Le padel sur les campus
Jules

Padel, les campus prennent la balle au rebond

Ni tout à fait tennis, ni vraiment squash, le padel s’impose sur les terrains… et dans les emplois du temps étudiants. Accessible, fun et convivial, il séduit aussi bien les débutants que les anciens accros au tennis. Maxime et Jules, 22 et 18 ans, ont tous deux chopé le virus. Et ils ne sont pas près de lâcher leur raquette.

Ce n’est pas une mode. C’est un raz-de-marée. Le padel s’invite dans les clubs, les facs, les écoles de commerce et dans les plannings d’étudiants à la recherche d’un sport qui défoule sans trop de formalités. « J’ai découvert le padel pendant un job étudiant, il y avait des terrains juste à côté. J’ai testé par curiosité, et maintenant, je joue trois à quatre fois par semaine » explique Maxime, étudiant en master d’ingénierie mathématique à l’Université Côte d’Azur. Avant ça, il n’avait jamais touché une balle de tennis. Pas grave : « c’est hyper intuitif ! » Même enthousiasme du côté de Jules, étudiant à l’ESSCA Aix et tennisman aguerri (classé 5/6). « Dès que mon club a monté un terrain, j’ai voulu essayer et j’y ai pris goût direct. Et depuis que je suis à l’école, j’ai même créé un club de padel en lien avec le BDS. On a lancé un tournoi dans l’école avec plus de 24 joueurs, et un groupe WhatsApp qui compte plus de 50 membres. »

Le padel : accessible, convivial… et addictif

Mais pourquoi le padel a-t-il un succès aussi fulgurant ? La réponse tient en quelques mots : c’est rapide à prendre en main, ultra ludique, et surtout, ça se joue à quatre. « Ça change tout » souligne Maxime. « On partage plus, c’est plus convivial que le tennis. Et le côté dynamique, avec les phases de jeu qui s’enchaînent, c’est super kiffant. On peut même inventer ses coups, c’est très créatif. » Même son de cloche chez Jules. « En quatre heures de padel, tu peux déjà jouer à un niveau loisir, c’est ça qui plaît. Tu progresses vite, tu t’amuses tout de suite. » Et contrairement à d’autres sports qui demandent un gros engagement physique ou une technique béton, ici, chacun peut trouver sa place. « Tout le monde peut y arriver, avec ses points forts et ses faiblesses. » Mais attention, qui dit accessible ne veut pas dire sans exigences. Maxime a quelques conseils en réserve. « Il faut un bon équipement, de bonnes chaussures surtout. Mieux vaut aussi éviter de se précipiter ou de frapper trop fort. Le plus important, c’est d’apprendre à prendre son temps. » Jules, ajoute une règle d’or : « Jouer pour l’équipe plutôt que pour soi est essentiel, car seule une vraie coordination dans les déplacements, la communication et la stratégie permet de couvrir le terrain efficacement, de créer des opportunités et de résister à la pression adverse. »

Un bol d’air entre deux cours

Si le padel cartonne chez les étudiants, c’est aussi parce qu’il colle bien à leur quotidien. « À Nice, on a des terrains pas chers via la fac, et même des cours gratuits. J’arrive à caler des sessions de 1h30 le midi ou le week-end. Ça me fait sortir la tête des maths » explique Maxime. Jules, de son côté, privilégie le week-end et le jeudi après-midi, entre deux séances de révisions. « Je ne veux pas que ça me fasse louper mon année. C’est vite addictif. » De là à tenter des compétitions ? Maxime joue en mixte avec sa copine – étudiante elle aussi – sur des tournois P25 ou P100, et vise bientôt le P250. Jules, lui, reste sur du loisir, mais prévoit de tenter l’aventure compétitive en P250 et P500 cet été. « On peut toujours progresser. Et franchement, c’est le sport parfait pour souffler et se challenger. »

Le padel en 1 min chrono

Né au Mexique dans les années 70, le padel est un sport de raquette qui se joue exclusivement en double, sur un terrain plus petit que celui du tennis, entouré de parois vitrées (qui font partie intégrante du jeu). La balle est semblable à celle du tennis, mais la raquette est pleine et sans cordes. Le service se fait à la cuillère, et les échanges sont plus longs et plus rythmés. Facile à prendre en main, le padel est aussi le sport de raquette qui connaît la plus forte croissance en France. Sous l’égide de la Fédération Française de Tennis, il compte aujourd’hui plus de 500 000 pratiquants réguliers et 4 000 terrains répartis dans tout le pays. Ludique, inclusif, dynamique : un sport taillé pour les jeunes… et pour durer.