Les Journées Nationales de l’Ingénieur 2026 débutent le 1er mars
Les Journées Nationales de l’Ingénieur 2026 débutent le 1er mars

Les Journées Nationales de l’Ingénieur 2026 débutent le 1er mars

Les Journées Nationales de l’Ingénieur (JNI) sont de retour ! L’édition 2026 se déroulera du 1er au 15 mars et sera placée sous le signe de l’innovation, de la durabilité et de l’impact. Aurélien Guez, président d’Ingénieurs Et Scientifiques de France (IESF) nous en dit plus.

Rappelez-nous la raison d’être des JNI.

Organisées sous le haut patronage du Président de la République et labellisées Année de l’Ingénierie, les Journées Nationales de l’Ingénieur (JNI) sont organisées par IESF. Elles ont pour objectif de mettre en lumière le rôle essentiel des ingénieurs et scientifiques dans la société. Une occasion privilégiée de rappeler que nos métiers, loin de se résumer à la technique, s’inscrivent au cœur des grandes transitions. Et une belle opportunité pour les futurs ingénieurs d’exprimer leurs motivations et leurs attentes, dans une dynamique intergénérationnelle, porteuse de sens et de valeur. 

Quelques chiffres clés sur l’édition 2026 ?

A ce jour, 110 évènements sont labellisés et nous espérons dépasser les chiffres de l’édition 2025. L’année dernière, 30 000 personnes s’étaient réunies autour de 172 évènements labellisés, organisés par les antennes régionales d’IESF, mais aussi par des écoles d’ingénieurs, des entreprises et des associations professionnelles ou d’alumni. Ces chiffres sont une grande fierté pour nous et nous sommes heureux que les JNI soient devenues un événement attendu et fédérateur, à l’image d’autres journées nationales. Je précise d’ailleurs que la période de labellisation est ouverte jusque début mars : nos antennes régionales attendent vos projets !

Ces JNI sont aussi l’occasion de parler de l’industrie autrement. Un secteur dont l’attractivité a diminué de six points en deux ans selon la dernière enquête de l’Observatoire IESF, au profit des cabinets d’audit et de conseil. Que vous inspire ce chiffre ?

Aurélien Guez, Président d’IESF

On pourrait dire que je suis mal placé pour le commenter car j’ai moi-même choisi de débuter ma carrière dans le conseil ! Mais pas par désintérêt pour l’industrie, bien au contraire. En effet, j’ai vécu cette expérience comme un troisième cycle, un moyen d’approfondir mes connaissances et compétences en matière de RSE, de me confronter à une grande diversité de clients et de pratiques, et ainsi de pouvoir envisager avec plus d’expertise et de sérénité mon projet entrepreneurial autour de l’industrie responsable.

IESF suit bien sûr le sujet de l’industrie de près et ce chiffre issu de notre dernière enquête est un signal d’alerte. Pour autant, il ne traduit pas un rejet de l’ingénierie industrielle. Il atteste plutôt d’un décalage entre les attentes des jeunes ingénieurs qui cherchent de l’impact, du sens et de la cohérence, et la perception qu’ils ont de l’industrie. Alors même que l’industrie est précisément LE lieu où on peut se positionner au cœur des transitions. Les Journées Usines ouvertes qui auront lieu les 20 et 21 mars prochains vont d’ailleurs en ce sens. Elles ont en effet pour objectif de réinscrire nos usines dans les enjeux de leurs territoires et de les réaffirmer comme de vrais lieux d’innovations et d’emplois. Une preuve parmi tant d’autres que nous nous mobilisons collectivement pour l’industrie.

Justement, en tant que nouveau (et jeune !) président d’IESF, quel rapport d’étonnement dressez-vous quelques mois après votre nomination ?

Avant d’en devenir le président, j’y ai été bénévole et administrateur. J’ai notamment participé à l’organisation de la Convention scientifique étudiante sur l’hydrogène en 2024 et 2025, dont les recommandations (synthétisant les priorités du secteur évaluées par des experts) ont été transmises au ministre de l’époque et ont reçu des retours très positifs. Une expérience qui m’a permis de réaliser comment IESF pouvait s’illustrer comme un catalyseur d’idées, de débats et de mobilisation de notre communauté sur des sujets scientifiques majeurs. J’espère que nous allons aller plus loin dans cette dynamique collective.

Votre message à la communauté des ingénieurs et scientifiques de France à quelques jours des JNI 2026 ?

Nous traversons une période assez incertaine. Cela peut paraitre déstabilisant bien sûr, mais c’est en réalité dans ces moments-là que l’industrie s’avère indispensable. Les ingénieurs et scientifiques n’ont jamais été aussi attendus que maintenant. Certes, il y a encore beaucoup à faire et nous n’avons pas toutes les solutions. Mais nous avons une méthode, une éthique et la capacité à agir collectivement. A nous, de prendre la parole, d’être au rendez-vous des grandes transitions avec sens, responsabilités et impact.