Bio-industries et biotechnologies EBI (c) unsplash
Bio-industries et biotechnologies EBI (c) unsplash

Bio-industries et biotechnologies : face aux nouveaux défis sociétaux et industriels, l’EBI transforme son modèle

À l’occasion de sa conférence de presse du 15 avril 2026, Clémence Bernard, Directrice générale de l’EBI, a présenté la nouvelle trajectoire stratégique de l’école. Dans un environnement où les bio-industries connaissent une croissance rapide et voient évoluer leurs besoins en compétences, l’EBI fait évoluer son modèle pour accompagner ces transformations, renforcer ses liens avec la recherche et consolider son rôle d’acteur clé du secteur. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de former des professionnels capables de répondre aux nouveaux enjeux économiques, technologiques et sociétaux des bio-industries.

« Depuis l’origine, nous sommes l’école pionnière qui a fait un choix assez rare : celui d’une école entièrement et exclusivement construite autour du vivant, de sa compréhension, de sa transformation et de son industrialisation », rappelle Clémence Bernard, en introduction de sa conférence de presse.

Les bio-industries, au cœur des transformations contemporaines

Biothérapies, bioproduction, formulation : le vivant s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique pour répondre aux grands défis de santé publique, de transition écologique et de performance industrielle.

Le marché mondial des bio-industries pourrait en effet atteindre 1 058 milliards de dollars d’ici 2034, confirmant son rôle structurant dans l’économie de demain.

Pourtant, les formations spécialisées restent limitées : une quinzaine d’écoles seulement sont positionnées sur les biotechnologies, contre plus de 50 dans le numérique.

Cette asymétrie accentue la pénurie de profils qualifiés et crée une tension durable sur le marché de l’emploi scientifique.

Santé, environnement, agroalimentaire … des profils en manque de formation, mais en forte demande des entreprises 

Face à ces mutations, l’enjeu n’est plus seulement de former davantage, mais de former autrement : « Former aux bio-industries, c’est former à la responsabilité. Une décision scientifique a des impacts en chaîne : production, qualité, sécurité, environnement, acceptabilité. Notre ambition est de former des profils capables de concilier exigence scientifique et réalité opérationnelle », ajoute la directrice générale.  

Afin de répondre à ses enjeux et de s’aligner avec les besoins des entreprise, L’EBI repense son modèle formation. 

Cela passe notamment par une refonte complète de son bachelor avec deux spécialisations directement opérationnelles : bioprocédés & bioproduction d’un côté, formulation & analyse sensorielle de l’autre.

Le programme ingénieur a également été renforcé, en intégrant davantage de transversalité, de situations réelles et de partenariats terrain. Une intégration progressive du numérique et de l’intelligence artificielle, désormais incontournables pour modéliser, optimiser et sécuriser les procédés biotechnologiques.

Formation, recherche et innovation : un modèle intégré

Au-delà des cursus, l’EBI s’appuie sur son unité de recherche EBInnov® pour articuler formation et innovation.

Structurée autour de trois axes : bioproduction, formulation et biothérapies, cette unité de recherche appliquée permet d’ancrer les enseignements dans des problématiques réelles, d’accélérer le développement de solutions innovantes et d’intégrer l’intelligence artificielle aux pratiques scientifiques et d’ingénierie.

Ainsi, l’école ne se limite pas à transmettre des compétences : elle contribue activement à produire l’innovation qui façonne le secteur.

Un ancrage territorial renforcé pour accompagner les écosystèmes

Dans cette logique, l’EBI renforce également sa présence territoriale avec un projet d’implantation à Dijon prévu à l’horizon 2027.

Implanté au cœur d’un écosystème réunissant plus de 150 acteurs publics et privés, ce développement vise à rapprocher la formation des bassins industriels, à dynamiser les synergies entre entreprises, recherche et enseignement, et à participer activement au déploiement régional des filières du vivant.

Une dynamique construite avec les entreprises

Depuis sa création, l’EBI s’inscrit dans une logique de co-construction avec les acteurs économiques.

Avec près de 190 entreprises partenaires, des chaires industrielles et de multiples dispositifs professionnalisants, l’école affiche un taux d’insertion de 87%, preuve de l’adéquation de ses formations avec les besoins réels du secteur.

Rendre la science accessible et susciter des vocations

Enfin, l’EBI porte une mission plus large : celle de transmettre la culture scientifique au plus grand nombre. L’établissement multiplie les actions de médiation, d’ateliers et de rencontres pour faire découvrir les métiers du vivant, éveiller les vocations dès le plus jeune âge et rendre les bio-industries plus accessibles au grand public.

«  Les bio-industries et les biotechnologies sont clairement un sujet d’avenir. Ce sont des filières à impact, au cœur de la santé, de l’alimentation et de l’environnement. Ce sont aussi des filières d’emploi, avec de forts besoins de recrutement, et des filières d’innovation, à la croisée de la recherche, du numérique et du vivant. Elles sont enfin des enjeux de souveraineté et de sens, particulièrement pour les jeunes générations. Notre message est simple : mieux faire connaître ces métiers, ces formations et la valeur des écoles qui les portent »  conclut Clémence Bernard, Directrice Générale de l’EBI

En engageant cette transformation l’EBI affirme son rôle d’école pionnière où la science, la technologie et l’engagement humain s’associent pour répondre aux défis d’un monde en transition.