Près de 20 % de diplômés de CentraleSupélec débutent à l’international. Où qu’ils soient, la plupart des diplômés occupent des postes à dimension internationale. Un plébiscite qui fait de l’ingénieur à la française un acteur majeur des enjeux sociétaux, économiques et humains actuels. Un positionnement favorisé par la formation de CentraleSupélec et mis en avant par Marc Zolver, directeur des relations internationales. Violaine Cherrier

 

Équipes délocalisées ou équipes multiculturelles, relations avec des filiales à l’étranger, des fournisseurs ou des clients étrangers… L’ingénieur à la française, par sa grande capacité de travail et son aspect généraliste, se montre apte à appréhender très rapidement les problématiques les plus complexes intégrant des mécanismes abstraits. « Nous leur apprenons à apprendre. L’ensemble du programme est conçu de façon généraliste avec une vision systémique. Nous mettons les étudiants en situation réelle face à un vrai problème industriel et ce, dès la 1re année. »

Une mobilité internationale obligatoire

D’où viennent ces capacités ? De leur formation volontairement orientée vers l’international dès leur cursus pédagogique. En effet, chaque étudiant de CentraleSupélec doit effectuer au moins un semestre à l’étranger. En moyenne, un élève de l’école passe 13 mois à l’étranger. Une mobilité qui se décline sous deux angles : académique, grâce à 190 partenariats avec des établissements du monde entier, et professionnelle, à travers des stages à l’étranger. « Outre l’Europe, nous sommes déjà très présents en Asie, en Australie, au Brésil et en Amérique du Nord et nous nous développons sur l’Inde et l’Afrique. Nous accueillons également 30 % d’étudiants étrangers – dont une dizaine d’étudiants américains – dans le cursus Ingénieur et 35 % en Master. Cette richesse locale sur notre campus est un élément majeur de notre formation. »

Un membre fondateur actif de l’association T.I.M.E.

T.I.M.E. – Top Industrial Managers Europe – a été créée en 1989 à l’initiative de l’Ecole Centrale Paris sur une idée innovante : celui d’un double diplôme d’ingénieur au niveau Master avec ses partenaires historiques. La charte est alors signée par 16 membres fondateurs, universités technologiques majeures en Europe telles que TUMunich, Politecnico di Milano, KTH, ULBruxelles, UPMadrid… Ils sont plus de 50 aujourd’hui, principalement en Europe mais aussi au Brésil, en Russie, en Australie, en Chine et au Japon. « Nous organisons plusieurs réunions par an et échangeons un grand nombre d’étudiants. Nous travaillons aussi avec des universités prestigieuses comme Harvard, Princeton, Stanford, Columbia… »

Une stratégie locale dans le monde 

Depuis 10 ans, l’école a développé ses implantations mondiales : Centrale Pékin accueille 120 étudiants par an ; en Inde, l’école célèbre sa 3e année ; la première promotion à Casablanca forme 40 étudiants destinés à développer un hub par rapport à l’Afrique. Centrale Nantes démarre également une structure à l’île Maurice. Prochaine destination : le Brésil ! « Nous avons donc cinq implantations à l’international et sept en France de par les 3 campus de CentraleSupélec (Saclay, Rennes et Metz) et l’association du Groupe des Écoles Centale (avec Lyon, Nantes, Lille, Marseille). Nous sommes également membre fondateur de l’Université Paris-Saclay dont nous accélérons très activement le développement international. »

Le réseau des alumni, levier d’opportunités

Témoins de cette culture internationale, les associations d’anciens diplômés qui comptent 47 000 alumni. Vectrices de relations mondiales, elles constituent un réel réseau d’influence. « Nous avons une forte communauté à l’international de quelques milliers d’alumni très actifs en Chine et aux États-Unis notamment. Ils sont des acteurs économiques et sociaux importants. On espère aussi un jour les retrouver dans nos relations politiques, économiques et sociales au plus haut niveau. Demain, ces internationaux constitueront de véritables leviers de développement en cohérence avec nos valeurs telles que le progrès au service de la société. »

De nombreux programmes européens

L’école participe à de nombreux programmes européens : Erasmus+, programme européen pour la recherche et l’innovation Horizon 2020, Institut européen d’innovation et de technologie (EIT)… « Ce sont des vrais outils de structuration européenne. Nous coordonnons et participons à de nombreux programmes. Dans un contexte difficile et incertain lié au Brexit, nous allons également renforcer notre coopération avec le Royaume Uni. Nous travaillons aussi dans des clusters européens autour d’une communauté d’objectifs. L’international est pour l’étudiant un moteur personnel de maturation et de développement de ses compétences. Je l’ai moi-même vécu il y a plus de 25 ans en Chine, voyage qui m’a alors littéralement transformé. »

 

« Nous avons un rôle important à jouer en tant que Grande École, Institution d’Enseignement Supérieur, pour remédier aux tensions du monde actuel. » Marc Zolver, directeur des relations internationales de CentraleSupélec

 

CentraleSupélec, prête pour relever les défis de l’innovation