JobTeaser et l’EDHEC Business School ont récemment dévoilé les résultats de leur grande étude annuelle sur les aspirations et comportements des jeunes talents face à l’emploi… et en ont profité pour battre en brèche pas mal de clichés ! Coup de projecteur sur les principaux enseignements de cette édition 2026.
Les jeunes talents aiment travailler !
96 % des étudiants considèrent le travail comme un facteur d’épanouissement personnel (+3 points vs 2024).
Mais ils aiment aussi changer
La durée idéale du premier poste tombe à 17 mois (vs 20 mois en 2024). 41 % des étudiants ne recherchent pas de CDI (+1 point).
Le secteur d’activité s’impose comme critère N°1 dans le choix d’une entreprise
A 57 %, loin devant sa notoriété (25 %). 84 % des étudiants savent d’ailleurs déjà vers quel secteur s’orienter avant même de cibler des entreprises.
La rémunération est le critère N°1 d’attractivité
Particulièrement pour les universitaires et managers, alors que les ingénieurs priorisent la montée en compétences.
Les jeunes talents rejettent les discours corporate qui sonnent faux
Mais 80 % d’entre eux font confiance aux avis d’alumni et d’anciens salariés, et 46 % aux témoignages authentiques de salariés.
Ils veulent que les choses aillent vite
52 % des candidats abandonnent un processus jugé trop long, avec un seuil d’acceptabilité maximale fixé à 22 jours.
L’active sourcing (ou recrutement proactif de candidats qualifiés) devient une stratégie gagnante
53 % des étudiants ont déjà été sollicités par des recruteurs, 68 % répondent régulièrement à ces approches directes, et 96 % les apprécient.
Ils ont une relation ambivalente à l’IA
45 % des étudiants font confiance à l’IA pour leurs choix de métiers et 92 % l’utilisent pour améliorer leurs candidatures (CV, lettres de motivation, préparation d’entretiens). Mais 67 % des candidats à un premier poste ne sont pas à l’aise avec un processus automatisé par l’IA (tri de CV, entretiens automatisés, scoring).
36 % citent le manque d’affinité avec le recruteur comme facteur d’abandon de candidature.
« Dans un marché de l’emploi tendu, les jeunes diplômés confirment une ambition forte. Dès leur premier poste, fer de lance de leur carrière, ils cherchent avant tout à se développer professionnellement et personnellement. Et c’est paradoxalement avec un objectif d’employabilité à long terme qu’ils anticipent leurs évolutions de poste » indiquaitManuelle Malot, Directrice du NewGen Talent Centre de l’EDHEC Business School, lors de la parution de l’étude.
Dis-moi quel est ton profil, j’adapterai ma stratégie RH
L’étude identifie également trois profils aux attentes radicalement différentes :
Les universitaires, des Explorateurs pragmatiques. Ils ont une maturité professionnelle plus fragile, une moins grande habitude à mobiliser les réseaux pour se placer et un rapport utilitaire au premier emploi. La durée idéale de leur premier emploi ? Treize mois seulement ! Ils voient dans la rémunération un repère rassurant dans un environnement complexe.
Les managers, des Pilotes de carrière. 58 % voient le premier job comme un tremplin (vs 38 % chez les universitaires). Ils mobilisent intensivement leurs réseaux, évaluent l’entreprise comme un label d’employabilité. La durée idéale de leur premier emploi ? 18 mois.61 % priorisent l’apprentissage. Ils montrent un attachement plus fort au CDI (65 %) et ont une lecture fonctionnelle de l’entreprise, qu’ils voient comme un système de production de compétences. La durée idéale de leur premier emploi ? 18 mois également.