Rentrée 2026 : Mines Saint-Étienne veut peser davantage sur l’industrie et la santé du futur

Le modèle public-privé, ce n’est définitivement pas un gros mot pour Mines Saint-Etienne ! A la rentrée 2026, l’école d’ingénieurs accélère en effet sa transformation « afin d’amplifier sa contribution à la souveraineté de la France ». Ses principaux leviers d’action pour y parvenir : des partenariats plus étroits avec les entreprises, l’intensification de sa recherche et une formation encore plus réactive pour répondre aux besoins de l’industrie et de la santé du futur.

Une évolution franche donc, mais « qui ne remet pas en cause notre identité : Mines Saint-Étienne reste une école publique, pleinement attachée à sa mission de service public » insistait Jacques Fayolle, directeur de Mines Saint-Étienne, lors du point presse organisé par l’établissement fin août dernier.

Toujours plus proche des entreprises

Une évolution qui passe bien sûr par des relations plus étroites avec ses entreprises partenaires. Le Campus Région du numérique lancé en juillet 2026 à Charbonnières-les-Bains, en est une illustration. En appui sur DIWII (la plateforme d’innovation de Mines Saint-Étienne dédiée à l’industrie du futur), celui-ci englobe « un vaste programme de partenariats académique-industriel et a déjà mobilisé grands groupes, PME et start-up. Leur engagement, à hauteur de 700 000 € sur trois ans, soutient le déploiement d’innovations à impact sociétal » détaille l’école. Parallèlement, Mines Saint-Etienne annonce déployer Accès Campus, une nouvelle offre conçue pour rapprocher les entreprises de ses étudiants et ses activités, en leur permettant de valoriser leurs métiers et de rencontrer leurs futurs diplômés. Avec un premier partenaire de choix : Airbus !  

Contribuer à la souveraineté industrielle française : le mode d’emploi de Mines Saint-Etienne en 2026

Comme toute école d’ingénieurs qui se respecte, Mines Saint-Étienne entend « contribuer pleinement à la souveraineté industrielle, scientifique et technologique de la France » en intensifiant ses activités de recherche et innovation. Une ambition qui passe d’abord par de nouveaux équipements scientifiques de pointe : « microscope Auger pour l’analyse d’aciers dans le domaine nucléaire, moyens de caractérisation biologique pour les recherches sur l’influence du sommeil sur la santé du cerveau en ingénierie de la santé, nouveaux équipements en microélectronique de la salle blanche » liste l’école.

Dans cette dynamique, le Laboratoire Informatique et Mathématiques de Mines Saint-Etienne (LIMMSE) sera créé cet automne.  Il s’agit d’une unité de recherche visant à consolider l’expertise française dans des domaines essentiels (IA, modélisation mathématique, sciences de la décision).  Par ailleurs, fin 2026, TWIN (bâtiment et plateforme dédiés à l’industrie du futur), « offrira aux entreprises un environnement pour expérimenter de nouveaux procédés en fabrication additive, en automatisation et dans le numérique. L’objectif : faciliter leur déploiement dans les usines, raccourcir les délais de production, relocaliser certaines étapes de fabrication et réduire la dépendance à des technologies ou à des fournisseurs étrangers. »

Pour Mines Saint-Etienne, souveraineté et ouverture internationale vont de pair

Mais attention, Mines Saint-Etienne n’entend pas pour autant se couper de l’international, bien au contraire ! A titre d’exemple, l’école a signé cet été un partenariat avec l’Indian Institute of Technology de Madras « afin de favoriser l’accueil d’étudiants indiens en France et de développer les échanges académiques entre les deux établissements. Par ailleurs, des discussions actives sont en cours avec l’école des Mines de Hanoi (Hanoi University of Mining and Geology (HUMG) sur l’interaction entre IA et génie des procédés pour accélérer la décarbonation » explique-t-elle.

De nouvelles formations axées santé et industrie

Par ailleurs, l’école enrichit son offre de formation en réponse aux besoins des secteurs industriels et de la santé, qu’elle adresse avec force depuis plusieurs années. Parmi les nouveautés 2026 : le lancement de micro-certifications consacrées à la santé (qui « s’appuieront sur le programme de remise à niveau déjà proposé aux médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes ») et de deux formations d’ingénieur de spécialisation : 3i (sur l’intégration des innovations dans l’industrie), et TECTO (sur la transition écologique et climatique des territoires et des organisations). 2026 marque également la seconde rentrée du parcours diplômant en ingénierie et santé lancé avec la Faculté de médecine de l’Université Jean Monnet. « Un parcours avec une très forte sélectivité (moins d’un candidat sur dix admis), et une forte augmentation de la diversité de genre (plus de 60 % de femmes inscrites dans le cursus) » précise Jacques Fayolle.

Cette rentrée 2026 ouvre enfin un chantier à plus long terme pour Mines Saint-Etienne : celui de son Campus du Futur. Après une phase de conception lancée en septembre, les travaux devraient débuter en 2028 pour moderniser 25 000 m² du site historique et augmenter ses capacités d’accueil. Au programme : un GrandLab’ dédié à l’expérimentation, de nouveaux espaces de travail, de restauration et de vie étudiante, une meilleure accessibilité du site et une forte réduction de sa consommation d’énergie. A suivre.