Christine Pochet, directeur de l’IAE de Paris

Fort de 2 000 élèves dont une large majorité suit ses programmes de formation continue, l’IAE de Paris propose un vaste panel de formations de 3e cycle. Aujourd’hui, il compte développer ses programmes en entrepreneuriat. Autre objectif, changer d’université de rattachement pour collaborer plus étroitement avec Paris 9 Dauphine.

Une très importante formation continue qui concerne aujourd’hui 80 % de ses 2 000 étudiants, de nombreux programmes internationaux dispensés depuis Paris mais aussi au sein de structures délocalisées à Pékin, Ho-chi-Minh-Ville ou encore en Afrique, et bien sûr un fort lien avec le monde universitaire, telles sont aujourd’hui les grandes caractéristiques de l’IAE de Paris. « Autre particularité de l’établissement reprend le directeur Christine Pochet, les deux-tiers de nos 450 étudiants de formation initiale se trouvent par ailleurs dans des formations en alternance ».

 

 

Deux logiques de double compétence et de spécialisation

Fort de deux grandes familles de programmes obéissant pour les uns à une logique de double compétence et pour les autres à une logique de spécialisation, l’IAE propose ainsi deux cursus dits Master administration des entreprises « Double compétence », et Master administration des entreprises – Gestion des dynamiques organisationnelles. Des parcours ouverts aux jeunes ingénieurs et diplômés de l’université pour une à deux années de formation continue ou en apprentissage voire en cours du soir. L’établissement propose en outre plusieurs MBA dont le Master administration des entreprises-MBA mais aussi tout en anglais l’International MBA Program, le Global Partners MBA dispensé là encore en anglais en collaboration avec des partenaires brésilien ou encore américain et le MBA Dauphine Sorbonne Renault.

L’autre grande famille de programmes consiste en plusieurs cursus de spécialisation dispensés en formation initiale et/ou continue : master Contrôle- audit, master Finance, master Finance parcours trésorerie d’entreprise, master Management des associations, master Management des RH et responsabilité sociale de l’entreprise, Master marketing et pratiques commerciales. « Autant de cursus notamment ouverts à l’apprentissage lorsqu’ils sont dispensés en formation continue. » Ne pas oublier un certain nombre de masters de recherche spécialisés dans l’Organisation appliquée ou encore en Recherche-Sciences de la décision et management des risques et un Doctorat de gestion. « Des parcours garantis par l’excellence d’une faculté à 90% composée d’enseignants- chercheurs de haut niveau. Le tout pour des tarifs très compétitifs que permet notre appartenance à la sphère publique. » Ainsi la formation initiale classique revient-elle à 240 euros par an… Coté formation continue, les tarifs sont plus variés, le Master en administration des entreprises-MBA coûtant ainsi de 3 000 à 6 500 euros selon les formules, un tarif très raisonnable. L’International MBA revient pour sa part à 15 000 euros, et le Global Partners MBA à 55 000 euros.

De nouvelles chaires de recherche en projet en RSE et marketing de marques

« L’IAE de Paris travaille aujourd’hui au développement de nouvelles chaires de recherche, complète Christine Pochet. Après avoir ouvert une chaire sur les Partenariats publics privés et une seconde Chaire Mutations-anticipations-innovations, nous comptons développer de nouvelles structures centrées sur la responsabilité sociale de l’entreprise, le marketing de marque et les entreprises familiales. Nous voulons aussi développer nos formations dans le domaine de l’entrepreneuriat entre autres à destination de nos élèves ingénieurs avec par exemple la mise en place dès mars prochain d’un cursus certifiant en entrepreneuriat. »

Très autonome en matière de développement compte tenu d’un statut d’Etablissement public à caractère administratif bien particulier au sein du réseau des IAE l’institution parisienne a aussi annoncé son intention de changer à terme d’université de rattachement pour se rapprocher de Paris 9 Dauphine avec laquelle existent de longue date de forts liens en matière de recherche mais aussi sur un certain nombre des programmes délocalisés à l’étranger. Un basculement qui pourrait intervenir dès cette année universitaire.

 

A.T.