A la pointe de l’innovation dans son domaine, Vossloh Cogifer est en passe d’en devenir le leader mondial et recrute des gens prêts à partager cette grande aventure internationale. Rencontre avec un passionné passionnant, son PDG, Yves Antonini (ENSTA 77).

Yves Antonini, (ENSTA 77), PDG de Vossloh Cogifer

Yves Antonini, (ENSTA 77), PDG de Vossloh Cogifer

Spécialiste des appareils de voie, des produits et systèmes de signalisation et de sécurité, Vossloh Cogifer dispose de plus d’un siècle d’expérience et de 29 filiales dans le monde. Réputé pour votre R&D, pouvez-vous nous dire pourquoi cette dimension de l’innovation est aujourd’hui si importante ?
Peu de gens le savent, mais l’infrastructure ferroviaire utilise les technologies les plus modernes : calcul, simulation, impression 3D, électronique… Le train a beaucoup évolué et tout ce qui va avec a dû suivre, ou plutôt : précéder ! Rouler à 560 km/h, supporter sur chaque essieu 42t là où on ne dépassait pas les 25, fonctionner par – 50°C ou, au contraire, par + 70 avec une fiabilité de 100 % (pas 99, attention : 100 ! aucun droit à l’erreur), tout cela vous contraint à innover, domaine où nous excellons. Nous venons encore d’ouvrir un grand centre de R&D près de Strasbourg et recherchons en conséquence de nouveaux talents pour nous prêter main forte.

 

« Nos technologies, notre expertise et nos équipes sont au service de nos clients partout dans le monde »

Issu de l’ENSTA, vous avez eu un parcours très international. Pouvez-vous nous dire en quoi, cette riche expérience a influencé votre conception du management ?
Dès l’ENSTA, j’ai en effet effectué mes stages à l’étranger où j’ai ensuite passé la moitié de ma vie. 1er poste en Afrique, second au Moyen-Orient, puis l’Amérique latine, un peu d’Europe, le Portugal plusieurs années, l’Amérique de nouveau, l’Asie, l’Allemagne et enfin la France d’où je rayonne un peu partout puisque nous exportons 85 à 90 % de notre production et avons 40 usines réparties dans le monde. Le fait d’avoir partagé des moments économiques forts (décollage mais aussi crise) dans divers pays : Brésil, Chine, Russie, etc. apporte une vue d’ensemble, permettant de réfléchir plus vite ; écoute beaucoup plus, à l’étranger), utile pour reconnaître la compétence et former des équipes. Enfin et surtout, l’expatriation, que je conseille vivement à tous les jeunes ingénieurs, apprend à devenir autonome.

 

Quels sont les métiers à l’oeuvre dans l’entreprise et quels profils recherchez-vous ?
Nous touchons à toutes les technologies et sommes donc intéressés par tous les profils d’ingénieurs, mais pas que… Commerce, marketing, finance, etc. nous recrutons partout, à tous niveaux de poste, sans condition de sexe ni d’âge ! Le secteur est, mondialement, en pleine croissance et nous croissons plus rapidement encore. Vous êtes prêts à vous investir, changer de métier ou de pays et, surtout, êtes ouverts sur le monde ? Soyez les bienvenus. Sachant que, par nature, nous vous ferons confiance d’emblée ; vous aurez donc des responsabilités de bonne heure et pourrez faire vos preuves. De plus, avec 2 550 collaborateurs (pour un CA de 461 millions d’euros en 2013), nous sommes dans la taille idéale, avec très peu d’échelons entre le terrain et la direction, beaucoup d’échanges et de multiples opportunités pour évoluer entre différentes usines, siège et, plus tard, postes stratégiques de direction.

 

Quels souvenirs gardez-vous de l’ENSTA et qu’est-ce qui, selon vous, fait la force de cette école ?
Je réalise en vous parlant que tout ce que je viens d’énoncer sur notre entreprise était contenu en germe à l’ENSTA, ce qui, pour l’époque, était plutôt rare : on vous apprenait à travailler vite, l’école était très ouverte sur le monde (accueillant déjà des étudiants étrangers : il y a 40 ans !), attachait une grande importance à la communication, mêlait privé et public, était multidisciplinaire et insistait sur l’innovation ! Pas mal…

 

JB

 

Contact :
yves.antonini@vossloh-cogifer.com et eric.guillotin@vossloh-cogifer.com