Pas besoin d’attendre la vie pro pour être TalenTueuse… La preuve avec Chloé Thai Van (Licence de droit et diplôme universitaire Law & Advisory de la Grande Ecole du Droit, Université Paris-Saclay, promotion 2027), présidente de l’AEGED
Que signifie pour vous le poste de présidente d’association ?
J’ai l’honneur d’être, pour l’année 2025-2026, présidente du bureau de l’Association des Élèves et anciens élèves de la Grande École du Droit (AEGED). La Grande École du Droit de l’Université Paris-Saclay, ou « Diplôme Universitaire Law and Advisory », est un cursus exigeant spécialisé en droit des affaires et Common Law. À l’issue des quatre années de formation, les étudiants obtiennent la Licence de droit privé de l’Université Paris-Saclay, le Diplôme Universitaire Law and Advisory, le Master 1 Droit des affaires de l’Université Paris-Saclay ainsi que le LL.M. (Master of Laws) de l’université étrangère anglophone de leur choix. L’AEGED constitue alors une véritable valeur ajoutée, alliant valorisation de notre cursus auprès du monde professionnel et renforcement des liens entre les étudiants. Être à la tête du bureau représente ainsi de nombreuses responsabilités mais est avant tout une opportunité enrichissante. En effet, ce poste me permet d’acquérir des compétences relationnelles, d’organisation et de prise de décision. Par ailleurs, en tant que femme, je trouve également ce rôle symbolique. Bien que les facultés de Droit comptent davantage d’étudiantes que d’étudiants, cette proportion s’inverse finalement une fois dans le monde professionnel. Progressions lentes au sein de la hiérarchie, dévalorisation, autocensure… autant d’éléments qui participent au maintien du fameux « plafond de verre » auquel sont confrontées de nombreuses femmes. Il est ainsi primordial pour chacune d’entre nous de gagner en confiance et de croire en nos capacités, chose que mon rôle de présidente me permet : j’apprends chaque jour, j’ose prendre des décisions et je suis persuadée qu’à terme, cette expérience m’aidera à prendre ma place dans le monde professionnel.
En tant que présidente, quelle place donnez-vous à la lutte contre le sexisme et à la promotion de l’égalité au sein de votre association ?
Comme cela devrait être le cas dans l’ensemble des sphères de notre société, le sexisme, ainsi que toute forme de discrimination, n’a pas sa place au sein de notre association. La Grande École du Droit recensant davantage d’étudiantes que d’étudiants, il apparaît que nous n’avons jamais été confrontés ni témoins de discriminations misogynes. Toutefois, l’égalité a évidemment une place primordiale. Toutes les Gédoises et tous les Gédois sont égaux, chacune et chacun se respecte, indépendamment de son rôle au sein de l’association ou de son année d’étude.
Des rencontres vous ont-elles donné confiance en vos capacités à jouer un rôle dans l’association ?
J’ai conscience qu’il peut parfois être difficile pour une femme de prendre sa place dans un environnement, qu’il soit scolaire, étudiant ou professionnel. J’ai cependant toujours grandi avec l’idée qu’être une femme ne devrait jamais représenter un frein ou m’empêcher d’atteindre mes objectifs. Dans le cadre de partenariats entre notre association et des cabinets d’avocats, mes camarades et moi avons notamment eu plusieurs occasions d’échanger avec des professionnelles. Ces dernières nous ont systématiquement encouragées à persévérer et à ne laisser la place à aucune discrimination. De plus, les effectifs de la Grande École du Droit étant majoritairement féminins, le bureau de l’AEGED a régulièrement compté davantage de femmes que d’hommes. En ce sens, les présidents qui se sont succédé au fil des années ont été, presque à chaque fois, des présidentes. Cette proportion importante d’étudiantes m’a permis de normaliser l’idée que n’importe qui, indépendamment de son genre, peut occuper un poste à responsabilité et mener des projets à bien.
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