Chers amis ingénieurs, Chers amis managers,

 

Cela fait des années, si ce n’est un siècle, que l’on vous dit que le monde vous appartient, et qu’il est naturel que vous en ayez les commandes, et les écoles souvent prestigieuses dont vous sortez le pensent et vous y préparent avec constance. Ce monde issu de la Révolution Industrielle, métamorphosé par le marketing, a produit de la valeur, comme on dit, et s’est transformé pour cela en une gigantesque série de lignes d’assemblage, à un point tel que toutes les institutions qui en permettent le contrôle comme la continuation collent aussi à cette organisation linéaire : administration, services publics, écoles, entreprises. Toutes s’appuient sur cette vision linéaire du monde pour le maitriser. Et votre destinée serait d’en être les pilotes.

Dans ce monde, cartésien, il suffit de couper un problème en petits morceaux, puis de confier ces petits morceaux à des experts en morceaux, et dont la mise en séquence des résolutions, produit la solution attendue. La résolution est alors un travail d’expert, travaillant le nez sur leur morceau de problème, et ignorant la plupart du temps le regard comme le travail de son voisin.

Oui mais voilà, cette vision du monde est train de se fracasser sur le réel, qui est tout sauf linéaire mais complexe. Cette idée qu’une discipline, et le corps qui la représente, puisse à elle seule embrasser le monde pour mieux le comprendre est morte, définitivement morte, mais sans que cette idée soit encore massivement partagée.

Pour être saisies dans leur complexité, les situations humaines – qui seules devraient retenir nos attentions personnelles comme professionnelles – nécessitent maintenant de croiser des regards singuliers, dont la triangulation peut nous faire espérer qu’elles soient lues dans leur entier. Ces regards singuliers ne sont pas simplement ceux des talents individuels. Réunir plusieurs polytechniciens (ou centraliens, mais pas en même temps !) de talent ne sert qu’a renforcer un type de regard, et donc à les appauvrir. C’est la diversité des regards disciplinaires, leur croisement, leur dialogue, leur débat si ce n’est leur opposition même, qui peuvent les mettre en situation de mieux regarder le monde, de mieux l’appréhender.
Vous pourriez à juste titre me dire, Chers amis ingénieurs, Chers amis managers, que ce constat est aujourd’hui partagé et que de plus en plus, vous êtes amenés à travailler, dès l’école, avec vos pairs dans des projets interdisciplinaires, où ces regards se croisent enfin.

Oui, mais non.

Oui, parce que, de fait, les grandes écoles d’ingénieurs, comme les grandes écoles de management forment de plus en plus au travail interdisciplinaire et mixent les disciplines étudiants.
Mais non, parce que cette « mixité » est le plus souvent celles des « Pairs » de la révolution industrielle et de la société de consommation réunies, ingénieurs et managers.
Une discipline clé, essentielle, montante, déterminante, manque le plus souvent à l’appel de cette mixité : le design.

Issue du « Disegno » pré-cartésien, longtemps relégué au rang du supplétif du marketing, le Design s’affirme plus que jamais comme LA discipline emblématique d’un 21e siècle à la recherche de sens, constatant les limites si vite atteintes d’un système industriel qui s’est longtemps pensé comme un chemin mécanique vers le bonheur. Plus qu’une discipline, plus qu’un métier, le design est une force de transformation, où ses acteurs contribuent à créer des conditions d’expériences de vie réussies pour leurs contemporains et les générations futures.
Là aussi j’en suis sûr, Chers amis ingénieurs, Chers amis managers, vous pourriez me dire que ce virage là vous l’avez pris aussi, que le Design Thinking vous a été enseigné et que vous seriez donc armés, à vous tous seuls, voire ensemble, pour glisser un peu de design dans vos approches.

Oui, mais non.
Oui, parce qu’il est heureux
que vous soyez initiés à la démarche du design, symbolisée autant que simplifiée dans le Design Thinking, et que vous découvriez cette manière non linéaire, empathique, créative, ancrée, et humaniste de prendre soin des autres et donc du monde.
Mais non, parce qu’il ne s’agit pas de glisser de manière homéopathique du design dans vos démarches, mais bien de faire du design la méthode autant que la glu des projets sur lesquels vous allez travailler avec d’autres, dont des designers qui possèdent et maitrisent cette discipline autant que cette culture, et qui s’y sont formés en 5 ans (5 ans pas 5 jours !). Designers qui seront les experts et les garants de la méthode autant que de l’attention portée aux bénéficiaires de ce qui sera proposé collectivement : les gens.

Il n’y a pas de design sans designer, comme il n’y a pas d’ingénierie sans ingénieur, ou de marketing sans marketeur.

C’est pourquoi nous sommes heureux de vous apprendre, Chers amis ingénieurs, Chers amis managers, que nous nous invitons dans ce cercle du pouvoir que vous avez si longtemps préempté, et qu’en égaux, nous pourrons tous contribuer à améliorer ce monde en sortant du dialogue des seules logiques techniques et marchandes pour tresser des approches plus justes et plus attentives dont ce monde a besoin.

Un monde à naitre, et de pairs différents (c’est l’époque qui veut ça).

Bien à vous, Bien au monde.

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