Cergy, le 7 Décembre – En 2002, l’ESSEC Business School s’est engagée dans la lutte en faveur de l’égalité des chances dans l’accès à l’enseignement supérieur, en créant le programme « Une grande école : pourquoi pas moi ? » (PQPM). Encourager les jeunes issus de milieux populaires à aller au plus loin de leurs envies et de leurs capacités, grâce à des séances de tutorat avec des étudiants du programme Grande Ecole de l’ESSEC : voilà le pari que s’est lancé l’ESSEC. 10 ans plus tard, plus de 500 lycéens ont participé au programme, 450 étudiants se sont engagés en tant que tuteurs et 10 établissements scolaires se sont associés avec l’ESSEC pour mettre en place le dispositif.

« Après 10 ans, il était indispensable de faire le bilan des actions menées pour rendre compte de leur impact et de leur résultat. A cette occasion et à l’heure où les pouvoirs publics s’interrogent sur l’efficacité et l’efficience des cordées de la réussite dont bon nombre ont repris les fondements de PQPM, deux études ont été réalisées pour apporter des réponses, mesurer l’impact du programme sur les tuteurs et tutorés et son « empreinte sociale ». », remarque Chantal Dardelet, Directrice exécutive de l’Institut de l’Innovation et de l’Entrepreneuriat Social (ESSEC IIES) et Responsable du Pôle Egalité des chances de l’ESSEC.

Kévin André, ingénieur de recherche de ESSEC IIES a ainsi étudié l’impact du programme sur les tutorés et les tuteurs à partir d’un suivi longitudinal des bénéficiaires. Par ailleurs, pour évaluer les impacts sur toutes les parties prenantes, l’équipe ESSEC a mené conjointement avec Accenture une étude visant à mesurer « l’empreinte sociale » du programme Une grande école : pourquoi pas moi ?, en s’appuyant sur l’approche de Social Return on Investment (le SROI).

« Une grande école : pourquoi pas moi ? » permet de rétablir une certaine égalité des chances dans l’accès à l’enseignement supérieur

L’étude menée par Kevin André, permet de montrer qu’après le bac, les étudiants PQPM osent les filières sélectives, notamment les CPGE. En effet parmi les bacheliers généraux avec mention, les étudiants PQPM sont aussi nombreux (45 %) à entrer en CPGE que les enfants de cadres du panel 19951 (42 %) avec un bon équilibre entre les filles et les garçons. Quatre ans après le baccalauréat, les étudiants PQPM sont deux fois plus à réussir les concours sélectifs que les étudiants du groupe témoin1 (45 % vs 22 %) et deux fois plus à obtenir un diplôme2 de niveau Bac+5 (77% vs 35%). Les étudiants passés par le programme Une grande école : pourquoi pas moi ? s’insèrent parfaitement dans le monde du travail puisqu’ils mettent environ un mois pour trouver du travail et que 79% d’entre eux sont actifs en moins de 2 mois (ce qui est comparable à l’ensemble des diplômés d’une grande école – 83%3).

Les étudiants tuteurs ESSEC ont développé des compétences managériales supplémentaires

En interrogeant les étudiants tuteurs de l’ESSEC, la première étude a permis de montrer que 68% d’entre eux se déclarent plus aptes à capitaliser et à transmettre leur expérience (contre 40% des diplômes ESSEC dans leur ensemble). Ils se sentent mieux armés pour développer les compétences de leurs collaborateurs (53% contre 33%) et ont développé davantage des qualités de communication et d’écoute (76% contre 57%). Le tutorat développe en fait l’empathie des étudiants, c’est-à-dire leur capacité à la fois à se mettre à la place d’autrui et à être sensible aux difficultés rencontrées par les autres. Une fois diplômés, les étudiants-tuteurs s’engagent même davantage dans des actions solidaires alors que, avant de commencer le tutorat, ils s’étaient moins investis dans ce genre d’actions que la moyenne des étudiants de leur promotion.

« Grace à cette étude nous voyons que le tutorat étudiant est une modalité efficace et que notre programme est donc un dispositif gagnant-gagnant où tuteurs et tutorés se développent au contact les uns des autres », conclut Kévin André, ingénieur de recherche de l’ESSEC IIES.

La portée du programme va bien au-delà des tuteurs et tutorés L’étude menée par Accenture a permis de montrer que les anciens lycéens sont fortement impactés par le programme et bénéficient de près de 80% de valeur sociale créée. Cette portée va bien au-delà des lycéens puisque le programme touche en réalité l’ensemble de l’écosystème des jeunes tutorés et des parties prenantes impliquées directement ou indirectement dans l’action d’accompagnement. Pour un euro versé, près de deux euros complémentaires sont levés auprès des partenaires, et neuf euros de valeur sociale sont créés.

Les entreprises partenaires, qui apportent leurs propres compétences, un accompagnement et/ou des capitaux, tirent elles aussi certains bénéfices de leur implication. « Forte de l’engagement de ses 770 collaborateurs volontaires dont 140 parrains, la Fondation Deloitte pour l’éducation et le développement solidaire a accompagné plus de 150 filleuls sur cette année 2012. C’est en travaillant main dans la main et depuis de nombreuses années avec l’ESSEC que nous souhaitons poursuivre ensemble et élargir encore dans ce sens nos initiatives. » déclare Alain Pons, Président de la Direction Générale de Deloitte France.

Du programme Une grande école : pourquoi pas moi ? est né le pôle Egalité des chances de l’ESSEC qui est aujourd’hui un centre d’expertise reconnu tant par les Pouvoirs Publics que par les praticiens. Une équipe de huit personnes est engagée au quotidien auprès des jeunes, de leurs familles, des établissements scolaires et de l’ensemble des parties prenantes. Le pôle fait vivre différents dispositifs, tous issus de l’expérience de Pourquoi pas moi ? qui, à partir d’une même vision de l’égalité des chances, accompagnent un nombre important de jeunes dont les talents sont moins spontanément reconnus et révélés que d’autres, dans notre société, ce qui constitue à la fois une injustice et un gâchis.

 

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