriculture de précision réunit à la fois des étudiants de l’ISA-Lille spécialisés en agriculture et des étudiants de l’ISEN Lille spécialisés en technologies et numérique. La volonté de mixer les profils est double : permettre aux étudiants d’acquérir une double compétence et également de partager leur savoir-faire technique autour d’un échange humain.

De nombreux débouchés possibles : conseiller les agriculteurs sur les conduites culturales en production agricole ou dans la gestion financière de leur exploitation, gérer un projet en équipe de recherche de développement agricole sur des modes de cultures alternatifs (agro-écologie, agriculture bio), devenir chef de marché dans le milieu agricole, développer et rechercher de nouvelles variétés de semences (céréales, protéagineux), reprendre une entreprise agricole artisanale ou créer ma propre entreprise (élevage, transformation, commercialisation)…

 

L’agriculture connectée promet de nombreux emplois ainsi que des perspectives d’entreprenariat.

Même dans les métiers les plus classiques, des connaissances dans le numérique et les nouvelles technologies sont devenues indispensables. Les challenges à relever sont nombreux compte-tenu des attentes de la société (environnement, traçabilité, sécurité alimentaire, développement durable …) et il n’est pas toujours facile de trouver les compétences adaptées pour faire face à la demande. L’ISA-Lille s’attache donc à former des étudiants aux compétences doubles pour répondre aux attentes des entreprises.

 

Un écosystème d’entreprises partenaires depuis plus de 50 ans

Depuis sa création dans les années 1960, l’ISA-Lille a su développer un maillage territorial fort avec les entreprises de la région Hauts de France. L’école est ainsi mandatée pour des projets de recherche auxquels participent les étudiants. En 4ème et 5ème année, ces derniers doivent en effet travailler pendant au moins 12 semaines sur une problématique professionnelle pour valider leur diplôme.

Retour sur les deux projets remarquables de 2016/2017 :

  • Le projet SFIM – Smart Farming for Input Mitigation – en partenariat avec Bonduelle. Porté par les entreprises Carré, et financé par FranceAgriMer, ce projet a été lancé en janvier 2016. Il vise à travailler sur la réduction des intrants en agriculture, que ce soit l’eau, ou les herbicides. L’ISA-Lille est en charge plus spécifiquement du volet eau, en partenariat avec l’industriel Bonduelle et la start-up Weenat, spécialisée dans les capteurs agricoles.

    Objectif : valider et déployer un bilan hydrique pour les cultures de haricots grâce au pluviomètre connecté de Weenat. Grâce à ce pluviomètre, l’exploitant collecte des données météorologiques précises sur sa propre parcelle. Le bilan se met à jour en temps réel et l’agriculteur peut ainsi réduire son utilisation d’eau au strict nécessaire.

    « Bonduelle est très impliquée en R&D. Notre partenariat avec l’ISA-Lille nous permet d’aller plus loin dans la recherche afin de trouver des solutions pour optimiser les pratiques agricoles tout en respectant l’environnement. Ce bilan hydrique est à la fois très complexe par les données qu’il intègre et très simple dans son utilisation. Par exemple, il tient compte de la profondeur d’enracinement du haricot et de l’évolution de la réserve disponible en fonction du stade du légume. Ce nouvel outil en ligne permettra aux producteurs de mieux piloter et optimiser l’irrigation », déclare Géry Capelle, Responsable Technique et R&D au sein du service agronomique de Bonduelle.

  • Le projet OADN* financé par l’Agence de l’eau Artois-Picardie.Financé par l’Agence de l’eau Artois-Picardie et porté par l’ISA-Lille, en partenariat avec le groupe Carré, l’Institut de Genech et l’INRA de Laon, ce projet – d’une durée de 4 ans – a pour vocation d’étudier le cycle azote à l’échelle d’une rotation orge, colza et blé. Les outils d’aide à la décision sur l’azote sont déjà bien connus et utilisés par les agriculteurs pour leur rendement. Cependant, on connaît moins leur impact sur les cycles : que reste-t-il de l’azote épandu en fin de culture ? S’il en reste, ne le retrouve-t-on pas dans les nappes phréatiques ? Auquel cas, l’outil a-t-il un impact néfaste ou bénéfique sur l’environnement ? Autant de questions auxquelles vont tenter de répondre les enseignants-chercheurs et les étudiants au cours de leurs recherches.*OADN : Outil d’Aide à la Décision en fertilisation azotée