DIPLÔMÉS DE L’UNIVERSITÉ SUR 10 DÉBUTENT LEUR CARRIÈRE DANS L’ENTREPRISE, où à priori aucune fonction ne leur est interdite. Comme pour tous les jeunes diplômés actuellement, les recruteurs montrent une appétence particulière pour les profils scientifiques et techniques. Mais les diplômés en SHS et gestion ont aussi leur place dans l’entreprise. Globalement, les opportunités se font de plus en diverses pour les universitaires.

Etudiants du réseau IAE France

Etudiants du réseau IAE France

Selon l’enquête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, réalisée à 30 mois après l’obtention du diplôme, les meilleurs taux d’insertion sont pour les étudiants des spécialités : informatique, mathématiques, génie civil, génie des procédés et électronique. La messe est dite, les entreprises ont besoin profils scientifiques et techniques de haut niveau. Ce que traduit également le placement rapide des ingénieurs formés dans les écoles internes aux universités. Elles représentent 55 écoles sur les 180 écoles d’ingénieurs, et forment 15 % des ingénieurs en France, soit 4 688 diplômés en 2012. « Leur employabilité est équivalente à ceux formés dans les écoles externes, affirme Jean-Marie Chesneau, vice-président de la CDEFI (Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs). Il y a néanmoins une différence de profils, les écoles internes étant dites de spécialités. »

 

INGÉNIEURS ET UNIVERSITAIRES, TRÈS PRISÉS DES RECRUTEURS
Les spécialités des ingénieurs formés à l’université sont leur grand atout pour les employeurs. De fait, leurs métiers sont aussi variés que les spécialités proposées. Ils sont présents dans tous les secteurs : agro-alimentaire, chimie, mécanique, informatique, génie civil, électronique, biologie… « Leurs premiers métiers sont les études, la R&D, la production, illustre Jean-Marie Chesneau. Ils peuvent être chefs de chantier dans le BTP, consultants ou en charge d’un projet dans une ESN (ex-SSII). Nous remarquons que l’industrie et l’informatique sont particulièrement demandeuses de jeunes ingénieurs. »

 

PROFILS DE HAUT NIVEAU
« Certains métiers sont essentiellement pourvus pas des universitaires comme la médecine, le droit et l’économie sociale et solidaire, souligne Gilles Roussel, président de la commission de la formation et insertion professionnelle de la CPU. L’évolution démographique avec le départ en retraite d’une part des personnels d’encadrement dans les entreprises ces prochaines années, incite de plus en plus les recruteurs à se tourner vers nos diplômés pour des postes à potentiel. » D’autres métiers sont très caractéristiques des profils universitaires de haut niveau : le professorat et la recherche.

 

DES MÉTIERS VARIÉS DANS LE PRIVÉ
« Le public n’est plus le débouché majoritaire, poursuit Gilles Roussel. De nombreuses voies sont ouvertes à nos étudiants. » 6 diplômés sur 10 de master travaillent dans une entreprise privée, 2 dans la fonction publique et 1 dans une association. « Toutes nos formations ont des parcours menant à des métiers variés. Un diplômé de STAPS peut exercer dans le management du sport, de langues dans le commerce international ou la traduction, de sociologie dans la GRH, de géographie dans l’urbanisme, d’histoire dans la culture, en SHS comme community manager, en lettres dans l’édition ou la production de contenu multimédia, en art dans les métiers du son, en mathématiques dans la gestion de données, la banque, le big data, les statistiques, en physique dans l’environnement, la gestion de l’énergie. Les possibilités sont innombrables ! »

 

DIPLÔMÉS EN GESTION, DES COMPÉTENCES ELLES AUSSI RECHERCHÉES, NOTAMMENT DANS LES MÉTIERS DU CHIFFRE
Les diplômés de masters en gestion/management, bénéficient eux aussi d’une belle employabilité. De nombreuses spécialités de master sont en adéquation avec les attentes de métiers très friands de jeunes diplômés : l’audit, la comptabilité, el contrôle de gestion. De fait, les cabinets se tournent de plus en plus vers les universitaires pour recruter des gens de haut niveau. Aujourd’hui, ils représentent entre 7 et 26 % des jeunes diplômés recrutés et ce taux augmente. Ils ciblent les masters audit et contrôle des entreprises ; en modélisation statistique, économique et financière ; en sciences de la décision et management du risque ; en gestion des organisations ; en comptabilité, audit, contrôle ; gestion, audit, finance.

 

MÉTIERS DE LA GESTION ET DU MANAGEMENT DES ENTREPRISES
Les IAE, écoles universitaires en management réputées diplôment 16 000 masters par an. « Les IAE forment à l’ensemble des métiers de la gestion et du management des entreprises dans une approche complémentaire à un diplôme initial (ingénierie, médecine, droit, littérature, histoire…), rappelle Jérôme Rive, président du réseau IAE France. Les métiers exercés par nos diplômés sont logiquement liés à la spécialité choisie : vente, marketing, gestion des opérations, gestion de la production, finance, audit, RH, achats, supply chain, gestion de projet… »

 

4E ENQUÊTE ANNUELLE SUR L’INSERTION DES DIPLÔMÉS EN 2010
Réalisée par le ministère de l’Enseignement supérieur, elle porte sur les diplômés 30 mois après l’obtention de leur diplôme. Elle ne concerne que 39 % des diplômés de master (40 000 personnes). 90 % des diplômés de master sont en emploi 30 mois après l’obtention de leur diplôme, on monte à 95 % pour les informaticiens et 86 % pour les diplômés en SHS. 87 % des titulaires d’un master occupent un emploi cadre. Comme l’an dernier, les diplômés en Droit-Economie-Gestion (DEG) et Technologies, Sciences et Santé (TSS), bénéficient de conditions d’embauche nettement plus favorables que ceux en Sciences humaines et sociales (SHS) et Lettres-Langues-Arts (LLA) ; cela aussi bien en termes d’insertion que de qualité de l’emploi occupé et de niveau de salaire.

 

SECTEURS D’EXERCICE
DEG : 19 % vers activités financières ou d’assurance
LLA : 24 % dans l’enseignement
TSS : près 50 % activités spécialisées scientifiques ou techniques et 19 % dans l’industrie.

 

ENQUÊTE APEC JEUNES DIPLÔMÉS 2013
L’enquête recense les grands métiers exercés en début de carrière par les universitaires.
Gestion/finance/administration : 16 %
Commercial/marketing : 15 %
Santé/social/culture : 15 %
Etudes/recherche/développement : 13 %
Services techniques : 13 %
RH/enseignement : 11 %
Informatique : 6 %
Ils sont employés à 23 % dans l’industrie et 64 % les services.

 

L’ANALYSE DE PIERRE LAMBLIN
« On observe que les universitaires recherchent davantage des entreprises à taille humaine. Ainsi, les entreprises de moins de 500 salariés concentrent 51 % des universitaires en emploi. La construction semble peu les attirer (3 %), à l’inverse de la santé/action sociale (17 %), ils sont 13 % dans les services techniques (achats, maintenance, qualité, sécurité) et 15 % dans le commerce/marketing. Notre enquête à 5 ans après l’obtention du diplôme montre qu’ils ont changé de poste. Et que cela se fait avec une amélioration des conditions d’emploi et de poste. Pour moi, aucun poste n’est fermé à un universitaire ! A compétence et motivation égales, il ne faut pas se sous-estimer sous prétexte qu’on n’est pas diplômé d’une grande école. L’APEC accompagne 30 000 jeunes diplômés par an dans leur recherche d’emploi. Il ne faut pas hésiter à bénéficier de notre offre, et à consulter notre site. J’ajoute que nous avons des conventions avec 300 universités et écoles pour aider leurs étudiants. »

 

ADF