Les investissements des fonds internationaux de Private Equity en Afrique ont atteint 8,5 milliards de dollars en 2014, rattrapant ainsi le niveau record de 2007¹. Un engouement que ni la chute des cours de matières premières, ni les attentats de Boko Haram ne semblent éroder.

L’équipe Entrepreneurs d’Afrique lors du tournage sur Bellange, la marque de prêt-à-porter afro-ethnique

L’équipe Entrepreneurs d’Afrique lors du tournage sur Bellange, la marque de prêt-à-porter afro-ethnique

Il y a dix ans, The Economist publiait un numéro sur l’Afrique titré « the hopeless continent ». L’année dernière, le même journal affichait « Africa rising » en couverture. Et l’actualité nous le rappelle chaque jour : première alternance démocratique au Nigeria, soulèvement pacifique au Burkina, croissance économique soutenue… Le continent sort de la tombe qu’on lui avait creusée. Avec une croissance de 5,2 % en 2014², l’Afrique sub-saharienne attire plus que jamais les investisseurs.
En témoigne la récente levée de fond record (990 millions d’€) du capital-investisseur Abraaj. Le 12 avril, le groupe a annoncé le closing de son fond Abraaj Africa fund III destiné à l’Afrique sub-saharienne. Fin mars, Development Partners International (DPI) levait 725 millions d’€ pour son deuxième fond panafricain. En janvier, Helios Investment Partners récoltait plus d’un milliard de dollars pour son nouveau fond.
Dans une étude E&Y qui mesure l’attractivité des régions pour les investissements, l’Afrique est ainsi passée de la 8e place en 2011 à la 2e place en 2014. Mais si les flux d’investissements directs étrangers (IDE) ont été multipliés par trois en Afrique sub-saharienne sur la période 2003 – 2013, ils restent 10 fois inférieurs aux le Commerce et le Développement).
Pourtant, les opportunités sont immenses. La Banque Mondiale évalue les besoins en investissements dans les infrastructures à 100 milliards de dollars par an pendant 10 ans et les débouchés commerciaux sont toujours plus nombreux. En témoigne l’émergence soutenue d’une classe moyenne (revenus entre 2 et 20 dollars par jour), tout particulièrement en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Ghana, au Nigéria, au Cameroun, au Gabon, au Congo, ou encore en Angola.
Enfin, la croissance démographique africaine – 2 milliards d’habitants d’ici 2050 – fera du continent le plus gros réservoir de main d’oeuvre au monde. Ces tendances démographiques ouvrent des perspectives d’investissement dans des domaines autres que les ressources naturelles, et les investisseurs en capital investissement pourraient facilement exploiter cet immense marché de biens et services de consommation. La Commission Économique pour l’Afrique des Nations Unies soulignait ainsi lors du lors Neuvième Forum pour le Développement du 16 octobre 2014 que « l’Afrique est sous le feu des projecteurs et offre de formidables opportunités aux investisseurs… »

 

Entrepreneurs d’Afrique est une association qui vise à promouvoir l’Afrique qui réussit.
Fondée par 4 étudiants passionnés d’Afrique (HEC Paris et écoles de journalisme), l’association a pour objectif d’aller à la rencontre des entrepreneurs qui construisent l’Afrique de demain. Les parcours et les startups de ces entrepreneurs audacieux seront présentés au fil d’une web série (5 mn / épisode). L’aventure, qui a commencé avec des portraits d’entrepreneurs africains à Paris, va se poursuivre pendant un an au quatre coins du continent africain.

 

1. Source : rapport du 2 mars 2015 de l’association africaine de private equity : African Private Equity Venture Capital Association/AVCA
2. Source : Banque Mondiale

 

Contact :
Robert Le Breton et Charles Bouessel pour Entrepreneurs d’Afrique
http://entrepreneursdafrique.com
info@entrepreneursdafrique.com
06.65.05.15.68