« C’est une école qui se réforme sans cesse et qui a su prendre en compte la dimension européenne  et les enjeux de la mondialisation. »
Christine Demesse Présidente de l’AAEENA

La diversité des recrutements

« L’excellence de l’ENA repose en grande partie sur son triple mode de recrutement qui permet de donner leur chance autant à des Français qu’à des ressortissants étrangers ayant des cursus, des niveaux et des origines très diverses. » En effet, l’ENA est ouverte non seulement aux diplômés de l’enseignement supérieur dont les formations de base sont extrêmement variées (littéraires et scientifiques) dans le cadre du concours externe, mais également aux agents publics par le concours interne ainsi qu’à des salariés du secteur privé, des élus locaux ou encore des responsables d’associations. « Cette mixité et cette diversité créent la richesse de cette école particulière et, contrairement à une idée reçue, l’ENA n’est pas une école fermée et formatée, les élèves issus de Sciences Po ne représentant qu’un tiers du concours externe. » De plus, l’égalité des chances s’inscrit dans le concours externe puisque l’ENA prépare chaque année une quinzaine d’étudiants au sein d’une classe préparatoire spécifique (CPENA).

 

CPENA et réussiteSi tous ceux qui suivent cette prépa ne sont pas reçus à l’ENA, la plupart intègrent différentes administrations en réussissant à divers concours d’entrée de la fonction publique de catégorie A ou sont admis dans les masters 1 & 2 dans des grandes écoles et des universités.

 

Une école de l’application

Les élèves sont mis en situation par une pédagogie spécifique qui alterne les études de cas, les exercices et les stages de responsabilité autour de trois thématiques (Europe, Territoires et Gestion publique). « Les stages qui occupent la moitié de la scolarité et les travaux de groupe, permettent à l’ENA de se présenter comme une école d’application ; les stages s’effectuent en ambassade, en préfecture, dans les entreprises, les collectivités territoriales et dans diverses organisations nationales ou internationales. » Cette expérience professionnelle intensive permet aux élèves de se confronter à la réalité et de vivre des situations en tant que responsables. Immédiatement opérationnels, ils exercent leurs fonctions dans tous les types d’organisations (hautes administrations nationales et internationales, ONG, grandes sociétés, PME-PMI), certains devenant même des créateurs d’entreprises. « Chaque année, on recense 850 anciens élèves travaillant dans des entreprises car beaucoup d’énarques font des allers-retours entre le secteur privé et le secteur public. En effet, les hauts fonctionnaires doivent connaître le fonctionnement du secteur privé pour accomplir efficacement leur fonction. »

 

Contrairement à ce qu’on pense…Aujourd’hui, 1 % seulement des énarques font de la politique.

 

Une école ouverte sur l’Europe et le monde

L’excellence de l’ENA se manifeste dans le cadre d’un horizon international car la scolarité d’une trentaine d’élèves étrangers en provenance de tous les continents, sélectionnés par leur pays et par l’école, constitue une très grande richesse. « Ces anciens élèves de l’ENA accèdent à des postes importants comme les ambassadeurs actuels de Chine, d’Allemagne, de Finlande et des Pays-bas formés à l’ENA. Il s’agit de relais extrêmement utiles pour nos administrations et nos entreprises. » Existent également divers cycles internationaux d’administration publique de durée variables (2 à 4 semaines, 7 et 9 mois) qui permettent à de hauts fonctionnaires étrangers et à des cadres d’entreprises de se spécialiser dans leur domaine d’expertise ou d’approfondir les aspects de la gestion publique en France et en Europe.

 

Vous avez dit international !
En 60 ans d’existence, l’ENA a formé 6500 fonctionnaires Français et plus de 3000 fonctionnaires étrangers provenant d’une centaine de pays différents.

 

Patrick Simon