UNE LONGUE TRADITION DE COOPÉRATION
Le 19 décembre 1988, l’Ecole des ponts ParisTech signait son premier accord de double-diplôme, avec la Escuela Técnica Superior de Ingenieros de Caminos, Canales y Puertos de Madrid, poursuivant ainsi sa politique historique d’ouverture internationale. AU XIXe siècle, 50 % des ingénieurs civils de l’école étaient étrangers. Depuis près de vingt-cinq ans, l’école a signé 32 accords de double-diplôme avec ses homologues, principalement en Europe, et ses partenaires en Asie et en Amérique Latine. Les accords de double-diplôme constituent ainsi le coeur de sa politique internationale de l’Ecole qui, depuis, est devenue membre du réseau T.IM.E.

 

DES MOBILITÉS D’EXCELLENCE, ENRICHISSANTES ET STRATÉGIQUES
L’école accueille chaque année près de 80 élèves internationaux dans un cursus de bi-diplomation, représentant près de 30 % d’une promotion. Ces élèves, restent au moins 3 semestres à l’école, et renforcent l’excellence de notre formation, forts de leurs cursus antérieur, et créant une atmosphère d’émulation avec les élèves français très appréciée des enseignants. Les élèves issus de cursus français sont ainsi « challengés » par les élèves internationaux qui apportent à leurs camarades français leur expertise spécifique acquise dans leur pays d’origine dans le cadre des travaux en groupe sur les projets, les recherches, et peuvent faire montre d’une avance sensible dans certaines compétences, par exemple en termes de représentation graphique et de maîtrise de certains logiciels. Ces accords sont aussi l’opportunité pour nos élèves issus des filières de recrutement nationales, de terminer leur cursus d’ingénieur dans un établissement partenaire, et d’être diplômé des deux établissements. Ces cursus de double-diplôme sont pour les élèves la chance d’approfondir leurs connaissances en acquérant une spécialité peu présente à l’école et de s’ouvrir en profondeur à une culture différente.

 

QUELLES MOBILITÉS ET QUELS DOUBLES-DIPLÔMES POUR DEMAIN ?
De plus en plus de grandes écoles intègrent une durée minimum obligatoire à l’international dans
leur cursus et les opportunités de mobilité auxquelles leurs élèves ont accès sont ainsi chaque jour de plus en plus larges. Réciproquement les étudiants de nos partenaires académiques ont eux aussi de plus en plus de possibilités de mobilité. Cette double évolution interroge les cursus en double-diplômes mis en place au cours des 20 dernières années qui, pour rester attractifs vis-à-vis des étudiants, doivent évoluer. Nos partenaires économiques qui veulent des futurs ingénieurs capables de répondre aux défis d’une compétition économique mondiale : capacité à travailler dans un contexte international, respect et valorisation de la diversité et de cultures différentes , capacité d’innovation et de recherche en partenariat avec les entreprises. La maitrise de l’anglais est devenu un prérequis et la maitrise d’une troisième langue (ainsi que la connaissance de la culture du pays correspondant) est facteur différenciant. Il est évident qu’un séjour dans le pays surtout s’il est plus long, apporte à cet égard un acquis inestimable. Nos grandes écoles ont des atouts à faire valoir dans le cadre des programmes de double diplôme : une excellence académique et scientifique avec une forte maitrise des outils mathématiques nécessaires à la modélisation du réel, un partenariat étroit avec le monde économique. Et surtout une approche « haute couture », c’està- dire une individualisation des parcours de formation des étudiants. Du point de vue de la mobilité sortante, l’attrait d’un master dans une université anglo-saxonne reste fort pour nos élèves. Grâce aux cursus bi-diplômants avec d’autres pays, sur des durées plus longues, ils acquièrent une véritable expérience interculturelle et des repères techniques et normatifs différents du « mainstream » anglo-saxon en se « frottant » à une culture technique différente. Le choix des pays prioritaires où développer les accords de double-diplôme doit aussi privilégier les marchés en fort développement où nos ingénieurs pourront faire valoir leur expertise. Cette orientation conduit à s’intéresser particulièrement aux « marchés de demain » : actuellement pour l’Ecole des Ponts ParisTech le Brésil, la Chine, la Russie et le Maroc et à terme d’autres grands pays en fort développement en Asie, en Amérique Latine et en Afrique. Pour peu que nous sachions encourager l’ambition et la curiosité de nos étudiants, et pour peu que nous sachions prospecter les nouveaux filons de l’excellence académique, nos ingénieurs seront multiculturels et davantage encore, créateurs de richesses et de progrès.

 

Propos recueillis auprès de
la Direction des relations Internationales de l’Ecole des Ponts ParisTech