Baptisé Momentum 2030, le nouveau plan stratégique de l’Esdes entend capitaliser sur la singularité de son statut de grande école de commerce intégrée à l’Université Catholique de Lyon (UCLy) pour se propulser sur les cinq prochaines années.
Attardons-nous nous d’abord sur le choix du nom du nouveau plan stratégique de l’Esdes. « Un momentum, c’est un phénomène mécanique qui s’appuie sur de l’énergie existante pour créer de l’énergie supplémentaire et ainsi démultiplier l’effet énergétique. Avec Momentum 2030, l’Esdes n’entame pas une révolution mais une propulsion : elle s’appuie sur l’élan de son précédent plan pour bâtir un projet collectif, responsable et durable. Un bon plan stratégique, ce n’est pas une succession de buzz words, c’est un moyen de creuser son sillon et d’y semer de nouvelles graines à faire germer » affirme William Hurst, à la tête de l’école depuis septembre 2025.
Pour creuser ce sillon, le nouveau plan stratégique de l’Esdes entend poser des jalons, en se fixant à la fois des objectifs pour 2027 et 2030. « Un plan stratégique, c’est une cime. Et pour atteindre cette cime, il est essentiel d’avoir des bivouacs » précise-t-il.
Pluridisciplinaire, par nature
Premier axe pour atteindre cette cime : la pluridisciplinarité. Alors que de nombreux établissements misent sur l’hybridation ou l’interdisciplinarité, William Hurst insiste sur l’engagement de l’Esdes pour la pluridisciplinarité. « L’hybridation, c’est le mélange de deux espèces. L’interdisciplinarité c’est le dialogue entre deux disciplines. La pluridisciplinarité c’est une vision holistique de disciplines allant du management à la philosophie, en passant par le droit, les sciences politiques, l’ingénierie ou l’histoire. Et en la matière, l’Esdes a un gros avantage car elle appartient par nature à une université pluridisciplinaire. »
D’ici 2027, l’Esdes annonce ainsi mettre en place, dans tous ses programmes, des cours allant des humanités aux sciences, un DU pour chaque étudiant entre relations internationales, humanités ou ingénierie et consacrer 55 % de sa recherche aux enjeux transversaux de RSE et de durabilité. D’ici 2030, entend établir un semestre obligatoire au sein d’un autre pôle de l’UCLy pour tous les étudiants en premier cycle du PGE, un DU pour chaque étudiant du PGE et du Bachelor, et consacrer 65 % de sa production scientifique à la RSE et à la pluridisciplinarité.
Le nouveau plan stratégique de l’Esdes met le cap sur la formation continue
Côté programmes, l’Esdes mise là aussi sur la diversité, alliant formation initiale (portée par son PGE et son Bachelor) et formation continue. Elle annonce ainsi qu’à horizon 2027, toutes ses formations diplômantes seront reconnues par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. « Nous revendiquons notre statut de grande école appartenant à une université. Il est donc logique que notre ministère de référence soit celui-ci et non le ministère du Travail » insiste son directeur. L’école lancera en parallèle son Executive MBA pour accompagner les besoins de son territoire en matière d’accompagnement des cadres dans leur transformation managériale. Ses MSc passeront quant à eux sur deux ans, en s’enrichissant de deux nouvelles spécialisations. En 2030, l’école devrait disposer d’un portefeuille complet en formation continue (DBA, EMBA et certificats). Formation continue qui devrait représenter 20 % de ses effectifs.
« Avoir les pieds sur son territoire n’empêche en rien d’avoir des ambitions internationales ! »
Très attachée à son ancrage régional en AURA (elle est présente à Lyon et Annecy), l’Esdes l’affirme haut et fort : malgré la tendance, elle n’aura pas de campus à Paris, n’y voyant actuellement aucun avantage différenciant. Elle revendique en revanche un rayonnement à travers le monde. « Avoir les pieds sur son territoire n’empêche en rien d’avoir des ambitions internationales ! » rappelle William Hurst. De fait, l’école prévoit d’accueillir 22 % d’étudiants internationaux d’ici 2027 (vs 20 % aujourd’hui), de disposer de deux campus en propre en Région Auvergne-Rhône-Alpes et de quatre campus collaboratifs en France et à l’étranger (le premier ouvrira avec l’ESSCA au Maroc dès la rentrée 2026). Pour 2030, l’école ambitionne d’accueillir 30 % d’étudiants internationaux, d’avoir trois campus en propre sur le territoire naturel de l’UCLy (en se tournant plutôt vers le sud) et au moins cinq campus collaboratifs couvrant cinq continents (avec de belles perspectives de développement en Asie).
Un écosystème vertueux
Pour mener à bien ses ambitions, le nouveau plan stratégique de l’Esdes mise enfin sur le déploiement de son écosystème. « Un écosystème vivant ou expertises, parties prenantes engagées et territoires, se conjuguent pour créer de la valeur et de l’impact » rappelle l’école. A horizon 2027, elle devrait ainsi avoir mis en place un ancrage éducatif solide à travers des partenariats stratégiques avec les lycées catholiques en AURA (réaffirmant ainsi son engagement pour le continuum lycée / école). Une chaire en lien avec l’écosystème de santé devrait aussi être lancée. D’ici 2030, son réseau éducatif devrait s’élargir aux lycées catholiques en AURA et en PACA et sa recherche partenariale devrait être renforcée (avec au moins trois chaires, dont une dédiée aux ETI industrielles familiales, en toute logique eu égard au tissu économique local). Et ce en réaffirmant son engagement pour la formation professionnalisante, en prévoyant de maintenir 40 % d’apprentis dans le PGE et le Bachelor, malgré les remous actuels sur le sujet. Pourquoi ? « Parce que nous croyons résolument à l’apprentissage pour favoriser la diversité sociale. Mais aussi parce que l’apprentissage est le niveau ultime de la pédagogie active que nous revendiquons avec force. Ce maintien est donc en cohérence totale avec notre projet pédagogique » explique William Hurst.
Les objectifs chiffrés de l’Esdes pour 2030
3 000 étudiants et apprenants en formation continue
3 campus en France
Au moins 5 campus collaboratifs à l’international
81 professeurs permanents
3 accréditations internationales
Une reconnaissance internationale marquée par une place dans le Top 80 Master in Finance et le Top 100 Master in Finance du FT et dans le Top 100 Master in Management du QS.
« A l’Esdes, nous privilégions la qualité à la quantité. Notre ambition n’est pas de former plus, mais de former mieux : avec proximité et exigence pour accompagner la transformation de chaque étudiant en leader responsable ayant une vision pluridisciplinaire. Dans un environnement parfois perçu comme élitiste, nous revendiquons plus que jamais une vision humaniste et accessible du management : la transformation exigeante plus que la sélection a priori » conclut William Hurst
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