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Grandes Ecoles : la boss est une femme

Audenia a créé #Négoraining, un accompagnement gratuit à la négociation salariale pour les femmes © P.Cauneau/Audencia Archives : cette photo a été prise avant la crise sanitaire actuelle

Alice Guilhon DG de SKEMA BS et Delphine Manceau DG de NEOMA Business School ont récemment été rejointes dans la team des directrices de grandes écoles, entre autres, par Isabelle Huault à emlyon business school, Stéphanie Lavigne à Toulouse Business School, Céline Darie à Polytech Grenoble…

 

Parallèlement, les équipes dirigeantes sont aussi en mode féminisation. Imen Mejri est ainsi devenue en août dernier la nouvelle directrice du PGE de NEOMA Business School. Une nomination dans la continuité de son parcours professionnel. Docteur en sciences de gestion, elle est un « produit NEOMA » comme elle se définit elle-même puisqu’elle est arrivée dans la business school comme jeune enseignante-chercheure de finance en 2008, avant de devenir directrice du MSc « Corporate Finance » en 2017. « Je ne pensais pas à devenir directrice en me levant le matin, sourit la directrice du PGE. Mais mon expérience comme directrice de la spécialité MSc Corporate Finance depuis plus de trois ans m’a donné le goût du management. J’aime innover dans les programmes, proposer de nouveaux cours, analyser le parcours des étudiants. Je suis donc ravie et épanouie ! » men Mejri souligne également la politique de NEOMA en faveur de l’ascension des talents féminins. « Je suis sûre que cela me permettra de confirmer que les femmes peuvent être leader et responsable d’un programme aussi important, avec des qualités d’écoute et de réactivité qui permettent de relever encore davantage le challenge ! », souligne-t-elle.

« Ma liberté d’action est fondamentale »

NEOMA Business School n’en est pas à son coup d’essai puisqu’Imen Mejri succède à Sylvie Jean, aujourd’hui directrice du PGE d’emlyon business school. Pour ses 20 ans de carrière en 2020, cette docteur en sciences de gestion, professeur et chercheure en marketing avait une volonté : « Retrouver le Top 5 et un modèle d’école qui correspondait à mon mode de vie. A l’emlyon, les étudiants ont une vraie liberté dans le choix de leur cours et dans leur parcours. J’ai été séduite par cela car dans ma vie, la liberté d’action et de choix est fondamentale. » Pour Sylvie Jean, cette nomination est également un accomplissement personnel. « Je suis fière d’avoir le courage de me remettre en piste à chaque fois que je démarre dans une nouvelle école. Je suis raccord avec ce que je promeus auprès de mes étudiants : donner du sens à ce qu’ils font ». Et être une femme directrice, c’est important ? « Ça l’est dans ce que ça apporte aux étudiantes et étudiants. Dans mon discours de rentrée, je leur rappelle qu’il y a encore de très belles batailles à mener dans l’égalité des genres. Au-delà des discours, c’est important pour moi que mon parcours leur donne une inspiration et confiance ». L’emlyon business school a également accueilli une autre femme cette année : Annabel-Mauve Bonnefous a été nommée directrice des Programmes Diplômants.

 

#NégoTraining : devenez la reine de la négo’ !  

2 346 femmes déjà formées et 3 000 d’ici fin 2020. La formation #NégoTraining, créée par la chaire RSE d’Audencia fait des émules ! « Nous avons mené une étude il y a trois ans sur l’égalité salariale entre les femmes et les hommes sur la métropole nantaise, expose André Sobczak, directeur académique et de la recherche d’Audencia et titulaire de la chaire RSE. Sans grande surprise, nous avons constaté que les femmes gagnaient 20 % de moins que les hommes. En tant que chercheurs, nous ne pouvions pas juste faire le constat, il fallait aussi agir. »

Valoriser la négociation

Nait alors cet accompagnement gratuit à la négociation salariale pour les femmes, en partenariat avec  des réseaux de femmes et des acteurs publics et privés de la Plateforme RSE de la métropole nantaise. « Mieux former les femmes à négocier leur salaire est l’un des leviers pour réduire les inégalités, assure André Sobczak. En effet, les femmes osent moins négocier et s’y préparent donc moins. » Les formations en groupe de 15 personnes ont d’abord été expérimentées auprès de 100 femmes, plutôt des cadres, là où les différences salariales sont les plus importantes. « Nous nous sommes rendus compte que les femmes avaient une perception très négative de la négociation. Notre premier message clé : elle est naturelle et positive ! » Les participantes sont ensuite mises en situation et reçoivent des outils concrets pour bien préparer la négociation. Résultat : 1 femme sur 2 a négocié dans les six mois suivant la formation.

Envie de devenir une pro de la néo ? Rdv sur www.negotraining.org

 

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